BURKINI: E.PIOLLE MIS EN MINORITÉ à la MÉTROPOLE

Le psychodrame s'est transporté à la Métropole hier et l'opposition a été aussi offensive qu'au Conseil Municipal faisant au final plier Christophe Ferrari et la majorité Métropolitaine .

En effet ceux-ci avaient annoncé mardi un voeu demandant au Conseil Municipal de Grenoble"d'abroger" sa délibération sur le Burkini. Eric Piolle a multiplié les interventions jusqu'à vendredi pour s'éviter cette nouvelle humiliation. Dans la nuit de jeudi à vendredi avec ses nombreux Vice-Présidents qui siègent dans l'exécutif , il obtint que le voeu soit amputé de cette demande d'abrogation.

C.FERRARI DÉFENDAIT UNE MARCHE ARRIÉRE

Benoitement Christophe Ferrari présentait sa marche arrière comme la volonté de ne pas faire d'ingérence dans une collectivité locale ...ça ne tenait pas debout. Les Conseillers d'opposition sont monté au créneau avec force pour dénoncer ce recul et cette lâcheté. Et n'ont pas lâché. 

Sentant venir le boulet, Erci Piolle a demandé à son groupe de se retirer de la séance, ne souhaitant plus se défendre à bouts d'arguments. 

N.PINEL :" VIVE INQUIÉTUDE FACE à CE RETOUR EN ARRIÉRE"

Ainsi Nicolas Pinel a exprimé "sa vive inquiétude face à ce retour en arrière qui alimentera le buzz d'Eric Piolle sur le sujet " . Michel Savin, Sénateur, Dominique Escaron , Jean-Damien Mermillod-Blondin, Claudine Longo, Christophe Revil .... nombreux sont monté au créneau pour dénoncer cette palinodie . La majorité était très embarrassée.

" UN SYMBOLE DU RENONCEMENT FACE à L'ISLAMISME"

Evidemment Alain Carignon a tiré à boulets rouges sur le recul proposé par Christophe Ferrari. Dénonçant la lâcheté du message face à l'islamisme politique : " cette autorisation du burkini dans les piscines est un symbole du renoncement à l'universalisme républicain" Rappelant que le projet du texte Ferrari reconnaissait que le débat sur le burkini " nous est imposé par des groupes minoritaires" . Et il se refusait ensuite à le condamner !

" QUELLES PRESSIONS POUR SUPPRIMER LE RETRAIT?"

Le président du groupe d'opposition demandant pourquoi il avait retiré la demande d'abrogation de la délibération Grenobloise? Sous quelles pressions? De qui? Pour quelle raisons avouables? La pression des élus d'opposition était très forte.

Les élus de la majorité Métropolitaine qui avaient signé un appel à Piolle avant le vote du Conseil Municipal pour qu'il retire sa délibération sur le burkini étaient embarrassés de ne plus lui demander de l'abroger après! La confusion a été de plus en plus forte au fil des heures.

Hakim SABRI ( Verts/Ades) : " UNE VISIBILITÉ A L'ISLAM RADICAL et RIGORISTE "

Finalement Christophe Ferrari a suspendu la séance afin de se concerter avec ses élus de la gauche. D'autant qu'en même temps le site du " Dauphiné " révélait le tweet de Clément Chappet, le candidat( LR) dans la 3 eme circonscription sur les propos d'Hakim Sabri Adjoint ( Verts/Ades) aux finances selon lequel " à travers cette délibération vous avez offert une visibilité aux pires ennemis de la communauté musulmane , tenants d'un islam radical et rigoriste et qui surfont se rappeler à votre bons souvenir aux prochaines élections. Comptez sur moi pour le leur rappeler" . Le camp Piolle est un champ de ruine.

C.FERRARI  CÉDE AU BOUT DE 3 HEURES DE DÉBATS 

Une demi heure après Christophe Ferrari revenait en séance publique pour expliquer qu'il ... rétablissait la demande d'abrogation de la décision du Conseil Municipal de Grenoble! La plupart des Maires de sa majorité ne pouvaient plus tenir face aux coups reçus de toutes parts. Le groupe communiste lui-même étant divisé entre Nicolas Béron-Perez , soutien inconditionnel de Piolle refusant de condamner le burkini, ceux qui s'abstiennent et les deux Conseillers PCF qui s'y opposent. Ce qui interroge sur ce qui va se passer bientôt à Echirolles et St Martin d'Hères. 

L'OPPOSITION EST ENTENDUE SUR LES VALEURS 

Mais Alain Carignon se réjouissait " que l'opposition soit entendue et que les valeurs républicaines l'emportent" sur la politicaillerie de  " l'attelage brinquebalant " que représente l'alliance Ferarri/Piolle dans l'exécutif de la Métropole. 

Après le débat du Conseil Municipal à l'issue duquel la majorité Piolle s'était gravement divisée , l'emportant seulement de 29 voix contre 27,  Eric Piolle est clairement minoritaire à la Métropole dans son désir de favoriser l'islamisme politique : 68 voix pour l'abrogation de sa délibération sur 79 votants, dont neuf ont voté contre et deux se sont abstenus. Le vœu a donc été approuvé par 57 % de l’assemblée métropolitaine. 

Un débat qui  démontre aussi combien les élus de l'opposition , par leur capacité d'offensive, jouent un rôle permettant d'isoler Piolle en s'opposant à ses dérives . 

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