FLAUBERT: “UN NOUVEL ARLEQUIN ?” QUESTIONNE LE DL

 

« Comme le dit la Chambre des Comptes, l’opération Flaubert est en danger, elle se commercialise très mal, les acquéreurs traînent du pied. Et ceux qui achètent vont être spoliés à la fin », a estimé Alain Carignon" rapporte Isabelle Calendre dans le DL (14/2/22) à propos des débats sur l'urbanisme Piollesque qui s'est déroulé au dernier Conseil Municipal. Un débat qui a montré que socialistes et Verts conduisent bien ensemble ou successivement la même politique depuis 1995, laquelle aboutit à la spoliation de la classe moyenne. 

A HAUTEUR DE LEURS FENÊTRES UNE ACTIVITÉ DE RESTAURATION 

"Les premiers habitants sont très inquiets de voir pousser autour d’eux et très près un univers de béton qui va ressembler à ce qu’on voit sur la Presqu’ile que vous appelez chaque fois « écoquartier » par anti phrase. Quand on observe le pied de l’immeuble Actis de la rue Desborde Valmore il y a un panneau de locaux commerciaux à louer depuis 2 ans et aucun n’est loué sauf pour un bar à radis" avait expliqué Alain Carignon. Ajoutant : "nous nous faisons l’interprète des premiers habitants inquiets de voir arriver à hauteur des fenêtres et terrasses de leurs appartements  cette activité de restauration, même d’alimentation saine et qui vous remercient évidemment de veiller sur leur santé avec leur argent et avec des acteurs proches de vous,  mais qui peut être une source de bruit et de nuisances du fait que la bétonisation de l’ensemble crée une caisse de résonance extrêmement forte".  En effet l'ilot Marceline qui l'entoure comportera déjà 350 logements!

LES ACQUÉREURS VOIENT PARTOUT CHUTER LA VALEUR DE LEURS BIENS

Mais surtout le Président du groupe d'opposition a cité des habitants des différents quartiers spoliés par cet urbanisme depuis l'Arlequin ou des logements de 80 M2 ne trouvent pas acquéreur à 58 000 € en passant par Vigny-Musset, de Bonne, la Presqu'ile ou les propriétaires ont tous vu la valeur de leur bien se réduire après leur achat. Aucun élu évidemment n'acquiert un logement dans la plupart de ces opérations. 

Alain Carignon très inquiet du projet Flaubert au Conseil Municipal

" LA VILLE OU L'IMAGINATION AURA ENFIN LE POUVOIR" 

Evidemment le banc et l'arrière banc de la gauche et des Verts est monté sur ses grands chevaux et Cécile Céniatempo ( PS) a sorti l'air de la " stigmatisation" afin de défendre un urbanisme que le PS a sous-traité aux Verts depuis Pierre Kermen, Raymond Avrillier jusqu'à Vincent Fristot. La chanson de la densification pour le bonheur du peuple est récitée depuis les années 70.  Déjà Le Nouvel Observateur écrivait le 15 mai 1972 : " L’anti-Sarcelles : comment à la Villeneuve un groupe d’animateurs et d’urbanistes, la bande à Verlhac, a osé construire la ville où l’imagination aura enfin le pouvoir" .  La même sémantique révolutionnaire est chaque fois servie par les mêmes, soutenus par une Emilie Chalas( LREM) prisonnière de son tropisme "de gauche ", formée à l'Institut d'urbanisme de Jean Verlhac (urbaniste comme nous sommes Pape), qui la met dans l'incapacité de regarder "la vérité bête" du terrain.

Dans ce débat le groupe d'opposition a défendu la classe moyenne, Alain Carignon rappelant opportunément les propos de Christophe Ferrari ( PS repenti) à la Métro, selon lequel dans notre territoire "70 % des propriétaires gagnent moins de 2000 € par mois". 

