PIOLLE VA MÊME URBANISER LE STADE LESDIGUIÈRES

La délibération aurait été adoptée dans l'indifférence générale si Alain Carignon n'était pas intervenu au Conseil Métropolitain : Nicolas Beron-Perez, le communiste tartuffe, primo dépendant de Piolle, élu grenoblois au logement, rapportait sagement des décisions qui accélèrent la création d'ilots de chaleur dans Grenoble. 

SEUL LE GROUPE D'OPPOSITION L'A REFUSÉ

En vertu du programme local de l'habitat qu'il a fait adopter- à noter que seul le groupe d'opposition a refusé de l'approuver, Emilie Chalas et ses amis votant pour- même l'enceinte du vénérable stade Lesdiguières va être urbanisée. Des foyers de la résidence sociale de l'ADOMA précédemment implantés au Village Olympique vont être construits sur cet espace. 

LE CNRS A PLACÉ GRENOBLE 1ÈRE VILLE POUR LES ILÔTS DE CHALEUR

Ainsi, malgré l'alerte du CNRS qui a classé Grenoble première des grandes villes pour la création d'ilots de chaleur, la municipalité poursuit la bétonisation à marche forcée. Le cours de la Libération est particulièrement visé puisque tous les espaces de respiration publics ou privés doivent disparaitre. 

LE COURS DE LA LIBÉRATION VA DEVENIR UNE AVENUE CANYON 

Pierre-André Juven, l'Adjoint (Verts/LFI) sociologue qui était chargé de l'urbanisme, avait publiquement annoncé que le cours de la Libération serait bordé d'immeubles de 7/8 étages, devenant une sorte "d'avenue canyon". Les jardins attenants aux ex-garages Galtier ont déjà disparu, d'autres à l'angle Libération /Baudelaire et au 107 sont attaqués. Rue Vaujany, un espace vert est en train d'être bétonné.  

ÉGLISE ST JACQUES : L'INCENDIE  CRIMINEL PERMET D'URBANISER

Mais la même délibération portée par le même Nicolas Beron-Perez, chargé du logement, autorisait l'urbanisation de l'espace libéré par l'église St Jacques, rue de Chamrousse, victime d'un incendie criminel de l'extrême gauche. Il n'y aura plus de trace de cette paroisse dans cet espace, même la cure, bâtiment original, va être rasée alors qu'elle logeait aussi des étudiants. Piolle ne laisse aucune chance à la possibilité de respirer dans la ville. Il suffit d'observer l'image de la densité pour comprendre combien ces constructions supplémentaires vont contribuer à rendre le quartier étouffant. 

PRESQU'ILE : LA CHASSE AUX ESPACES DE RESPIRATION 

Même punition sur la Presqu'ile déjà hyper densifiée par le nouveau quartier. Il demeurait un espace arboré à l'angle de la rue Durant-Savoyat et de l'avenue des Martyrs. Il a été sacrifié et l'Adoma y construit des logements aussi. Ils seront bordés par les bruyantes voies de chemin de fer et leurs fenêtres au niveau du pont automobile sur les voies ! Tout ceci est décidé dans le cadre du "programme local de l'habitat". Il s'agit bien d'une politique qui fait fi du défi du réchauffement climatique et de ses répercussions à Grenoble, particulièrement exposée du fait de sa situation de cuvette. En réalité, c'est un crime contre les générations futures. 

LE PRÉCÉDENT DU STADE ARGOUGES, AV DE WASHINGTON, AMPUTÉ

Aucun espace n'échappe à la voracité municipale. Si le sacrifice du stade Lesdiguières soulève le coeur de nombreux grenoblois, car il s'agit d'un lieu emblématique de la ville, cette politique se reproduit dans tous les quartiers. Au bout de l'avenue de Washington par exemple, dans le quartier Abbaye-Châtelet, le site du stade Argouges a été bétonné lui aussi. Eric Piolle a autorisé la construction de HLM à Actis qu'il présidait, dans un quartier déjà très marqué socialement. La partie "accession à la propriété" n'a pas pu se vendre malgré des prix au M2 très bas. C'est dire si cette urbanisation intensive répond aux attentes de la population ! 

Où que l'on se tourne on ne voit pas l'intérêt d'une telle obstination. Sinon de vouloir créer des Bantoustans électoraux au détriment des victimes.

ILS "ACTUALISENT" LE RECENSEMENT DU PATRIMOINE VÉGÉTAL

Rappelons que les "enfumeurs" en chef ont fait voter au Conseil Municipal en novembre 2021  une étude pour... "actualiser le recensement du patrimoine végétal et paysager de la ville". Pierre-André Juven était à la manoeuvre. Ainsi, après avoir détruit tout ce qu'ils pouvaient, ils vont "recenser" ce qui demeure. Et le sauvegarder ? 

L'URBANISATION DU STADE LESDIGUIÈRES EST UN EMBLÈME

Leur cynisme est absolu, sans limites, et les Grenoblois qui ne suivent pas les dossiers ne peuvent pas imaginer à quel point leurs politiques sont camouflées derrière des déclarations à l'opposé de leurs actes. Mais les Grenoblois en mesurent de plus en plus les conséquences concrètes. La densification du site du stade Lesdiguières est un emblème de cette folie et permet de l'éclairer dans sa globalité. 

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