9 FUSILLADES CET ÉTÉ DANS LA VILLE “APAISÉE”

Un titre éloquent du Dauphiné Libéré.

L'été touche à sa fin et vient l'heure de faire son bilan. À Grenoble, il a une nouvelle fois été placé sous le sceau de la violence et de l'insécurité.

PLUS D'UNE FUSILLADE PAR SEMAINE

C'est une triste statistique dont se passerait bien passé. En moins de 2 mois, on dénombre 9 fusillades à Grenoble. Comme si chaque été était voué à être sanglant. Rue Louis le Cardonnel, Hoche, Village Olympique, Place d'Apvril, rue René Thomas, Place Saint-Bruno, Foch... La violence essaime partout en ville. 

Grenoble a terminé en top des tendances Twitter ces derniers jours, de ombreux internautes dénonçant le climat d'insécurité de la ville suite à une énième fusillade.

SAINT-BRUNO PARTICULIEREMENT VISÉ

Le secteur Saint-Bruno a été particulièrement visé, avec pas moins de 3 fusillades en moins d'un mois. L'une des victimes d'une fusillade le 3 août, atteint d'une balle à la jambe (il avait refusé de porter plainte), a d'ailleurs été interpellé il y a quelques jours en possession d'une arme et de cannabis. Il a été condamné à 8 mois de prison ferme et banni de Grenoble pour 5 ans.

Photo qui date de l'été 2017, après une fusillade Place Saint-Bruno. Le phénomène devient habituel depuis plusieurs années.

FOCH : FUSILLADE EN TROTTINETTE 

Boulevard Foch, dans la nuit de samedi 20 à dimanche 21 août, un individu a surgi en trottinette de la rue Commandant Rozan et a fait feu sur deux personnes qui attendaient sur un scooter, laissant les deux individus dans un état grave. Le tireur est en fuite. 

Vers 1h du matin, le tireur a surgi en trottinette de la rue Commandant Rozan (à droite) avant de faire feu sur les deux individus stationnés plus bas sur le boulevard, près du Cours.

LES GRENOBLOIS SUBISSENT LES FUSILLADES ET L'INSÉCURITÉ DU QUOTIDIEN

Ces fusillades se superposent à l'insécurité du quotidien, qui pourrit le quotidien de nombreux Grenoblois : agressions, vols, rodéos qui mettent en danger les passants... L'exemple le plus marquant de l'été est sans doute celui de l'épicière de Championnet, qui a subi chaque soir les attaques de bandes déchainées qui sortent de la piscine Jean Bron et est donc contrainte de fermer boutique plus tôt et de perdre du chiffre d'affaires. Elle souhaite désormais engager la responsabilité du Maire pour carence en matière de tranquillité publique, avec l'avocat Maitre Thierry Aldeguer. 

L'épicerie à Championnet cible de vols et la commerçante agressée, jeudi 21 juillet.

MISTRAL : UN BUS SACCAGÉ PAR UNE BANDE

À Mistral, où les rodéos sont particulièrement virulents et les trafiquants ont réussi à faire fuir une association pour autistes de son local, la situation est explosive. Hier soir, un bus de la TAG est tombé en panne sur l'avenue Rhin et Danube. Conducteur et passagers ont quitté le véhicule, et une bande a surgi le visage caché sous le t-shirt pour saccager le bus. Et il y a encore des belles âmes qui osent déplorer l'utilisation du mot "ensauvagement". 

LA DROGUE POURRIT TOUT

Derrière cette violence et notamment les fusillades, on retrouve quasi systématiquement la gangrène du trafic de drogue. Les dealers règlent leurs comptes entre eux, font régner la loi dans certains secteurs et n'ont aucun problème à utiliser des logements sociaux pour faire leur trafic. Ils auraient tort de s'en priver, vu l'immobilisme d'ACTIS, présidé par la Députée NUPES Elisa Martin, et de Grenoble Habitat, présidé par l'adjointe au Maire Barbara Schuman. Le système Piolle fait l'autruche. 

Les grosses cylindrées devant les logements sociaux d'ACTIS, ici au Lys Rouge. La Présidente du bailleur ne songe même pas à diligenter une enquête.

LA LÉGALISATION, RENGAINE DES INCAPABLES

Lorsque les élus rouges/verts daignent évoquer le sujet du trafic, c'est en général pour disserter sur la légalisation du cannabis, solution à tous les problèmes selon eux. Ils assument ainsi de vouloir abandonner le combat contre ce fléau, sans même avoir combattu. Car la légalisation, outre les problèmes de santé publique qu'elle pose pour les jeunes notamment, ne résoudrait rien. Les trafics clandestins sont trop lucratifs pour être abandonnés par les bandes qui s'y livrent : elles trouveraient des alternatives et continueraient d'empoisonner la vie des honnêtes Grenoblois.

ERIC PIOLLE REFUSE D'EN PARLER

Eric Piolle, quant à lui, a trouvé une nouvelle arnaque rhétorique pour éviter de parler de tous les sujets qui fâchent. Interviewé par la brillante journaliste Jeanne Baron sur Europe 1, il lui a tranquillement expliqué qu'évoquer le burkini, c'est finalement être climato-sceptique. Une technique bien pratique. On imagine qu'il n'a pas daigné parler de sécurité une seule fois de l'été malgré la situation à Grenoble car lui n'est pas climato-sceptique et ne parle que de climat. C'est beaucoup plus facile de disserter sur l'avenir de la planète dans 30 ans que de résoudre les problèmes concrets sous ses fenêtres. 

L'interview d'Europe 1 où Eric Piolle explique sans trembler que parler d'autre chose que du climat c'est être climato-sceptique !

DES SOLUTIONS EXISTENT

Les solutions pour lutter contre l'insécurité existent et l'Opposition Municipale ne cesse des les rabâcher. Développement de la vidéoprotection, création d'un centre de sécurité urbain fonctionnel 24h/24, renforcement et armement de la police municipale, contrôle des attributions de logements sociaux et expulsion des locataires condamnés pour trafic, implantation des services municipaux dans les quartiers particulièrement soumis au trafic pour reconquérir ces territoires... Autant de chantiers dont le système Piolle, par idéologie mais aussi sans doute par électoralisme, se refuse à engager.

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