FERRARI/PIOLLE: FUITE EN AVANT VERS L’ENDETTEMENT

 

" La politique du marchandage entre des groupes évidemment profondément  divisés ne peut aboutir qu’à une seule fuite en avant, le recours à la dette, le plus petit dénominateur commun, celui qui renvoie l’addition aux générations futures auxquelles, par ailleurs, vous affirmez être si attentifs."

AUCUN ENSEIGNEMENT DU RAPPORT DE LA CHAMBRE DES COMPTES

Alain Carignon a résumé hier le point de vue du groupe d'opposition sur le Programme d'investissements de la Métropole présenté par Christophe Ferrari ( PS repenti) qui s'est entendu avec Éric Piolle pour mettre en place un catalogue à la Prévert dans lequel chacun trouve ce qu'il veut. 

"Ce plan-plan ne tire aucun enseignement des rapports de la Chambre Régionale des Comptes qu’il s’agisse de la Métropole ou de certains de ses outils comme les SPL ou les SEM. Gonflement des dépenses de fonctionnement, absence de mutualisation massive, il ne dégage aucune identité qui nous permettrait d’être identifié dans le concert des Métropoles. «  Tout est important » avez-vous dit c’est-à-dire rien ne l’est spécialement" a encore relevé Alain Carignon. 

 

UN IMMEUBLE DE BUREAU DE 20 000 M2

La Métropole investit 82 Millions d’€ pour créer un siège pour elle-même, un bon gros ilot de chaleur de 20 000 M2 bd Jean Pain, autour duquel, après avoir détruit des dizaines de vieux sujets on plantera 93 arbres .

Le  "retour sur investissement "est annoncé pour 2046,  mais la Chambre Régionale des Comptes a indiqué qu’il serait probablement sur-occupé à son ouverture alors que la première Vice-Présidente Michèle Veyret ( PCF) a annoncé résoudre les problèmes de bureaux pour 60 ans.  4 à 500 places de stationnement sont prévues en sous-sol, stationnement  qui est refusé à ceux qui vivent ou travaillent à Grenoble, désignés, eux,  comme mauvais citoyens .

" VOUS EN ÊTES AU GOSPLAN à la SOVIÉTIQUE "

Et Alain Carignon d'enfoncer le clou à ce sujet: " alors que le monde change, que personne ne peut savoir ce qu’il en sera de l’organisation du travail , alors que nous sommes seulement certain qu’il faut apprendre à gérer l’incertitude, alors que nous avons en face de nous , de l’autre côté du boulevard, un hôtel de ville à l’abandon, qui nécessite des millions d’€ d’investissements, alors que la ville centre a acquis et rénové le siège d’une banque pour en faire des bureaux, alors qu’il existe des milliers de M2 vides qui vous appartiennent en direct ou aux collectivités, depuis les sièges de la Caisse d’Epargne jusqu’aux  locaux publics désespérément vides dans les quartiers , alors que des quartiers politiques de la ville ont un impératif besoin de mixité d’usage, pour lesquels  l’implantation de bureaux permettraient de créer de l’activité, une vraie mixité , de faire vivre les commerces … vous en êtes encore au Gosplan à la soviétique avec votre siège: tout concentrer au même endroit." Il n'a évidemment pas été entendu. La majorité avait fait ses échanges entre élus et plus rien ne pouvait bouger.

 

TOUJOURS 17 000 DEMANDEURS DE LOGEMENTS DEPUIS 25 ANS

Ainsi les élus rappellent les 17 000 demandeurs de logements , un chiffre qui ne varie guère depuis 25 ans, ce qui devrait tout de même poser question ou bien sur le chiffre lui-même – combien parmi ces 17 000 habitent dans un logement social qu’ils veulent quitter parce que les quartiers que vous construits ne les satisfait pas- ou bien sur la politique conduite elle-même qui ne résout aucunement le problème malgré les financements mis en place.

UNE POLITIQUE BÉTONNE, L'AUTRE VÉGÉTALISE

Il s’agit surtout pour Christophe Ferrari et Éric Piolle d’en induire la poursuite de la densification de la Métropole en totale contradiction avec la situation de la cuvette particulièrement sensible au réchauffement climatique et qui sera victime plus que d’autres des périodes de canicule. Mais ils financent les deux politiques contradictoires en même temps . L’une qui bétonne et l’autre qui végétalise le béton!

 

A.CARIGNON : " PRÉSERVER DES ESPACES DE RESPIRATION"

"Nous pensons que lorsqu’une collectivité à la chance de bénéficier de nouveaux espaces elle devrait en préserver 50 % au futur qu’elle ne connait pas, en attendant en le réservant à de la respiration" a proposé Alain Carignon. Précisant :  " lorsque tout à côté , j’ai eu la chance de pouvoir acquérir les 10 hectares de la Viscose à Rhône-Poulenc, nous avons décidé d’une zone d’activité, Technisud pour la moitié , mais l’autre moitié à l’extension, dans une partie qui est restée naturelle, du parc Bachelard. Dont l’avenir peut disposer."

UNE ABSENCE DE MARIAGE DES INVESTISSEMENTS 

Cette absence de vision globale, cette absence de mariage des investissements entre plusieurs politiques qui permettrait à la fois des économies et une efficacité de ces politiques , est la marque de la gestion de la coalition Rouge/verts/PC/PS . Elle est le résultat de cet attelage Métropolitain chaotique  qui tire à hue et à dia , qui contraint à échanger un planétarium contre plus ou moins de ZFE , une somme de compromis qui aboutit à un catalogue,  permettant de passer les obstacles un par un.  Ce n’est pas une politique à la hauteur de notre Métropole.

Alain Carignon a fait une intervention demandant de changer de braquet

 

UNE REDOUTABLE INEFFICACITE et UN SURCROIT de DÉPENSES

En conclusion Alain Carignon a bien résumé quelle était la réalité :" ce Plan d'investissements est  un répertoire de politiques , certaines s’opposant les unes aux autres , avec une absence de conjugaison entre elles qui conduit à une redoutable inefficacité et à un considérable surcroit de dépenses."

Si on ajoute l'hypertrophie de la Métropole a celle de Grenoble, on aboutit à cette situation d'une collectivité qui ne peut plus être identifiée parmi toutes les Métropoles , devenue un simple syndicat d'élus sortants, qui se partagent les investissements afin de pouvoir durer. De belles perspectives ...

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