V. FRISTOT (EELV) VEUT ACCÉLÉRER LA CHASSE AUX PAUVRES

Vincent Fristot, adjoint à la transition énergétique, au cœur du clan vert/rouge depuis l'époque Avrillier.

Dans le Dauphiné Libéré (édition du 21 octobre), le zélé adjoint Vincent Fristot (propagandiste d'Eric Piolle) plaide pour le renforcement de la ZFE... alors qu'en face, les mesures de compensation sont loin d'être à la hauteur. 

LA ZFE, ARME ANTI-PAUVRES

La ZFE vise à interdire la circulation des véhicules polluants dans la métropole. D'abord applicable aux professionnels, elle va s'étendre aux particuliers et en forcer à changer de véhicules (39 200 voitures seront concernées d'ici 2025). Problème : les mesures de compensation ne sont pas à la hauteur et les ménages les moins aisés seront gravement pénalisés. Les élus de la majorité métropolitaine parlent d'un dispositif d'accompagnement financier doté de 3 millions d'euros, sans plus de précisions (ce qui, ramené à 39 200 véhicules concernés, ferait 76.5 euros par voiture : soit rien du tout). Le risque de mesures insuffisantes est bien de transformer la ZFE en "dispositif anti-pauvres" : les plus aisés n'auraient aucun problème pour se doter d'un véhicule moins polluant, tandis que les plus précaires ne pourraient pas se le permettre.

Le calendrier d'application de la ZFE pour les particuliers. Source : site de la métropole.

VINCENT FRISTOT VEUT POUSSER LE BOUCHON...

Malgré une situation déjà tendue et l'absence d'aides suffisantes, le système Piolle redouble d'efforts pour accélérer la mise en place de cet outil anti-social. Dans le Dauphiné, Vincent Fristot plaide ainsi pour aller plus loin : il aimerait que la ZFE particuliers concerne les 49 communes plutôt que les 13 prévues, qu'elle s'applique en janvier et pas en juillet, que la métropole interdise le diesel en 2028 et l'essence en 2030... Une obstination démagogique, qui se ferait évidemment sur le dos de ceux qui ont le moins les moyens de changer de véhicules car il ne propose pas plus de mesures de compensation. Mais tant pis pour les plus pauvres : EELV sait pertinemment que son électorat est très majoritairement composé d'urbains aisés.

Vincent Fristot parade en vélo pour détailler la position anti-sociale du système Piolle dans le DL.

... ET TIRE SUR SA MAJORITÉ MÉTROPOLITAINE

Au passage, il tire évidemment à boulets rouges sur le SMMAG et sur la majorité métropolitaine à laquelle il appartient, considérant qu'elle ne va pas assez vite, creusant encore davantage ces divisions qui pénalisent le territoire. Il en profite également pour geindre sur le "manque de portage politique des autres communes de la métropole". Les autres Maires sont donc méprisés par ceux qui paralysent et tirent vers le bas notre territoire, parce qu'ils ne veulent pas les suivre dans leurs délires. Ces élus grenoblois ne savent décidément que semer la discorde, sur tous les sujets.

L'HOMME D'ERIC PIOLLE

Vincent Fristot, fidèle perroquet de la majorité municipale, joue ici son rôle d'homme de main du système Piolle. Élu depuis 1995, au cœur de la petite entreprise de Raymond Avrillier, il n'aura marqué Grenoble d'aucune réalisation marquante et se sera contenté de tenir un rang d'apparatchik au service de son camp. C'est d'ailleurs lui qu'Eric Piolle avait fait désigner pour représenter la ville partie civile dans le cadre de son procès pour l'attribution des marchés de la fête des tuiles. Vu les accointances entre les deux, Vincent Fristot n'a évidemment rien engagé pour défendre les intérêts des Grenoblois et Eric Piolle aura grâce à lui bénéficié d'un deuxième avocat.  

Vincent Fristot, Raymond Avrillier, Olivier Bertrand, Vincent Comparat : ce clan (de vieux mâles blancs, loin de leurs leçons de parité et de diversité) a propulsé Piolle.

ALAIN CARIGNON : "LES VERTS S'EN PRENNENT AUX PLUS MODESTES"

Il y a quelques semaines, le Président du groupe d'opposition, Alain Carignon, avait déjà dénoncé la surenchère des verts à propos de la ZFE : "en demandant une accélération des contraintes sur les déplacements, sans ignorer que les mesures financières d’accompagnement très insuffisantes ne sont pas en place, les élus Verts s’en prennent directement aux plus modestes, à la classe moyenne qui travaille et vit difficilement de son travail".

Le communiqué du Groupe d'Opposition.

METROCABLE : LE RETOURNEMENT DE VESTE

Non content de s'exciter à propos de la ZFE, Vincent Fristot acte un retournement de veste magistral de la majorité grenobloise à propos du projet de métrocâble Fontaine/Saint-Martin-le-Vinoux. Un projet hors de prix (entre 65 et 100 millions d'euros), sur un axe où il n'y a pas de besoin, pour justifier une urbanisation future. Un projet pourtant impulsé par les verts, validé par le SMMAG présidé par Yann Mongaburu à l'époque, et qu'ils ont voté dans le Plan de Déplacement Urbain en 2019. Mais 3 ans après, Vincent Fristot estime que "ce n'est pas le métrocable qui va changer grand chose". Un virage spectaculaire à 360°, qui témoigne de l'absence de vision de ces élus à la petite semaine. 

Image d'illustration du métrocable sur le site de la ville de Grenoble, qui en fait encore la propagande sur une page dédiée alors qu'ils considèrent désormais que ce n'est plus une priorité...

0 AMBITION POUR LES TRANSPORTS EN COMMUN

Ces grandes leçons sont d'autant plus malvenues que les verts, aux manettes du SMMAG (ex SMTC) tout au long du précèdent mandat, n'ont fait preuve d'aucune ambition en matière de transports en commun. Depuis qu'ils sont au pouvoir les transports en communs ne progressent plus : leur part modale est demeurée stable représentant 16% dans la Métropole (et 21% dans Grenoble). Au cours de son premier mandat, Eric Piolle aura d'ailleurs été le premier Maire de Grenoble à ne pas être capable de réaliser ne serait-ce qu'un kilomètre de ligne de tram supplémentaire. Malgré ce bilan médiocre, ces élus ne manquent pourtant pas une occasion de faire la leçon aux autres. 

L'insécurité dans les transports n'arrange évidemment rien. Plutôt que de traiter le problème, Yann Mongaburu avait supprimé la parution des statistiques de la délinquance dans les transports !

LES "VERTS" SURFENT SUR LA FIN DU MONDE ET MÉPRISENT LA FIN DU MOIS

Absence d'ambition en matière de transports en commun, mesures inefficaces pour lutter contre la pollution de l'air, et volonté d'accélérer des mesures qui pénaliseront les plus modestes : les autoproclamés "verts" s'enfoncent dans un système dangereux, où l'agitation d'une peur de la fin du monde est agitée continuellement puisque c'est leur fonds de commerce électoral, sans réussir à y apporter des réponses concrètes pour autant, et où ceux qui peinent à finir le mois sont délibérément laissés sur le bord de la route... au risque de creuser encore davantage les fractures et d'attiser toujours plus les tensions. 

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