NOUVEL INCENDIE D’UN SQUAT À GRENOBLE

Un nouvel incendie s'est déclaré dans un squat à Grenoble hier. Malgré les alertes des riverains depuis des mois.

UNE MAISON SQUATTÉE DEPUIS PLUS D'UN AN

Depuis plus d'un an, environ 40 personnes de la communauté roms squattaient une maison abandonnée route de Lyon, à l'entrée de Grenoble. Les riverains avaient sollicité la ville et, excédés par l'absence de réponse, ils sont intervenus dans le Dauphiné Libéré en octobre dernier. Ils dénonçaient alors les nuisances des occupants, qui ont créé une véritable décharge sauvage sur le terrain en jetant leurs déchets. Résultat : des odeurs insupportables et une recrudescence des rats.

La maison squattée, route de Lyon. Capture d'écran Google Maps.

UN ENFANT GRAVEMENT BRÛLÉ

L'absence de volonté politique de la Municipalité de s'attaquer au sujet des squats se paye cher. Hier en début d'après-midi, un incendie s'est déclaré dans la maison. L'origine du feu vient à priori de l'explosion accidentelle d'une bouteille de gaz. Une vingtaine de personnes étaient présentes. Un enfant de 12 ans a été grièvement blessé, brûlé sur 25% du corps. Une femme enceinte a également été admise au CHU pour avoir inhalé de la fumée. D'autres occupants ont été plus légèrement touchés.

DÉJÀ DES INCENDIES DE SQUAT IL Y A UN AN ET DEUX ANS

Ce nouvel incendie n'est pas sans rappeler celui de novembre 2021. Un autre squat illégal rue des Alliés avait brûlé et généré un impressionnant nuage de fumée. Et ce à cause d'un vrai système mafieux de racket : le cabanon d'une famille qui ne voulait pas payer sa "location" du terrain avait été incendié et s'était propagé. Le bâtiment de l'usine Richardson voisine avait été détruit par les flammes. Cette catastrophe sur un terrain municipal a un coût avéré pour les finances de la ville déjà mals en point, entre le contentieux avec Richardson qui met en cause la responsabilité municipale pour n'avoir pas agi sur sa propre propriété, et les coûts de gardiennage du terrain après l'incendie. En 2020 également, un local municipal rue des trembles, où logeaient une soixantaine de migrants, avaient été incendié. Les occupants avaient heureusement pu sortir à temps. 3 incendies en moins de 3 ans : ça commence à faire beaucoup.

L'impressionnant nuage de fumée au-dessus de Grenoble après l'incendie du squat en novembre 2021.

GRENOBLE CAPITALE DES SQUATS

On retrouve de nombreux autres squats et campements similaires à Grenoble. Villa Kaminsky, où l'ultra gauche a saccagé une bâtisse classée patrimoine remarquable. Rue d'Alembert, où cette même ultra gauche multiplie nuisances sonores et tags quant ce n'est pas carrément des menaces de mort à une riveraine. À Diderot, où les riverains sont incommodés par les nuisances depuis des années. Parc de l'Alliance, où des occupants se sont installés deux années de suite. Dans les campements, on retrouve souvent les mêmes systèmes mafieux de racket à l'oeuvre, qui se cumulent à des conditions de vie d'une insalubrité avérée. Sans que cela ne fasse ciller la Municipalité "humaniste" d'Eric Piolle, qui se contente de renvoyer la balle à l'Etat. Malgré que la plupart de ces squats soient installés sur des terrains propriété de la ville.

Le squat à Diderot, sous les fenêtres des habitants excédés par les nuisances depuis des années. Sans que la Municipalité n'y fasse rien.

ERIC PIOLLE CONFOND HUMANISME ET CYNISME

Après ce nouvel incendie, la question de la responsabilité d'Eric Piolle se pose plus que jamais. Les propos d'Alain Carignon, Président du Groupe d'Opposition, lors du conseil municipal de septembre sont plus que jamais d'actualité. La majorité godillot, fanatisée, s'achète une conscience en créant les conditions d'un appel d'air massif à toutes les migrations. Elle taxe de racisme tous ceux qui s'opposent à cette méthode. Pourtant, derrière les accusations visant à disqualifier pour ne pas ouvrir le débat, la réalité est là : Grenoble compte environ 15 squats et campements. Ce n'est pas faire un cadeau à ceux qui y vivent que de faire croire monts et merveilles pour être incapable de les loger décemment ensuite. Cette hypocrisie est d'autant plus insupportable qu'il existe des logements vides, mobilisables, pour éviter toutes ces personnes à la rue. Mais il faudrait pour cela que la Municipalité arrête les discours, les invectives indignes des autres partenaires institutionnels, et se mette enfin au travail. Malheureusement, l'humanisme semble n'être qu'un élément de langage pour ces élus qui brillent plutôt par leur instrumentalisation cynique de la misère humaine à des fins politiques.

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