AFFAIRES PIOLLE : UNE JUSTICE à DEUX VITESSES

En première instance Christian Coigné , Maire ( UDI) de Sassenage a été condamné à deux ans d'inéligibilité pour avoir signé en l'absence de son Adjointe la prolongation d'un logement d'urgence dont sa fille bénéficiait légalement : prise  illégale d'intérêt. 

PIOLLE N'EST PAS RESPONSABLE DE CE QU'IL SIGNE 

Dans le cas de Piolle, la Chambre Régionale des Comptes a pointé l'irrégularité des marchés sans appel d'offres qu'il avait accordé à une association qui avait participé activement à sa campagne électorale. Il lui-même signé la convention avec l'association. Le Procureur Laurent de Caigny a pris en compte qu'il ne pouvait pas lire tout ce qu'il signait. D'ailleurs connaissait -il les dirigeants de l'association qui avaient participé à sa campagne, qu'il avait recruté dès son élection ? N'a t -il pas déclaré avoir rencontré pas plus de deux fois, Erwan Lecoeur, son directeur de campagne organisateur de ces marchés ?

DE CAIGNY, N.GOUY-PAILLER, D.LEBRUN, V.PERROCHEAU SUR LA MÊME LIGNE

Après le Procureur De Caigny mué en ( mauvais ) avocat de La Défense, pas du tout ému que l'avocat de la partie civile soit Vincent Fristot , un Adjoint au Maire très proche du Maire, Nathalie Gouy-Paillier Présidente,  David Debrun et Vanessa Perrocheau juges au Tribunal Correctionnel de Valence ont donc tranché dans le même sens. 

CONDAMNER TOUT LE MONDE OU PERSONNE

Décidant la relaxe générale. Le Procureur avait pourtant laissé la porte ouverte à condamnation des lampistes, Erwan Lecoeur, Pascal Auclair ( Fusée) mais les magistrats ont bien compris que condamner les lampistes sans le décideur aurait été très osé. Il fallait condamner tout le monde ou personne. 

DEPUIS SEPTEMBRE 2018 , E.PIOLLE ÉPARGNÉ PAR LA JUSTICE

Or depuis le début de cette affaire Eric Piolle a été épargné. Révélée en septembre 2018, les Procureurs de Grenoble et valence se seront d'abord passé le bébé. Puis le second aura gentiment attendu que les élections municipales se déroulent pour mettre Eric Piolle en garde à vue. Ensuite il l'aura laissé tenter de devenir Président de la République (!) . Et même après avoir fixé l'audience au 1 er mars 2022 , il a accepté de la reporter cet automne afin de ne pas gêner les élections législatives! Avec un tel calendrier François Fillon serait Président de la République. 

T.ALDEGUER , LA SEULE PARTIE CIVILE GÊNANTE, RÉCUSÉE 

Si Piolle ne pouvait être condamné , personne ne pouvait l'être. CQFD. Evidemment, au passage , le tribunal a rejeté la seule partie civile qui aurait pu défendre les intérêts des grenoblois dans un procès ou - de fait - la contradiction n'existait pas. Me Thierry Aldeguer, représentant le groupe d'opposition aurait pu faire valoir ses arguments, demander des investigations complémentaires  ( l'affaire de l'éventuel faux en écriture publique) , des confrontations et faire...  appel de la décision. Le tribunal s'est mis à l'abri. 

"LES FAITS DÉNONCÉS PAR LA CHAMBRE DES COMPTES DEMEURENT"

 Il y a bien quelque chose de délétère dans le fonctionnement de la justice. L'affaire de l'acquisition du siège de la banque, épinglée elle aussi par la CRC, n'avait elle pas été classée sans suite? D'ailleurs , pour le groupe d'opposition,  qui a réagi après le jugement " tous les élus ne sont décidément pas logés à la même enseigne" . Ajoutant : "mais les faits dénoncés par la Chambre régionale des comptes demeurent : la municipalité a bien accordé des marchés sans appel d’offres à une association amie qui avait participé à sa campagne."

PLUSIEURS AUTRES PROCÉDURES EN ROUTE CONTRE E.PIOLLE 

Rappelant aussi que "plusieurs autres procédures (contre l’autorisation du burkini dans les piscines municipales, l’éventuelle utilisation du fichier de l’alliance citoyenne, pour l’annulation du bail de 40 ans accordé à ses amis de l’ultra gauche du 38 rue d’Alembert, carence à son devoir de tranquillité publique...) sont en cours contre la Municipalité. Nous attendons de savoir quelles seront les suites données à ces dossiers qui mettent en cause directement ou indirectement la gestion d’Eric Piolle" .

UN BLASON DÉFINITIVEMENT TERNI PAR LES AFFAIRES

On peut s'interroger en effet. Quoi qu'il en soit cet épisode aura levé un coin du voile sur la gestion Piolle, ses accointances, ses méthodes : nombre de Grenoblois ont bien compris ce qu'il en était sur le fond du fonctionnement des Rouge/Verts donneurs de leçons. La conclusion provisoire de cette procédure, qui laisse un profond sentiment de malaise, ne redore en rien un blason définitivement terni par des affaires et des décisions qui dessinent un sombre avenir pour lui.  

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