GRENOBLE-HABITAT: E.PIOLLE A NOUVEAU EN MINORITÉ à la MÉTROPOLE

« On ne met pas Grenoble-Habitat en vente comme des aspirateurs. C’est un bien commun . La gouvernance locale est un talisman entre nous » .  Jamais Christophe Ferrari ( PS repenti) réélu Président de la Métropole contre le candidat de Piolle n’était allé aussi loin. Accusant Eric Piolle de vouloir faire de l’argent avec le logement social. De brader » un bien commun » . Et d'accuser aussi  le chantre affiché du local d’envisager de confier la gestion de «  Grenoble-Habitat » à une société privée  parisienne.

AUCUNE OBLIGATION DE VENDRE LES ACTIONS de la VILLE

Comme sur tous les dossiers, Sa Supériorité avait décrété qu’il fallait vendre les actions de la ville , alors que rien ni personne ne l’y contraint comme le lui ont rappelé nombre d’élus vendredi dernier au Conseil Métropolitain.

E.PIOLLE AVAIT REFUSÉ LE DÉBAT DEMANDÉ PAR L'OPPOSITION 

Le débat était advenu sur la base d’un vœu présenté par Laurent Thoviste, Adjoint au Maire de Fontaine qui reprenait tous les arguments déjà développés par le groupe d’opposition au Conseil Municipal de Grenoble lequel avait demandé – en vain – qu’un débat soit organisé sur les intentions d’Eric Piolle.

UNE FAUSSE RECETTE INSCRITE DANS LE BUDGET de la VILLE

Celui-ci avait simplement inscrit au budget 2022 de la ville une recette de 17 millions d’€ sur la base d’une vente des actions de la ville de Grenoble Habitat évaluée au total par Lui à 45 Millions d’€. Le solde de la vente devant intervenir en 2023. Au moment du vote du budget, les alertes, avertissements des élus de l’opposition avaient été balayés d’un revers de main. En réalité ces recettes étant très aléatoires , au moment d’être voté, le budget de la  ville était insincère.

LA MUNICIPALITÉ VEND LES BIJOUX de FAMILLE: GEG, COMPAGNIE de CHAUFFAGE...

Mais de plus Grenoble Habitat c’est 4500 HLM et 10 000 locataires. Ils ne peuvent pas faire partie d’un Monopoly financier pour boucher les trous de Piolle.

Car la municipalité a déjà vendu les bijoux de famille : les actions de GEG, de la Compagnie de Chauffage, des SEM que les Rouge/Verts avaient combattu, constituées par la municipalité Carignon, qui ont rapporté gros.

B.SCHUMAN ( Verts/FI) SANS ARGUMENT POUR DÉFENDRE l'INDÉFENDABLE

En demandant qu’au lieu de vendre les actions aux plus offrant, Eric Piolle choisisse de rétablir le dialogue avec la Métropole , de conserver une gouvernance locale, majoritairement publique, tournée vers les réhabilitations et les constructions, le vœu soumis au vote revenait aux fondamentaux. Le groupe de Piolle était sur la défensive . Barbara Schuman ( Verts/Fi) Présidente de Grenoble-Habitat, campant sur une obéissance sans nuance à Piolle sur ce dossier aussi, ne trouvait aucun argument pour défendre l’indéfendable.

LE GROUPE PIOLLE à la MÉTRO EN ETAT de GRANDE FAIBLESSE

Frappante était la faiblesse politique du groupe Piolle qui n’était évidemment pas en capacité de défendre une position justifiée seulement par des raisons bassement financières. Qui se terminera dans la honte puisque au Conseil Municipal du lundi suivant, Eric Piolle retirera la recette de 17 millions d’€ au budget de 2022 et fera descendre  l’évaluation globale de la valeur des actions à vendre de 45 à 30 Millions d’€. Sans explication sérieuse. Cette jonglerie du Grand Timonier inquiète aussi  les  contribuables grenoblois.

JUSQU'A QUAND LES ÉLUS DU GROUPE PIOLLE VONT-ILS  AVALER ?

Le résultat des courses ? A la Métropole , réduit aux acquêts de son seul groupe dont nombre de membres auraient aimés être ailleurs, plutôt que de voter contre une orientation à laquelle ils aspirent, Eric Piolle a été largement battu. Jusqu'à quand les élus de ce groupe extérieurs aux élus grenoblois, vont ils demeurer le petit doigt sur la couture du pantalon et défendre de telles inepties? (1).

UNE LARGE MAJORITÉ CONTRE PIOLLE 

Le Conseil Métropolitain dans une large majorité qui va du PS à la droite en passant par le centre, a adopté le texte qui  lui demande de reprendre les discussions avec la Métropole sur des bases excluant l'idée de faire une opération financière sur le dos du logement social. 

UNE MARGINALISATION LOCALE et NATIONALE 

Ces défaites politiques tendent à se répéter pour lui actant sa marginalisation locale, complétant sa mise à l'écart nationale. Après les révélations sur le rapport caché aux grenoblois, les départs dans sa majorité, l'asphyxie financière de la ville qui l'a conduit à recourir massivement à l'emprunt ( 14 Millions d'€) au dernier Conseil Municipal, la joyeuse perspective de recourir à l'augmentation d'impôts, la mi-mandat de Piolle se présente comme une Bérézina. 

L'été ne sera pas le seul à être chaud. L'automne aussi. 

 POURQUOI DES ÉLUS EXTERIEURS à GRENOBLE DANS LE GROUPE PIOLLE?

(1) Outre les élus grenoblois, le groupe Piolle à la Métropole ( UMA) qui portait la candidature de Mongaburu contre Christophe Ferrari est composé d'apparatchiks, tels Laurent Amadieu, Maire de St Egréve, Florent Cholat Maire de Champagnier, Georges Oudjaoudi ( St Martin d'Hères) qui paraissent primo-dépendants de Piolle. Figurent aussi des élus tels Lionel Coiffard ( Vizille) Thierry Semenaz (St Martin d'Hères) Elisabeth Debeunnes ( La Tronche) Francis Dietrich ( Champ sur Drac)  peut être "tenus" par leurs Vice-Présidences, obtenues au nom du groupe. Le Maire de Champ sur Drac  lit consciencieusement les positions de Piolle rédigées par l'attaché de groupe. Figurent encore Pierre Bejjaji ( Eybens) , Séverine Jacquier ( Vizille) Alban Rosa ( Echirolles). La question se pose de savoir pourquoi de tels élus soutiennent les dérives de Piolle sur le Burkini ou la vente des actions de Grenoble-Habitat à une société parisienne privée et demeurent disciplinés derrière un tel " leader". Elle se pose vraiment. 

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