CONSEIL MUNICIPAL : É.PIOLLE DÉCOUVRE LES ARBRES QU’IL ABAT

Pas un mot. Eric Piolle n’a pas trouvé un mot à répondre à Alain Carignon lorsque celui-ci a montré l’hécatombe grenobloise des arbres au Conseil Municipal. Seulement pour sembler se moquer d’une photo d’une broyeuse d’arbres … d’Arcachon. Personne n’a rien compris.

LE MÉPRIS D'Eric PIOLLE HEURTE SUR TOUS LES BANCS 

Même Emilie Chalas (LREM) , plutôt bienveillante avec Piolle, se revendiquant souvent  de la gauche, a été estomaquée : «  je trouve cela très irrespectueux, car les problèmes sont là » a-t-elle lancé au Maire.  Mais tout au long du Conseil il a voulu écraser de son mépris la réalité de la ville. Il se juge plus utile à distribuer des tracts à Paris ou animer un grand meeting à… Romans.

LA PRÉSENCE de Gilles NAMUR ( Verts/FI) RAFRAÎCHIT LA VILLE... 

Cette séquence du Conseil Municipal a constitué un moment fort puisqu’elle répondait à l’habituelle litanie de la municipalité – en l’occurrence celle de Gilles Namur , l’Adjoint à la Fraîcheur dont la seule appellation rafraîchit la ville -selon laquelle elle est toute dévouée … aux arbres. Il s’agissait de fournir à des grenoblois des arbres pour en planter. Pourquoi pas?

LEUR ATTACHEMENT AUX ARBRES : PAROLES, PAROLES

Mais ça donnait aux Rouge/Verts la énième occasion de vanter leurs actions pour la biodiversité, la capitale verte, la canopée urbaine, la lutte contre le changement climatique, la création de zones d’ombre, assainissement de l’air,  la captation du gaz carbonique , même l’attractivité du territoire ( !) , l‘embellissement du cadre de vie etc… n’en jetez plus.

L'HÉRITAGE VERT DES MUNICIPALITES PRÉCÉDENTES

Alain Carignon ,qui a démontré comme Maire son attachement aux arbres , ( voir la réalisation du Musée de Peinture qui préserve les platanes de l’avenue Randon, voir le parc Pompidou de 5,5 hectares qui a conservé les grands sujets contrairement à De Bonne ou ils ont été abattus, voir la superbe place Lavalette qui a été créée devant le Musée et les 20 hectares de parcs et jardins apportés à la ville pendant ses mandats)  a montré quelques images accablantes de l’attention portée par Eric Piolle à ce sujet . La bétonisation de la ville sera un élément très fort de son bilan.

LE SUJET DES ARBRES N'A PAS RETENU L'ATTENTION des MÉDIAS

Le «  Dauphiné » sous la plume de Jean-Benoit Vigny a préféré retenir la féminisation de l’appellation des noms des rues à laquelle le quotidien a réservé une page. Une opération totalement dans la symbolique, en conformité avec la volonté de modifier l’imaginaire des grenoblois qui est le rôle évident et principal de la municipalité.. Tandis que l’abattage concret des arbres dans la capitale verte est un sujet polémique puisque tout ce qui contredit la doxa municipale est polémique, voire provocateur. Comme on le voit avec «  Grenoble à cœur » et les Unions de Quartiers . Le sujet n’a donc pas retenu l’attention et il faut en prendre acte.

DE LA PLACE Victor HUGO ...

Pourtant le Président du groupe d’opposition a montré la place Victor Hugo par laquelle la municipalité a commencé en  abattant 19 marronniers qui n’étaient pas 19 marronniers tous malades, aucun service n’ayant jamais justifié que  ces 19 marronniers étaient tous malades. Eric Piolle a fait passer cette place historique d’ilot de fraicheur et d’ombrage à ilot de chaleur.

... AU SQUARE SILVESTRI 

Il a montré  le square Silvestri , le petit square à l’angle de Gambetta et berthe de boissieux ou les arbres ont été abattus pour faire face à la bétonisation du quartier . il fallait caser une nouvelle école pour faire face aux 1 200 logements construits, donc déplacer les terrains de basket, réduire le skate Park et couper les arbres

LES ARBRES ABATTUS PISCINE jean BRON

Il a montré  les arbres de Jean Bron , qui faisaient de cette piscine un lieu unique et rare, ombragé. Il eut suffit d’un mot du Maire au moment des travaux pour exiger la sauvegarde de ces arbres pour qu’ils soient encore là. Mais Piolle était déjà ailleurs et descend pas à ce niveau !

