PATRIMOINE ABANDONNÉ : LES ASSOCIATIONS MONTENT AU CRÉNEAU

La collégiale Saint-André tombe en ruines

"Un constat qui dépasse aujourd'hui l'Opposition Municipale. Nombre d'associations ont alerté la ville. Des bâtiments historiques sont en effet très dégradés". C'est en ces termes que Clément Berthet, du Dauphiné Libéré, entame son article du 30/10/2022 sur l'abandon du patrimoine grenoblois.

L'OPPOSITION ALERTE DE LONGUE DATE

Il confirme ainsi le bienfondé des nombreuses interventions du Groupe d'Opposition Municipale, présidé par Alain Carignon, toujours ignorées par la Municipalité. Lors du conseil municipal de juillet, Alain Carignon avait encore tiré la sonnette d'alarme, pointant le ridicule du rapport sur la culture présenté par l'adjointe Lucille Lheureux qui prétendait que la ville conserve, restaure et met en valeur les différents types de patrimoine”, alors que le patrimoine, religieux notamment, est dans un état de décrépitude lamentable.

Pendant son intervention, Alain Carignon avait exposé, photos à l'appui, l'état calamiteux du patrimoine grenoblois.

LE SCANDALE DE L'ANCIEN MUSÉE DE PEINTURE

À cette occasion, le président du groupe d'opposition avait également dénoncé le scandale de l'ancien musée de peinture, place de Verdun. Après une saisine de la CADA, Eric Piolle refusant de le communiquer, il avait pu se procurer le rapport rendu à la ville en 2020 qui budgète les travaux nécessaires à la rénovation de cet équipement autrefois fierté du patrimoine grenoblois. Verdict : il faudrait entre 15 et 20 millions d'euros pour mener une telle opération à bien. La municipalité n'a évidemment pas le premier sou pour le faire, et le bâtiment continue de tomber en ruines. 

L'ancien musée de peinture devient une friche

LE PATRIMOINE ABANDONNÉ

Gilles-Marie Moreau, Président de l'Académie Delphinale, revient dans le Dauphiné sur les infiltrations et les vitraux cassés de l'église Saint-André, qui va avoir 800 ans. Il a interpellé Eric Piolle, ce qui n'a évidemment rien donné. Rien d'étonnant : dans son projet culturel, on ne trouve rien sur les grands chantiers de restauration des édifices patrimoniaux. L'hôtel de Lesdiguières, la chapelle des pénintents sont également dans un état préoccupant. Ingrid Caillet-Rousset, présidente de la Fapi, conclut lapidairement à propos du patrimoine grenoblois : "il est en déshérence".

Saint-Louis est aussi touchée par cet abandon : des arbres poussent même sur le clocher..

VILLA KAMINSKY : L'ULTRA-GAUCHE DÉTRUIT LE PATRIMOINE

Certaines dégradations sont le fruit de l'ultra gauche, avec qui le Maire est particulièrement complaisant. On pense aux nombreux tags sur les façades, fruit de ces groupuscules, mais surtout au squat sans droit ni titre de la villa kaminsky depuis des années, au 106 rue des Alliés. Cet édifice, remarquable, classé au patrimoine historique, est aujourd'hui une ruine à cause de son occupation par des anar et autres antifas. Sans qu'Eric Piolle ne fasse rien pour y remédier. Mais on peut presque s'estimer heureux, il n'a pas encore contractualisé avec eux pour les loger officiellement sur le dos du contribuable Grenoblois comme au 38 rue d'Alembert.

Le squat municipal du 106 rue des alliés, dans la villa kamnisky classée au patrimoine.

AUCUN PILOTE DANS L'AVION À LA MAIRIE

Preuve du désintéressement de cette municipalité, il n'y a aucun pilote dans l'avion pour le patrimoine. Dans Le Dauphiné, Ingrid Caillet-Rousset explique avoir eu quelques réunions avec Claus Habfast, mais plus rien depuis cet été et la suppression de sa délégation. Et le journaliste de confirmer : pour parler patrimoine, la municipalité renvoie d'abord vers Pierre Mériaux, puis vers Lucille Lheureux, pour finalement retomber sur Claus Habfast, en lien avec... Margot Belair. Un jeu de ping-pong entre 4 adjoints : on voit bien à quel point la problématique du patrimoine est identifiée et suivie avec attention.

Claus Habfast a perdu la délégation patrimoine mais est encore missionné pour répondre : on ne comprend plus ce qu'il fait et qui fait quoi

LES DÉCONSTRUCTEURS DE GRENOBLE

D'un côté il tente de mettre les structures culturelles sous tutelle municipale. De l'autre il laisse le patrimoine tomber en ruine, sans aucune ambition pour lui. Le système Piolle n'aura non seulement impulsé aucun projet marquant au cours de sa mandature, mais il aura en plus déconstruit tout ce qui faisait la fierté de Grenoble. Et malgré cette absence de bilan, les finances de la ville sont aujourd'hui exsangues et ils veulent augmenter les impôts. Sans proposer plus et mieux aux Grenoblois, au contraire. Un échec sur toute la ligne.

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