FLAUBERT : LE NOUVEAU PARC DE 5 HECTARES N'EXISTE PAS 

A Flaubert, les perroquets de la municipalité répètent les éléments de langage du cabinet selon lesquels il y aura  "un parc de 5 hectares" qui ne figure sur aucun plan. Les gros malins des fakes intègrent le parc Flaubert existant ( 2,5 hectares)  pour les habitants du quartier actuel et comptabilisent les m2 de verdure entre les immeubles pour ajouter des espaces verts au ... parc, n'arrivant jamais d'ailleurs à 5 hectares. Mais il est bien établi qu'avec 2000 logements supplémentaires, dont 50 % de sociaux , une population de 6 à 8000 nouveaux habitants ne disposera d'aucun nouveau parc. 

 

le " Dauphiné " s'interroge sur le devenir de Flaubert qui n'est en rien non plus un " écoquartier"...

 

CASERNE DE BONNE , LA FAKE EST LA MÊME 

Nos menteurs professionnels ont fait de même à la caserne de Bonne en ajoutant 1 200 logements dans le secteur et en créant la jardin des Vallons de 1,4 hectares seulement. Mais en comptabilisant le parc Hoche existant et l'esplanade Alain Le Ray qui n'est pas à proprement parler un parc, ils annoncent avoir créé un parc... de 5 hectares. On se souvient que le "Dauphiné" s'était fait le relais de cette cécité en rapportant sans filtre le discours de Gilles Namur ( Verts/FI) sur les espaces verts impossible à créer. 

 DES COPROPRIÉTAIRES APPAUVRIS

Avec des copropriétaires pauvres la mixité sociale continuera à s'effondrer et la paupérisation générale se poursuivra inexorablement. "Vous aimez tellement les pauvres que vous en fabriquez " a lancé aussi Alain Carignon. Mais les majorités de gauche et Rouge/verts entendent constituer des fiefs électoraux par le logement, dont les habitants sont les victimes. 

FLAUBERT: L'OPÉRATION DE TROP? 

Entre les effets du terrain, les rapports alarmistes des Commissaires aux Comptes et de la Chambre régionale des Comptes, Flaubert devient l'opération de trop. Avec le réchauffement , les périodes de canicule, poursuivre dans la bétonisation de la ville parait totalement dépassé. Nos habiles espéraient la conduire dans l'opacité puisque ce no man's land entre MC2 et Alliés Alpins n'est visible par personne et les quartiers avoisinants trop éloignés pour intervenir sérieusement. Mais le surgissement de la Presqu'ile que, soit par la route, soit par le train, des milliers de grenoblois découvrent chaque jour, leur permettant de comprendre chaque ce qu'est un "écoquartier" à la mode Piollesque , n'aide pas à la com' sur Flaubert. 

L'EXEMPLE DE LA CASERNE REYNIÉS-BAYARD 

La groupe d'opposition est le seul à mener ce combat pour la défense de la qualité de vie des Grenoblois. Il peut s'appuyer sur le fait que la seule caserne, le seul terrain ou une municipalité de droite a pu réaliser un nouveau quartier est la caserne Reynies-Bayard; Elle s'est passé de l'avis des urbanistes militants en épousant simplement le terrain construit en hauteur vers les boulevards et de plus en plus vers l'habitat individuel en allant vers la rue des Alliés.  C'est la seule caserne ou un parc de 5, 5 hectares a été créé, les arbres sauvegardés, la part de copropriétés supérieure à la part de HLM , qui mélange un habitat individuel et collectif, intégré un gymnase et une Maison de personnes âgées dépendantes, un hôtel et du logement étudiant. 

L'ACTION POUR ÉVITER L'ÉCHEC de FLAUBERT EST POSSIBLE

L'absence de prétention urbanistique et d'envolées lyriques a permis de répondre au mieux aux besoins des habitants. Une dure leçon pour les élus de gauche, Verts, et Emilie Chalas (LREM) qui voudraient pouvoir continuer à en donner aux autres, malgré leurs résultats si probants.

Créer des espaces de respiration, réduire la densité et la proportion de logement social y compris en vendant leur logement aux locataires, revoir la politique d'attribution pour éviter la ghettoïsation, l'action pour éviter un nouvel échec est urgente à Flaubert.  Avec sa suffisance habituelle Eric Piolle écarte toutes ces solutions de bon sens. Les grenoblois vont vivre en live un nouveau crash annoncé. 

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