7x PLUS D’ACCIDENTS AVEC LES TROTTINETTES ET VÉLOS EN LIBRE-SERVICE

jdd trottinettes accidents

Une étude parue hier dans le Journal du Dimanche confirme des chiffres alarmants sur les accidents avec les vélos et trottinettes en libre-service.

7.3 FOIS PLUS D'ACCIDENTS

Pour confirmer ce qu'il voit sur le terrain, un médecin urgentiste a conduit une étude à partir des statistiques d'accidentologie de la ville de Lyon. Verdict : 7.3 fois plus d'accidents depuis la mise en place des trottinettes et vélos en libre-service dans la ville. L'étude explique ainsi que « cet accès presque libre, l’insuffisance de maîtrise de l’engin, le non-respect des règles de la circulation et l’utilisation rare de moyens de protection adaptés ont contribué à augmenter le nombre des victimes ».

LA SÉCURITÉ ROUTIERE CONFIRME LA TENDANCE

Cette explosion des accidents ne se limite évidemment pas à la ville de Lyon. On la constate partout en France, et notamment à Grenoble, où il suffit de discuter avec les services d'urgences du CHU pour constater une recrudescence des patients admis à cause d'accidents sur des engins en libre-service. Les chiffres de la sécurité routière confirment cette tendance : on passe en France de 7 morts et 4419 blessés en 2019 à 24 morts et 11 256 blessés en 2021 !

Il suffit de taper "accident trottinette" dans un moteur de recherche pour constater un nombre ahurissant de faits divers.

DES VILLES REFUSENT LEUR INSTALLATION

Conscients du problème, de nombreux Maires de tous bords politiques ont refusé leur installation. C'est le cas de Toulouse (LR), Nice (Horizons), mais aussi de Nancy et Montpellier (PS). Le Maire de Montpellier explique d'ailleurs au JDD à propos des Maires qui ont accepté les trottinettes en libre-service que « aujourd’hui, certains me disent qu’ils voudraient revenir en arrière. »

À GRENOBLE, ON S'EN FÉLICITE

À Grenoble, pendant ce temps, la nomenklatura locale se félicite du libre-service. Eric Piolle, Yann Mongaburu (alors Président du SMMAG), Christophe Ferrari inauguraient en grande pompe ce dispositif en 2020. Ils expliquaient alors vouloir éviter un "usage dangereux", et élaborer une "charte des bonnes pratiques". On voit à quel point ça  a fonctionné, en l'absence de contrôle.

Une mobilité "douce"... sauf pour ceux qui finissent aux urgences

UNE MULTIPLICATION ABUSIVE DES PLACES

En 2022, le service grenoblois a été attribué à un nouvel opérateur : DOTT. Le nombre d'emplacements des vélos et trottinettes a été multiplié par deux, tout comme la flotte de véhicules. L'objectif est alors d'atteindre 2100 trottinettes et 2100 VAE. Charge aux communes de déterminer les places allouées. À Grenoble, évidemment, le système Piolle a imposé de nouvelles places sans consulter personne. Des places de stationnement pour voitures ont ainsi été supprimées, et des places pour véhicules en libre-service créées là où il n'y a aucun besoin. 

Le courrier de l'Union de Quartier Foch Aigle Libération contre la création d'une énième place sans concertation pour les trottinettes. Eric Piolle n'a jamais répondu.

LES ACCIDENTS SE MULTIPLIENT

Conséquence de la multiplication de la flotte de trottinettes : les accidents se multiplient. Les piétons, qui représentent près d'un déplacement sur deux à Grenoble, sont mis en danger. Il y a un an, une dame âgée de 70 ans était décédée après avoir été percutée par un individu à trottinette. Dans tous les quartiers, la gronde se fait entendre contre le comportement de nombreux usagers qui ne respectent pas les règles et roulent sur les trottoirs. Certains secteurs sont particulièrement soumis à ce problème, comme les boulevards ou le cours.

Les dealers ont également fait de ces véhicules leur outil de prédilection. Ici au lys rouge.

AUCUNE VOLONTÉ DE MIEUX CONTRÔLER

Dans les réunions de quartier, les habitants ne se privent pas de le signaler aux élus. Ces derniers, notamment l'adjoint aux espaces publics Gilles Namur, n'ont pas assez de mots pour expliquer qu'ils ont conscience du problème. Sauf qu'ils ne proposent rien pour y remédier. La verbalisation leur semble trop compliquée à mettre en place. Ils refusent en effet de renforcer la police municipale, ce qui complique la chose. Quand ils ne savent pas quoi dire, ils rejettent la faute sur la métropole ou sur l'état. Réunion après réunion, les Grenoblois soulèvent inlassablement le problème et sortent chaque fois plus excédés de ne pas obtenir de réponse.

Gilles Namur est envoyé au front (à la place du Maire absent) à chaque réunion de quartier : chaque fois, il se fait violemment réprimander. Notamment sur les sujets des déplacements anarchiques de trottinettes.

LE DÉNI DE RÉALITÉ

C'est une constante grenobloise. Nos élus foncent tête la première pour appliquer une décision qu'ils ont imaginé sans penser une seule seconde aux conséquences. Puis ils refusent de s'adapter à la réalité et ne proposent aucune solution pour régler les problèmes qu'ils ont créés. Ils attendent, comme si le Saint-Esprit allait résoudre les situations sans qu'eux ne fassent rien. Une théorisation de l'irresponsabilité hypocrite et cynique, qui nuit à l'image des élus dans leur ensemble. Pas étonnant que l'abstention atteigne des records avec de tels exemples. 

 

 

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