LA DÉLINQUANCE INSTALLÉE CHEZ ACTIS

Ces deux dernières semaines, deux individus ont été condamnés par la justice pour leur participation au trafic de drogue à Grenoble. Dans les deux cas, des logements du bailleur social ACTIS sont concernés.

MISTRAL : UN VENDEUR INTERPELLÉ AU 74 AVENUE RHIN ET DANUBE

Mardi dernier, un vendeur a été interpellé dans la tour du 74 avenue Rhin et Danube, avec 2230 euros et 500 grammes de cannabis. "Haut-lieu du trafic de drogue dans l'agglomération grenobloise", selon les mots du Dauphiné Libéré (31/07/2022), cette tour est gérée par ACTIS, présidé par l'ex première adjointe Elisa Martin (anciennement par Eric Piolle). Cruelle ironie : en 2020, le bailleur avait mis à disposition un local à la police nationale pour qu'elle tienne des permanences dans le quartier. 

La communication autour de la tour n'a rien changé à ce qu'il se passe derrière les murs... Photo : Grenoble Alpes Métropole

LA SITUATION PERDURE DEPUIS DES ANNÉES

Déjà en 2019, de la drogue était saisie dans un appartement vide de la tour. À l'image de ce qu'il se passe dans d'autres appartements ACTIS vides dans le quartier Mistral ou au lys rouge, régulièrement squattés et utilisés par les dealers. Déjà à l'époque, Alain Carignon demandait au Maire et Président de l'office HLM Eric Piolle de revoir la politique d'attribution des logements et de mettre en oeuvre un contrôle strict pour cesser de loger la délinquance.

Lys Rouge : des logements d'Eric Piolle et d'Elisa Martin occupés par des dealers.

HOCHE : LE QUARTIER SE DÉGRADE À VITESSE GRAND V

À Hoche, fin juillet, un revendeur a été condamné après que 10 kilos de résine de cannabis et 3760 euros ont été découverts par la police dans un appartement ACTIS. Le trafic rend invivable le quartier pour ses habitants, qui n'obtiennent aucune avancée de leurs élus qui ont pourtant les manettes pour agir. 

4 ans après que ce restaurateur ait dû fuir, la situation du quartier Hoche a encore empiré

L'OPPOSITION DEMANDE DES MESURES : PAS DE RÉPONSE

Alain Carignon, Président du Groupe d'Opposition, avait immédiatement écrit à Elisa Martin en a qualité de présidente d'ACTIS et à Eric Piolle en sa qualité de Maire pour demander des mesures : "une fois de plus, je vous sollicite pour que vous m’informiez des actes que vous avez diligenté (avertissements, plaintes, amendes, procédures d’expulsion…) à l’égard du locataire participant à ce trafic, contrevenant de toute évidence au règlement des HLM qui s’impose lui. Sans action de votre part, les forces de la Police Nationale seront totalement impuissantes à déjouer des trafics organisés à partir de logements sociaux et leurs voisins continueront à vivre dans la peur." Pas de réponse des concernés.

Le courrier d'Alain Carignon

LA MUNICIPALITÉ NE VEUT RIEN FAIRE

Car la Municipalité se refuse à faire quoi que ce soit. L'adjointe à la "tranquillité publique" Maud Tavel est aux abonnés absents quel que soit le sujet. La Présidente d'ACTIS Elisa Martin a toujours refusé de répondre lorsqu'elle est interpellée sur sa gestion des logements sociaux. Le Maire Eric Piolle refuse de parler de sécurité : dans son programme aux élections municipales, il ne formulait aucune proposition, noyant le sujet derrière la sémantique "des sécurités" qui lui permettait de parler de "sécurité alimentaire, sociale, sanitaire"... bref, de tout sauf de sécurité. L'insécurité est même un "fantasme" pour Céline Deslattes, élue de la majorité :

DERRIÈRE LES FAÇADES, RIEN NE CHANGE

Plutôt que d'agir en profondeur, la Municipalité préfère ainsi communiquer à outrance sur les opérations de rénovation urbaine des quartiers. Mais derrière les façades rafraichies, rien ne change : ni la situation sociale des habitants, ni l'emprise du trafic de drogue sur leur vie. Après 8 ans au pouvoir, Eric Piolle ne peut pas faire comme si il ne savait pas ou continuer à nier : sans courage et volontarisme politique de sa part, la situation est vouée à empirer.

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