DES ENFANTS PRIVÉS DE PÉRISCOLAIRE À GRENOBLE

Pour clôturer l'année en beauté, le périscolaire dans certaines écoles à Grenoble n'est plus assuré pour les enfants.

PAS D'ACCUEIL LE MIDI ET LE SOIR

Le Dauphiné Libéré révèle que la Municipalité a envoyé un courrier aux parents d'élèves Grenoblois pour expliquer que l'accueil a dû être fermé dans certaines écoles, que ce soit pour le midi ou pour le soir. Les parents doivent donc se débrouiller dans l'urgence pour trouver des solutions de garde pour leurs enfants. Et la ville pousse le bouchon jusqu'à lancer un appel au volontariat des parents pour donner de leur temps bénévolement afin d'assurer le périscolaire !

Visuel de la ville de Grenoble pour recruter des animateurs. Malgré une grosse campagne de communication, la Municipalité n'a pas suffisamment d'effectifs.

CHRISTINE GARNIER (EELV) SE PREND ENCORE LES PIEDS DANS LE TAPIS

À la manœuvre, on retrouve l'inénarrable adjointe aux écoles Christine Garnier. Elle est élue depuis 1995, et l'un des principaux piliers du clan verts/ADES grenoblois. Pour défendre le système Piolle, elle ne recule devant rien et est capable d'enchainer toutes les contre-vérités. Ainsi, celle qui reconnait aujourd'hui que la situation est liée à un manque d'effectif est la même qui expliquait à Place Gre'Net en septembre, alors qu'il manquait encore des centaines d'animateurs à quelques jours de la rentrée, que tout allait bien puisque « chaque année, c’est le stress, et puis on s’en sort ». C'est une spécialité de Madame Garnier : répéter que tout va bien, qu'il n'y a aucun problème. On voit le résultat. 

Christine Garnier, verrou du système Piolle qui oscille sans cesse entre autosatisfaction et mauvaise foi.

C'EST LA FAUTE AU COVID... ET AUX PARTIELS !

Ce coup-ci, elle rivalise d'imagination pour trouver des excuses. Le périscolaire non assuré en cette fin d'année, c'est la faute du COVID. Un peu facile. Quand ce n'est pas la guerre en Ukraine, c'est le COVID qui contrecarre les plans municipaux. Mais c'est également le problème des partiels des étudiants animateurs ! Comme si les autres années, ces étudiants n'avaient pas d'examens à la même période. Jean-Benoit Vigny, du Dauphiné Libéré, reprend complaisamment ces excuses sans soulever une seule seconde l'idée de la responsabilité de la ville, qui a mal assuré le recrutement. 

VERS UNE ROTATION DES FERMETURES ?

La situation pourrait perdurer à la rentrée de janvier. Christine Garnier envisage alors une "rotation de fermeture" dans les écoles. La Municipalité semble tellement inspirée par la rotation des délestages d'électricité promis cet hiver qu'elle veut appliquer le principe au périscolaire. Qu'il fait bon vivre à Grenoble !

LA MISE SOUS TUTELLE DU PÉRISCOLAIRE

Cette difficulté à assurer le périscolaire rend d'autant plus incompréhensible la décision Piollesque de s'attaquer aux structures d'éducation populaire. Certaines MJC vont ainsi perdre des subventions en 2023, et la ville a mis fin à ses conventions avec la Cordée à la Villeneuve et le Plateau à Mistral. Ces associations assurent pourtant une mission essentielle d'animation des temps périscolaires pour les enfants, avec des offres souvent plus variées que la proposition municipale. C'est la double peine : moins de périsco dans ces assos, moins de périsco à l'école. 

Le Plateau, à Mistral, assurait des activités périscolaires pour des centaines d'enfants du quartier.

L'ARNAQUE DE LA "VILLE AMIE DES ENFANTS"

Ce dossier ne fait que confirmer davantage l'arnaque que constitue le label "ville amie des enfants" que vante la majorité municipale. Déjà lors du précèdent mandat, le plan d'austérité imposé par Eric Piolle comprenait une hausse des tarifs du périscolaire. Vient maintenant le manque de personnel. Et tout cela se cumule avec l'état catastrophique de plusieurs écoles qui attendent depuis des années des travaux nécessaires. Les chartes et labels à Grenoble n'engagent décidément que ceux qui les croient.

 

 

 

 

 

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