Il a montré en bordure du marché de l’estacade, une zone assez minéralisée, des emplacements d’arbres … goudronnés depuis des années.

LA SUPPRESSION DES ESPACES DE RESPIRATION ...

Il a montré rue Vaujany dans une zone dense du cours de la Libération , un espace de respiration dont la suppression est permise par le plan d’urbanisme voulu par la majorité municipale, il sera remplacé par 3 immeubles !

Il a montré à Villeneuve la forêt d’arbres, sujets anciens, qui existait avant que le nouveau parking ne soit créé

... A CHÂTELET ...

Il a montré à Châtelet un vaste espace de respiration arboré qui a été totalement supprimé, les arbres tous abattus , dans un quartier également très densifié.

Il a montré un exemple de rue totalement  refaite complétement, la rue André Rivoire aux Eaux Claires,  ou pas un arbre n’a été planté, et elle est très chaude l’été , mais la municipalité attend des grenoblois qu’ils compensent ce qu’elle ne fait pas.

RUE BÉRANGER, HOCHE, RUE HELBRONNER...

Il a montré un autre exemple d’univers de macadam rue Béranger à l’angle de la place Victor Hugo au moment où  la municipalité faisait abattre tous les sujets anciens . Il faudra combien d’années pour retrouver un peu de fraîcheur dans ces nouveaux espaces bétonnés?

Il a montré Hoche ou le parc a été réduit par la création d’une nouvelle école, par l’installation de l’hôtel Okko au moment où on accroissait de … 1 200 logements le secteur. La réduction des arbres et des végétaux accroit les ilots de chaleur

Il a montré  la rue Helbronner au sud , prenant cet exemple parmi d’autres car il est significatif : il existait un espace arboré ,qui a été rasé et l’immeuble se construit en face d’une sympathique copropriété dont la présence est si importante si on veut avoir une chance de réduire la ghettoïsation de Villeneuve. Malheureusement ces habitants vont perdre le soleil et la vue sur les montagnes. Le secteur va se déprécier contrairement aux affirmation de « renforcement de l’attractivité«  annoncé dans la délibération.

... L'ILE VERTE ...

Il a montré  à l’ile verte un dossier bien connu, rue Lachman , le plan d’urbanisme voulu par Piolle, rendant possible cette urbanisation y compris là, au milieu de cet espace vert .Mais à l’ile verte tout le secteur Blanche Monnier devient un quartier comme les autres avec une forte densification, chassant une par une les villas et leurs jardins.

... LES VÉGÉTAUX DU RABOT RASÉS , LES ANIMAUX MALTRAITÉS

Il a montré cette image bucolique et attachante des chats du Rabot qui vivaient heureux à l’ombre des végétaux , soutenus par des bénévoles . Après le passage de la "capitale verte" , sans ménagement pour eux d’ailleurs, le paysage était plus dégagé , moins naturel.

Il a montré la rue Durand Savoyat , un secteur qui est en train de se densifier avec excés dans le quartier Jean Macé , montrant à droite un immeuble qui voit pousser devant lui un autre immeuble qui va le priver de soleil et de vue sur les montagnes. De l’autre côté de la rue un espace boisé a aussi été rasé en bordure du Clos des Fleurs ( 500 logements) et va être urbanisé aussi afin que pas un ME de respiration ne subsiste ;

Il a montré pas loin, en bordure de la Presqu’ile très dense, un espace végétalisé et arboré lequel, probablement dans le cadre de la nature en ville,  a été rasé sans ménagement dans un quartier extrêmement densifié.

... TOUS LES JARDINS DU CRS DE LA LIBÉRATION CONDAMNÉS 

Il a montré tous les jardins qui subsistent encore cours de la Libération et  ont vocation à disparaitre afin de réaliser une continuité bétonnière de 7 ou 8 étages de Foch à Pont de Claix . Evidemment un béton végétalisé.

Il a montré encore, au hasard, tous les emplacements vides d’arbres qui attendent depuis des années, cours de la Libération, avenue Jeanne D’Arc et partout dans la ville , de la part d’une municipalité qui appelle les grenoblois à planter des arbres.

