PIERRE MERIAUX : L’ARROGANCE DANS LA MÉDIOCRITÉ

Si il y a un élu particulièrement représentatif du système Piolle, c’est bien Pierre Mériaux. L’adjoint au personnel parvient à cumuler incompétence crasse, arrogance démesurée et hypocrisie éhontée.

UN DÉSASTRE À LA RÉGIE DU TÉLÉPHÉRIQUE

Lors du précèdent mandat, propulsé « conseiller montagne » car il allait au ski avec Éric Piolle, Pierre Mériaux a également obtenu la présidence de la régie du téléphérique. Il avait alors « oublié » de préparer et signer le renouvellement de la convention d’occupation du domaine public du restaurant de la bastille, laissant 8 salariés dans une situation désastreuse. La situation s'enlisera pendant des mois et les salariés ne percevront pas de salaire tout ce temps. Une efficacité à l’image du reste de la majorité municipale.

Les salariés sans salaire grâce à la bonne gestion du dossier par P.  Meriaux

L’INSPECTEUR DU TRAVAIL A RECOURS AUX CONTRATS PRÉCAIRES

Inspecteur du travail de son état, donneur de leçons aux patrons toute sa carrière, Pierre Mériaux a lui-même commencé à appliquer avec zèle ce qu’il dénonce. En 2017, un salarié de la maison de la montagne dénonçait dans le Dauphiné : « Après quatre ans passés à la Maison de la montagne de Grenoble, Didier Minelli a refusé la prolongation de contrat faite par la Ville pour « trois mois, sans aucune garantie dans l’avenir de transformer ce contrat précaire en un véritable engagement, pérenne, constructif et de confiance mutuelle. Le sentiment de ne pas être respecté, de ne pas être reconnu pour les bons résultats et réalisations initiées par mes soins, l’impossibilité de me projeter dans l’avenir tant au niveau personnel, professionnel qu’économique a naturellement dicté mon choix de refuser ce contrat précaire, juste inacceptable ». Meriaux défend les droits des salariés dans ses discours, pas dans ses actes.

Avec Éric Piolle et Didier Minelli qui a claqué la porte.

LA DÉTESTATION DE LA POLICE… SAUF POUR LE PROTÉGER

Ce grand champion de la lutte sociale ne s’était également pas privé de critiquer la police qui protégeait une permanence lors d’une manifestation à laquelle il osait participer malgré l’état du dialogue social dans sa propre Mairie. Plein de mépris, il avait parlé de « robocops » pour qualifier les policiers. On ne l’a curieusement jamais entendu se plaindre quand Éric Piolle avait recours aux « robocops » pour protéger ses conseils municipaux des manifestants contre le plan d’austérité municipal. 

LE PIRE ADJOINT AU PERSONNEL QU’AIT CONNU GRENOBLE…

Devenu adjoint au personnel pour ce mandat, Pierre Meriaux a eu l’occasion de démontrer toute l’étendue de son incompétence. Incapable de parvenir à un arrangement pour la loi 1607h, incapable d’écouter les revendications des bibliothécaires, il a réussi l’exploit de dresser la totalité des syndicats contre lui. Depuis des mois, les Conseils Municipaux sont régulièrement investis par des représentants de l’intersyndicale qui ne se privent pas de dénoncer la méthode Meriaux. « Méthodes inacceptables et peu déontologiques de l’élu au personnel », « posture inadaptée et prises de position déplacées et arrogantes impropres à des échanges sereins et constructifs », « provocations et manque de respect »… Les employés municipaux n’en peuvent plus de l’adjoint au personnel. 

Les interventions de l'intersyndicale en conseil sont devenues récurrentes face à un Pierre Mériaux bien en peine pour répondre.

… MAIS IL PERSISTE À DONNER DES LEÇONS

Une telle situation devrait pousser à faire profil bas et preuve d’un peu d’humilité. Mais Pierre Meriaux ne connait pas la honte : il multiplie les leçons au gouvernement en matière de dialogue social, pendant que la Municipalité est à feu et à sang car il est lui-même incapable de dialoguer.

Pendant que le dialogue social à la ville de Grenoble est au point mort, l'adjoint au personne donne des leçons au gouvernement.

L’ÉCOLO INTÉRESSÉ

Pierre Meriaux est également un infatiguable représentant de l’écologie politique, déversant son rejet du nucléaire et son amour des éoliennes à longueur de tweets. Un engagement qui n’est pas que militant… mais aussi financier, puisqu’il est actionnaire de plusieurs sociétés oeuvrant dans les énergies renouvelables comme en témoigne sa déclaration d’intérêts auprès de la HATVP. Il est par exemple actionnaire de Valorem (75 millions d’euros de chiffre d’affaires), ce qui peut lui rapporter plus de 10 000 euros selon les années comme il le déclare lui-même. On reste admiratifs devant le désintéressement de son engagement pour le renouvelable. 

Extrait de la déclaration d'intérêts de Pierre Meriaux.

EBIKELABS : PETITS ARRANGEMENTS ENTRE AMIS ?

Pierre Meriaux possède également 10 000 euros d’actions chez EBikeLabs, une société qui vise au développement du vélo électrique. Jusque là rien de problématique. Sauf que cette société a voulu, lors du mandat précèdent, refourguer ses vélos pour une pseudo expérimentation à la Métropole. Le DG de la société, Raphaël Marguet, était également conseiller municipal. Et Yann Mongaburu, alors Vice-Président en charge des déplacements, trempait également dans cette affaire. De quoi éveiller des soupçons de trafic d’influence. Le média Place Gre’net relevait que « plus de quatre-vingt échanges de mails, notes confidentielles et notices mettent en lumière des pratiques douteuses ». Mais pas un mot de l’actionnaire Meriaux à ce sujet, lui qui est pourtant un chantre de la transparence !

Pierre Meriaux est également actionnaire d'Ebikelabs. Savait-il pour la tentative d'expérimentation qui a mouillé Raphaël Marguet et Yann Mongaburu ?

RESSOURCES HUMAINES : UN MARCHÉ POUR DES SOUTIENS ÉLECTORAUX

Côté ressources humaines, le dernier numéro du Postillon révèle que la Ville a fait appel à une entreprise de médiation, Semawe (pour pallier à l’incompétence de P. Meriaux ?). On pourrait déjà être sceptique rien que concernant le choix de cette société au verbiage aussi vide de sens que ceux de la majorité municipale (« l’holacratie pour des systèmes émancipateurs »). Scepticisme qui se confirme vu l’absence de résultats (l’entreprise a tenté une « médiation » avec une salariée de la ville, qui a finalement quitté la Mairie face à l’échec total de ses méthodes). Cerise sur le gâteau, Semawe a accompagné la liste d’Eric Piolle pour les élections municipales de 2020. Pour ensuite décrocher un contrat avec Grenoble. Aider le candidat Piolle puis bénéficier de contrats de la ville : ça ne vous rappelle rien ?

Sur son site, la société choisie par la ville pour une médiation se vante d'avoir animé la campagne municipale de Piolle...

P. MERIAUX, UN SYMBOLE DU SYSTÈME PIOLLE

Avec son adjoint au personnel, Éric Piolle a trouvé la personnification parfaite de son système. Donneur de leçons qu’il ne s’applique pas à lui-même et dogmatique incapable de se remettre en question : Pierre Meriaux représente tout ce que nous continuerons de dénoncer et combattre en 2022. Bonne fin d’année à tous les Grenoblois ! 

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