MAIS À QUOI SERT DONC ANTOINE BACK ?

À droite, Antoine Back, adjoint aux Risques, Prospective et résilience territoriale, Évaluation et nouveaux indicateurs, Stratégie alimentaire (ça ne s'invente pas), ici avec son collègue Gilles Namur

Parmi les élus de la majorité Piolle, le cas d'Antoine Back (France Insoumise) interpelle particulièrement. On cherche encore sa valeur ajoutée depuis son élection il y a 8 ans.

L'ÉLU DE SECTEUR REJETÉ PAR LES HABITANTS

Le mandant 2014/2020 avait commencé fort pour A. Back. Élu de secteur, il était supposé faire le lien avec les habitants et associations. Sauf qu'il s'était révélé insultant, méprisant pour les habitants, et l'Union des Habitants du Centre-Ville avait publié un communiqué très clair : "Monsieur Antoine Back a, par son comportement lors de notre réunion publique et par des propos tenus ensuite en « off », rompu la confiance et le respect nécessaires à un dialogue sans hypocrisie. En conséquence, nous avons informé M. le Maire qu’il sera dorénavant impossible à l’UHCV de poursuivre avec l’élu attribué à notre secteur." Un élu de secteur rejeté par son secteur parce que donneur de leçons et irrespectueux : le ton était donné. 

LA FARCE DES CENDRIERS

Parce que les cendriers sont moins critiques que les habitants, il s'est ensuite rabattu sur une mission de haute voltige : l'installation de 15 cendriers à grands frais (5500 € !),largement médiatisée avec un Antoine Back qui fait semblant d'en installer pour les caméras. Les cendriers à 400 euros pièce ont vite été tagués, dégradés, et sans surprise, Grenoble n'a pas progressé dans la lutte contre la prolifération des mégots (pas plus que contre la saleté en général). L'expérience fut un échec cuisant et on en entendit plus parler. 

Antoine Back reconverti en installateur de cendriers...

DÉGRADATION DE LA VILLE : LA FAUTE À GLC !

Antoine Back s'était également illustrée par une attaque osée contre notre collectif. En 2016, alors que nous relayions des photos des hideux totems dégradés, l'élu n'avait pas pu s'empêcher de commenter notre publication en relevant sur le mobilier urbain des slogans anti-Piolle, qu'il avait assimilé à la ligne éditoriale de Grenoble le Changement. Et il avait osé comparer tout cela à l'affaire de militants du FN qui brûlaient des voitures la nuit pour dénoncer l'insécurité. Notre collectif serait donc responsable de la dégradation de Grenoble : une audacieuse tentative de pirouette qui en dit long sur le personnage, et qui aurait pu valoir à ce sinistre individu des poursuites judiciaires. 

Antoine Back accusant... l'extrême droite de dégrader Grenoble !

EXPERT EN CHARTES ET EN ÉTUDE

Reconduit en 2020 pour le second mandat, Antoine Back a été nommé adjoint en charge des Risques, de la Prospective et résilience territoriale, Évaluation et nouveaux indicateurs, Stratégie alimentaire. Un titre particulièrement ronflant qui, dans les faits, ne correspond à rien de concret. Il se contente de présenter des chartes, de lancer des études, dans des tirades indigestes et difficilement compréhensibles pour le tout venant. Rien dont on a vu jusqu'ici le début d'une application utile aux Grenoblois.

LE DÉFENSEUR ZÉLÉ DU SYSTÈME PIOLLE QUI LE NOURRIT

Monsieur Back, 46 ans aujourd'hui, dépend du système Piolle. Il n'y a qu'à consulter sa déclaration d'intérêts publiées sur le site de la HATVP en 2020 : lors du précèdent mandat, il n'a perçu aucune centime de rémunération issue d'une activité professionnelle. Il a donc vécu uniquement grâce à ses indemnités d'élu municipal et métropolitain. On comprend mieux son empressement à sans cesse défendre le système qui le nourrit.

Profession : étudiant géographe, selon le site officiel de la ville. Il n'y a pas d'âge pour apprendre après tout..

L'INVÉTÉRÉ DONNEUR DE LEÇONS

Dans cette dernière fonction, il faut admettre qu'il s'illustre bien. Il est en général le premier à dégainer sur Twitter, en plein conseil municipal, pour défendre et féliciter ceux qu'il appelle ses "camaradollègues". Il ne manque également jamais une occasion de taper sur l'Opposition, avec une verve à l'écrit inversement proportionnelle à ses facultés oratoires. Et toujours dans un étalage de poncifs éculés et de verbiage arrogant qui dissimule mal le vide de la pensée.

Un exemple parfait de la méthode Antoine Back : une accumulation de caricatures, de comparaisons douteuses, de dénégation et de travestissement de la réalité pour tenter de disqualifier l'adversaire.

LE POURFENDEUR DE LA MAJORITÉ MÉTROPOLITAINE

Mais défendre ses collègues et critiquer l'Opposition ne lui suffit plus. Le sémillant Antoine Back se fait désormais une joie de s'attaquer à la majorité métropolitaine de Christophe Ferrari, sans jamais se préoccuper du fait que ses petits camarades Grenoblois font partie de cette majorité ! Ses attaques ont beau être d'une rare violence, il n'irait pas jusqu'à oser demander à ses amis qui siègent aux côtés de Christophe Ferrari de quitter leurs fonctions pour être cohérents avec ce qu'ils pensent et professent (à plus bas bruit que lui, bien évidemment). Mais on imagine sans peine la gêne de certains élus de la majorité grenobloise en lisant la prose de Back.

L'ORGANISATEUR DE BALADES À 6000 EUROS

Lors du dernier conseil municipal, il s'est illustré en proposant enfin quelque chose de concret : une "balade urbaine" à propos des risques d'inondation à Grenoble à l'occasion de la journée de la résilience... qui a coûté la bagatelle de 6000 euros ! Personne ne nie l'intérêt de la balade, mais toute personne de bonne foi reconnaitra que ça fait cher la marche à pieds. À l'heure où la Municipalité s'apprête à augmenter massivement les impôts et réalise des emprunts records, on voit son sens des priorités avec cette dépense inconsidérée, difficilement justifiable.

La fameuse balade en question : ça fait cher le coût par participant..

ANTOINE BACK : LA CONSCIENCE MORALISTE QUI COÛTE CHER

Lorsque nous écrivons à propos des élus municipaux, c'est en général pour mettre en lumière leurs mauvaises décisions et leurs conséquences délétères pour Grenoble. Le cas d'Antoine Back est particulier. Les rares actions de lui que l'on peut recenser sont la mise en place de ces cendriers, qui n'a pas fonctionné, et cette balade à 6000 euros. Cet élu se sera finalement caractérisé par sa capacité inégalée à donner des leçons, vitupérer sur les réseaux sociaux, distribuer les bons et les mauvais points selon sa grille de lecture idéologique fumeuse et absconse. L'intéressé se satisfait peut-être très bien de cette situation. Mais qu'il nous soit permis de considérer que les dizaines de milliers d'euros d'indemnités qu'il a coûté jusque-là au contribuable Grenoblois sont cher payées rapportées à ce qu'il a fait pour la ville.

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