CONSEIL MUNICIPAL: ÇA CHAUFFE POUR ÉRIC PIOLLE

 

"C'est comme ça, c'est comme ça" . A Nicolas Pinel qui lui demandait à nouveau - comme il le fait depuis 4 mois- pourquoi il refusait de communiquer au Conseillers Municipaux les documents existants qui permettraient de suivre la politique du personnel,  Éric Piolle, comme un coq sur ses ergots, répétait "c'est comme ça".

Brigitte BOER AVAIT DEMANDÉ UN CHANGEMENT DE MÉTHODE

Le Conseil Municipal de lundi a été la caricature des méthodes de gestion des Rouge/Verts grenoblois. Des méthodes dont Brigitte Boer avait demandé à l'ouverture - et en vain- qu'ils en changent. Le Roi apparaissait nu, dans son splendide isolement, ses certitudes et ses dogmes. La gêne d'une partie de la majorité était palpable parmi ceux encore présents. Car autour et avec Yann Mongaburu (Verts/Ades) beaucoup ont déserté. 

E.PIOLLE REPLIE SUR UN NOYAU DUR D'APPARATCHIKS

Éric Piolle s'est retrouvé avec le noyau dur très restreint des apparatchiks professionnels, tels Vincent Fristot et Christine Garnier ( Verts/Ades) élus aux manettes-clefs depuis 1995, mais inconnus des grenoblois,  lesquels , sur un ton de bureaucrates Staliniens, ont reproduit leurs longs développements, appuyés sur une somme d'infinis détails, afin de noyer l'essentiel. 

G.NAMUR: A BERRIAT LES HABITANTS RÉCLAMENT QUE LA MUNICIPALITÉ CONTINUE

Rejoints par de malheureux aboyeurs comme Antoine Back et Gilles Namur (Verts/FI) complètement submergés par un réel qu'ils récusent. N'a t-on pas entendu le second expliquer qu'à l'assemblée générale de Berriat les habitants avaient réclamé moins de stationnement, moins d'accès voitures, plus de piétonnisation? Est-ce une nouvelle commerçante du quartier, Lucille Lheureux, Adjointe au Maire  (Verts/FI) qui le demande?  Un Gilles Namur qui qualifie " d'opposants politiques" toute Union de Quartier, tout collectif qui ne pense pas comme la majorité municipale. Tout chiffre qui n'émane pas du Guide étant faux par nature. 

A L'ESPLANADE LA MUNICIPALITÉ INSTALLE F.MAHREZ...

A l'Esplanade , la municipalité a décidé d'installer une association amie, Alternatiba, couverte de privilèges puisqu'elle lutte contre les banques et les paradis fiscaux comme Éric Piolle: en évitant Singapour et de mettre en cause un Maire actionnaire d'une société dans ce paradis fiscal qui n'a que les banques comme clients. ça vaut bien la mise à disposition pour propagande de locaux financés par le contribuable pour un loyer, au départ, de moins de 100 € par mois avec la redoutable obligation d'ouvrir au moins le mercredi après midi. Evidemment les habitants n'ont aucunement été consultés de savoir ce qu'ils auraient préféré comme occupation des lieux. Dominique Spini a demandé - en vain- ce qu'il en serait du bruit, des nuisances, des activités dans le lieux. 

... QUI PROTÉGE Eric PIOLLE SUR TOUS LES FRONTS 

Fabienne Mahrez, l'animatrice d'Alternatiba, ex candidate des Verts aux élections départementales, est professionnellement parmi les responsables de "Energy Citoyennes ", l'entreprise qui commercialise le photovoltaïque qui - ça tombe également bien- est une priorité des collectivités locales et bénéficie de tous les marchés. Mais elle est aussi la représentante du collectif " Roosevelt 2012 " qui engage sur l'honneur ses signataires à n'avoir aucun rapport avec les paradis fiscaux: Éric Piolle l'a signé elle ne trouve rien à lui redire. Elle est aussi la représentante de " Nouvelle Donne" le groupuscule du faussaire Pierre Larrouturou , cousin proche d'Eric Piolle, lequel avait choisi de porter les couleurs de son parti pour sa première tentative électorale en 1998. ( Mais Piolle est un nouveau né de la politique...) 