LES CERISIERS DU JAPON , PLACE de la GARE, RASÉS

Il a montré les splendides cerisiers du japon place de la gare en parfaite santé, assez jeunes qui ont été rasés alors que l’autoroute à vélos aurait parfaitement pu les intégrer .Mais il aurait fallu qu’un élu décideur fasse un petit tour de terrain ce qui est trop demander à nos Emminences. 

Il a montré à  Bouchayer-Viallet  , le seul arbre grand sujet qui demeurait  sur lequel Alain Carignon et Nicolas Pinel avaient attiré l’attention du Maire. Pascal Clouaire, le Président d’Innovia qui réalise les travaux  a reçu l’ordre de passer outre et s’est exécuté. L’arbre a sauté .

LE SIÉGE DE LA MÉTRO : 20 000 M2 de BÉTON FONT SAUTER LES ARBRES

Il a montré le splendide projet de siège de la Métro et ses 20 000 M2 de béton bd Jean Pain avec 4 à 500 places de parking, parce que ce qui est vrai pour les grenoblois n’est pas vrai pour le siège de la Métro. Mais l’ilot d’arbres doit disparaitre. Mais on promet des arbres autour du béton.

Il a montré un vieux sujet unique  parmi d’autres à l’angle de la rue Moyrand et de la rue Léon Jouhaux qui a disparu avec le projet immobilier qui en a planté un autre il est vrai. Mais ça ne fait pas le même effet.

GALTIER, AUTOPONT de GRAND PLACE, PARC TARZE

Il a montré un exemple de jardins et d’ arbres qui subsistaient cours de la Libération avant l’opération Galtier . Elle brille désormais par son caractère naturel et le renforcement de la biodiversité en ville

Il a montré les arbres abattus en même temps que l’autopont de Grand Place comme s’il n’était pas possible de les intégrer dans le futur projet qui devait normalement faire de la place au vert 

Il a montré  le parc Tarze ,modèle de la végétalisation naturelle, la nature qui reprend le dessus , comme la municipalité prétend la chérir  qu'elle veut là,  organiser, maitriser, ranger  en urbanisant une partie de cet espace naturel, dans un quartier considérablement densifié par ailleurs .

Il a montré  le dernier espace de respiration  de Beauvert que la municipalité  veut urbaniser malgré l’opposition des habitants

«  Ce n’est pas exhaustif, mais en piochant un peu partout dans la ville, dans tous les quartiers , on mesure la réalité de votre attention à ce qui peut faire le drame de notre cuvette particulièrement exposée au réchauffement et aux canicules «  a lancé Alain Carignon à Eric Piolle.

Alain Carignon a fait surgir le réel sous les yeux de Piolle, Nicolas Pinel a proposé un contrôle, Éric Piolle et Gilles Namur ont tout nié et refusé 

N.PINEL DEMANDE UNE COMPENSATION POUR CHAQUE ABATTAGE...

Nicolas Pinel a repris la balle au bond. Il est revenu à la charge avec un amendement de bons sens qu'il avait déjà proposé: décider de la sanctuarisation des arbres, qu'en cas d'impossibilité de les conserver la décision soit soumise aux élus et qu'en cas d'abattage , celui-ci soit compensé par la plantation d'arbres d'une valeur totale équivalente à sa valeur . Le barème a même été voté par le Conseil Municipal. Il permet de savoir le nombre d'arbustes qu'il faut planter pour compenser un marronnier centenaire de la place Victor Hugo.

G.NAMUR REFUSE TOUT CONTRÔLE 

Conforme à ce que la municipalité dit, de bon sens, écologique, sa proposition a été refusée par... Gilles Namur. Celui qui s'élève contre les fakes de " Grenoble à coeur" et des Unions de Quartiers...

L'Adjoint-bidon a répondu que ce n'était pas la peine d'adopter cette règle puisque la municipalité... l'appliquait! Bien entendu dans un cadre totalement invérifiable. A ce degré de mauvaise foi et de langue de bois les grenoblois peuvent juger de ce qu'il en est des indignations surjouées par les élus Rouge/Verts contre tout ce qui n'est pas eux. 

QUELQUE CHOSE DE POURRI DANS LE FONCTIONNEMENT MUNICIPAL 

Mais en faisant surgir le réel dans la salle du Conseil Municipal, en contraignant la municipalité à afficher sa tartufferie , le groupe d'opposition a , une nouvelle fois, fait preuve de pédagogie. Même le plus Piolliste - s'il en reste- ne peut nier qu'il y a quelque chose de pourri dans le fonctionnement municipal.

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