L’ARNAQUE DES ” BUDGETS PARTICIPATIFS” EXPLOSE PUBLIQUEMENT

 

«  C’est un coup de pouce à la plantation ». Et la situation, le jeune homme la connaît bien. Et pour cause. Ce technicien dynamique et engagé travaille… à la Ville. Et même pour le service « nature en ville». C'est une bombinette que Jean-Benoit Vigny ( DL du 19/9/22) a lancé au visage de la municipalité en révélant que c'est un agent de ... Gilles Namur (Verts/FI) qui a remporté les deux premiers " budgets participatifs"! 

CE LEURRE S'ACHEVE DANS LES PIRES CONDITIONS

Une véritable pantalonnade qui devrait mettre fin à ce leurre dans les plus pitoyables conditions. En effet, selon la story racontée par Piolle, il s'était inspiré de l'expérience de Porto Alegre au Brésil qui  avait créé un dispositif participatif pour redonner du "pouvoir" aux habitants des quartiers déshérités. C'est dire l'idée qu'il a de Grenoble . 

LES TOILETTES à EOLIENNE et SECHES N'ONT PAS PASSIONNE LES QUARTIERS

Evidemment les quartiers en difficultés de notre ville- qui ne ressemblent tout de même pas à des favélas- n'ont pas pris ce "pouvoir". Car ils ne se sont pas passionnés pour créer des toilettes à éolienne ( 110 000 €) sèches ( 50 000 €) des pigeonniers contraceptifs ou des poulaillers collectifs. Car ils n'ont même pas de vulgaires WC publics.

Ayant d'autres urgences plus prosaïques - vulgaires- ils ont attendu en vain qu'on s'occupe de la dégradation effarante de leur cadre de vie et des services auxquels ils ont droit. 

" MALGRE DE GROSSES CAMPAGNE, UN FAIBLE TAUX de PARTICIPATION"

D'une manière délicate Jean-Benoit Vigny relève le total échec de l'arnaque : " les budgets participatifs n’ont toujours pas trouvé d’écho auprès du grand public grenoblois. La cuvée 2022, (...) présente un faible taux de participation (...) Malgré de grosses campagnes de communication municipales, la dynamique s’essouffle (...) la mayonnaise n’a pas pris au-delà d’un cercle de citoyens déjà convaincus". En réalité les proches de la municipalité et leurs familles puisque ce sont seulement des "projets" relevant de l'idéologie municipale qui sont retenus. 

UN GRAVE PROBLEME DE HIERARCHIE DES URGENCES

En termes de hiérarchie d'urgence par rapport aux besoins sociaux-éducatif ou d'entretien courant non assuré est-ce que les WC qui sauvent la planète devaient passer en tête? Les 2 pigeonniers contraceptifs relèvent -ils des budgets participatifs alors qu'il est du rôle de la municipalité d'en installer une quarantaine pour faire face à la prolifération inquiétante des pigeons? Pourquoi accepter les Grebox sans avoir prévu l'entretien et le suivi qui en font un mobilier urbain qui dégrade un peu plus la ville ?

E.PIOLLE DECIDE SEUL DES CHOIX IMPORTANTS

En parallèle Éric Piolle décide seul de rénover la place Victor Hugo dans les conditions que l'on sait - alors que d'autres places telle celle de Metz sont dans un état lamentable - ou bien d'installer un ridicule " observatoire du Temps Présent " à l'esplanade ( 210 000 €) qu'il est contraint de démonter.

UN SALARIE OBTIENT DES CREDITS QUE LA MUNICIPALITE NE DONNE PAS A SON SERVICE!

La farce explose et même Gilles Namur , pourtant totalement inféodé, est contraint de rétropédaler. Il est évidemment contraire à toute éthique que ce soit un salarié du service "nature en ville" qui passe par les budgets participatifs afin que les arbres soient plantés dans la ville. Eux qui annoncent ne faire que ça.  Même Jean-Benoit Vigny relève que ce salarié porte un projet qui concerne son employeur " avec les subsides de la Ville, que la même Ville n’attribue pas à ses services ".  S'il existait une quelconque honnêteté dans le fonctionnement municipal, ces budgets seraient annulés et versés à la plantation d'arbres qui manquent partout. 

G.NAMUR (Verts.FI) :" ON EST UN PEU MAL à L'AISE AVEC CA " (!) 

« C’est vrai qu’on est un petit peu mal à l’aise avec ça  » reconnait Gilles Namur. « Le mot “bizarre”,  je le valide ». Vous avez dit " bizarre" ? Avec eux un moment de honte est vite passé.  Seuls 3 % de grenoblois participent à cette mascarade et pour l'Adjoint à la Fraîcheur« Le nombre de votants est décevant (...) Oui, nous cherchons toujours la bonne formule ». Reconnaissant même également que les votants ne sont pas représentatifs! 

H.POISSONNIER ( GEM) : " BEAUCOUP DE COM' POUR PEU D'IMPACT"

De son côté Hugues Poissonnier, professeur à Grenoble École de Management, juge aussi que « au regard de la faible participation citoyenne, on peut considérer que c’est beaucoup de com' pour assez peu d’impact réel derrière ». ( DL du 19/9/22).

LA MUNICIPALITE SUPPRIME UN BUDGET PARTICIPATIF SUR DEUX

On voit mal comment l'affaire pourrait en rester là. Afin de gagner du temps la municipalité a rendu bi-annuels les "budgets participatifs" afin de faire baisser la pression qui monte. Mais en réalité elle doit mettre fin à cette caricature le plus vite possible. 

UN LUXE PAR RAPPORT AUX URGENCES 

Faire voter par ses amis des équipements ou des prestations qui sont un luxe par rapport à l'essentiel qui  manque à beaucoup et dans beaucoup de quartiers aggrave ce fossé entre les citoyens et la vie publique. Les manipulations des Rouge/Verts en sont les premières responsables.

UN MEMBRE DU GIEC CONDAMNE LA POLITIQUE DE DENSIFICATION

Mais pour eux la politique politicienne l'emporte. Un membre du GIEC vient de condamner leur politique de densification . Les fakes de com' sur le menu végétarien ou les 100 % d'énergie verte, l'imposture sur le patrimoine abandonné , la vente des actions de Grenoble-Habitat à un privé et l'asphyxie financière de la ville, tout démontre  l'imposture Piollesque qui va s'achever en débandade générale. Le symbole de l'absence de plantation des arbres démontrée par cette affaire est le pire de ce qui pouvait leur arriver sur ce sujet. 

Lundi ses invectives personnelles - qui n'étaient pas au niveau - contre Alain Carignon démontraient mieux que tout discours son état d'anxiété et l'inquiétude qui l'envahit. 

CONTINUER à DEFENDRE L'INDEFENDABLE

On imagine que reconnaitre aujourd'hui la tromperie des " budgets participatifs" est hors de portée du Grand Timonier. Alors qu'il serait préférable de s'en séparer à mi-mandat pour tenter de les faire oublier. 

On voit mal des membres de la majorité lui faire entendre raison sur ce point comme sur d'autres, compte tenu de sa suffisance. Il va donc continuer à défendre l'indéfendable et  à ruiner toute crédibilité aux élus contraints de répéter les dogmes du chef.  On va finir par compatir. 

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