ESPLANADE : QUE VA -T-IL SE PASSER ? 

Comme on le voit Fabienne Mahrez disposait de toutes les références pour bénéficier de l'attention municipale. Par contre Éric Piolle n'a pas daigné répondre à Alain Carignon qui lui demandait si les grandes présentations du projet esplanade au Conseil Municipal l'année dernière, annonçant que les travaux commenceraient " après la foire des Rameaux de 2022 " allaient débuter. Faut pas exagérer.

PIOLLE N'A PLUS D'INTÉRÊT POUR LA FÊTE DES TUILES

Nicolas Pinel a aussi demandé si le grand  marqueur du mandat, " la fête des tuiles" , était maintenu? Rien n'est lancé en effet car il semble que le Grand Timonier s'en désintéresse. Le marché n'est plus donné à l'association amie avec laquelle il comparait en correctionnelle. Mais il lui a accordé lundi une subvention pour un autre projet. Ainsi de la rue d'Alembert à l'esplanade, en passant par le socio-culturel, mieux vaut être conforme à l'idéologie Piollesque, lui rendre de menus services ou coller ses affiches, pour avoir des chances de bénéficier des grandes largesses municipales. 

N.PINEL: POURQUOI E.CHALAS (LREM) N'A PAS VOTÉ NOTRE PROPOSITION?

Emilie Chalas ( LREM) s'étonnait -enfin -à juste titre que la partie civile ville soit représentée par l'obéissant Vincent Fristot , primo-dépendant du Maire, dans le procès en correctionnelle sur les marchés sans appels d'offre, ce qui pose une évidente question de conflit d'intérêts. Ce que le groupe d'opposition rappelle depuis longtemps, Nicolas Pinel s'étonnant qu'Emilie Chalas n'ait pas voté l'amendement qu'il avait présenté pour que le Conseil Municipal désigne un membre de la minorité du Conseil Municipal pour représenter la partie civile.

UNE CERTAINE CONNIVENCE avec E.PIOLLE 

Sa connivence avec Piolle lorsqu'elle a soutenu avec force la légitimité de sa candidature à la présidentielle (!) et son affirmation répétée qu'elle est "de gauche" la conduit à fermer les yeux par instant, afin de tenter de s'assurer les grâces de ce camp.  

On verra ce que ce slalom donnera aux législatives où elle trouve en face d'elle Clément Chappet, un candidat de terrain, sans porosité avec la majorité municipale. Tandis que la gauche, derrière laquelle elle court et à laquelle elle donne des gages, à ses propres candidats. 

" LE MAIRE SE BAT EN JUSTICE CONTRE LES GRENOBLOIS"

En rendant compte de ses décisions, Éric Piolle est contraint de publier la liste impressionnante des procédures qu'il engage. Parmi elles, les appels qu'il engage pour contester les procès perdus contre les grenoblois ! Ainsi l'artisan de la rue Cuvier qui se bat pour sa survie ou les habitants de la rue Lesage qui veulent pouvoir continuer à accéder à leur domicile, doivent subir le poids des procès, des avocats parisiens, financés par le contribuable, à la demande d'Eric Piolle : " le Maire continue de se battre en justice contre des grenoblois . Au lieu d'aller sur place pour traiter ces sujets, il rajoute de la procédure" a dit Alain Carignon au Conseil Municipal. Un créateur de tensions en quelque sorte.

" C'EST MOI QUI DÉCIDE, C'EST COMME CA"

Plus les dossiers surgissaient, plus Éric Piolle se raidissait : " c'est moi qui décide. C'est comme ça" ont été ses phrases fétiches, du début à la fin.  Ce Conseil Municipal a frappé par la pauvreté de son contenu. Par l'affichage du mépris de la minorité. Par le rétrécissement sémantique et numérique de la majorité municipale. Par la fermeture affichée d'Eric Piolle. Comme si la fin du cycle enclenché par son départ à Paris, dès le lendemain de sa réélection, était désormais acté, la fin du mandat s'éternisant comme une longue et sombre fin de règne. 

 

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