AUCUN ESPACE de RESPIRATION N’EST EPARGNÉ

Les panneaux d'information sont à terre, illisibles, aucun Grenoblois n'a jamais entendu parler du sujet malgré toutes les "instances participatives" mises en place : d'Europole à l'avenue des Martyrs les bulldozers sont au travail et de l'ordre de 4000 logements sont en construction, dont des tours d'une densité folle qui vont se côtoyer. Le minuscule jardin de la presqu'ile, servira d'unique espace vert à tous les habitants du secteur. Un scandale condamné par un membre du GIEC. 

JEAN MACÉ : LA BÉTONISATION SE POURSUIT 

De l'autre côté de la voie ferrée, quartier Jean Macé la bétonisation se poursuit : la municipalité à même déjà posé un panneau pour expliquer qu'elle va réduire le modeste jardin Tarze en autorisant la construction d'un immeuble. Rue Durant-Savoyat les immeubles s'entassent les uns à côté des autres et à l'angle Durant-Savoyat/Martyrs un espace végétalisé et arboré a été détruit. Une centaine de logements sociaux enserrés entre le pont voitures et la voie ferrée sont en construction.

GRENOBLE DEVENUE PREMIÉRE POUR LES ILOTS DE CHALEUR

Le secteur nord de la ville est spectaculaire car il illustre à merveille la non prise en compte du réchauffement climatique par la municipalité. Alors que l'alerte a été donnée par le CNRS selon lequel Grenoble est devenue la première de France pour les ilots de chaleur, Eric Piolle intensifie encore la minéralisation de la ville. Spectaculaire car cette zone est l'une de celles ou demeuraient des espaces de respiration à préserver. 

ESPLANADE : PRÉS DE 1000 LOGEMENTS ET UNE CENTAINE D'ARBRES ABATTUS

Mais aucun quartier n'est épargné. A l'esplanade ce sont près de 1000 logements qui doivent être construits et la ceinture verte de platanes supprimée avec une centaine d'entre eux abattus sans ménagement. 

CAPUCHE : LA PAROISSE ST JACQUES TRANSFORMÉE EN ILOT DE BÉTON 

A la Capuche, rue de Stalingrad, rue de Chamrousse des "dents creuses " sont urbanisés. Soit des maisons avec jardin remplacées par un immeuble sans jardin , soit rue de Chamrousse tout l'espace de l'église St Jacques qui a brûlé urbanisé sans ménagement. Alors que sa préemption par la ville aurait permis de le sauvegarder , de revendre ou louer une partie pour que demeure une trace de cette paroisse. Au contraire les habitants des immeubles voisins et la villa qui est derrière les futures constructions vont voir pousser près de 120 logements dont 50 % de sociaux. 

AUX EAUX-CLAIRES, LA CHASSE AUX JARDINS-VILLAS

Mais ce qui se passe ici se passe partout. Aux Eaux- Claires, la ou demeuraient encore des rues avec modestes villas avec jardins qui créaient des respirations, apportaient de la verdure, le rouleau compresseur est en route: les immeubles poussent face et à côté des villas, supprimant le soleil et la vue sur les montagnes, poussant chacun à partir pour être remplacé par un immeuble... 

LE COURS de la LIBÉRATION : UN COURS-CANYON JUSQU'A ÉCHIROLLES 

Cette politique a transformé toute une partie de " l'Ile Verte" dans le secteur Blanche Monnier devenu un quartier comme les autres et va faire du cours de la Libération un " cours canyon" de Jean Jaurès à Echirolles ou tous les jardins auront disparu à l'exemple de l'opération Galtier, remplacés par des immeubles de 7 à 8 étages parfois à 100 % de social. 

BÉTONISATION ENTRE le BD FOCH et la CASERNE DE BONNE

Même entre le Bd Maréchal Foch et la caserne de Bonne , un quartier extrêmement dense - 1 200 nouveaux logements ont été ajoutés dans le secteur de Bonne! - la municipalité a choisi la densification sur un terrain qui lui appartenait pourtant : rue commandant Gilot le siège de Eaux de Grenoble a été vendu pour bétonner un peu plus la zone .L'opportunité de permettre aux habitants de respirer un peu n'a pas été saisie par Olivier Bertrand , le Président ( Verts/Ades) de Eaux de Grenoble et Eric Piolle. 

REFUS D'UNE FERME URBAINE SUR LE TERRAIN ALLIBERT

Dans le sud de la ville qui explose socialement du fait de la densification et de la ghettoïsation, la mirifique opération baptisée Grand-Alpes va poursuivre dans le même sens. Au nom du groupe d'opposition Nicolas Pinel , Conseiller Municipal ( centriste) a proposé qu'une vaste partie du terrain ex-Allibert de 10 hectares soit réservé à une ferme urbaine qui aurait permis de créer un très bel espace de respiration , de mettre une ferme à la portée des scolaires de toute la Métropole et aurait revalorisé les quartiers Beauvert et Alliés-Alpins. Inutile de préciser qu'elle a été rejetée et que , ici aussi, le choix du béton l'emporte quelle que soit la présentation.

BEAUVERT, STADE LESDIGUIERES, DES PROJETS DE BÉTON

D'ailleurs , pas loin, au coeur de Beauvert, le dernier espace de respiration arboré est menacé. 

En bordure du stade Lesdiguières la municipalité veut bétonner aussi en autorisant l'ex Sonacotra a construire des immeubles pour travailleurs . Ainsi le stade deviendrait bordé de bâtiments et les immeubles d'en face perdraient la vue sur les montagnes 

Alain Carignon saisit toutes les opportunités pour demander de stopper cette bétonisation: au dernier Conseil Municipal il s'est étonné que la municipalité cède à l'Ile Verte et bétonne partout ailleurs

 

A L'ILE VERTE LES DEGÂTS SUR SES ÉLECTEURS FONT RECULER PIOLLE

Sur ces sujets aussi la réponse appartient aux grenoblois: rue Lachman , à l'Ile Verte, les électeurs de Piolle se sont réveillés et ont demandé que le permis de construire un immeuble dans un espace vert soit rejeté.  Dans un premier temps , langue de bois et mensonges habituels, Pierre-André Juven l'Adjoint (Verts/LFI) à l'urbanisme a répondu que la demande était conforme au PLUI ( plan d'urbanisme ) sur lequel - eux qui l'ont fait !- ne peuvent rien. 

ADIEU LES DISCOURS SUR L'ÉTALEMENT URBAIN, LE LOGEMENT 

Mais les dégâts sur leurs électeurs devenant dangereux, il semble qu'Eric Piolle ait réfléchi et cédé à la démagogie et à l'électoralisme : la municipalité a attaqué le permis pour leur faire plaisir.   Alors que partout ailleurs elle s'y refuse. Là-bas, adieu les discours sur l'étalement urbain, le besoin de logements...

MAINTENANT AUSSI UNE QUESTION DE JUSTICE et d'ÉQUITÉ

La leçon est donc claire : les grenoblois peuvent demander partout que la "doctrine de l'Ile Verte" leur soit appliquée et que soit stoppée la création d'une ville irrespirable et insupportable. C'est maintenant aussi une question de justice et d'équité entre quartiers. 

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