É. PIOLLE A-T-IL LE DROIT DE FAIRE PAYER SA DÉFENSE PAR LA VILLE ?

Éric Piolle a fait passer au Conseil Municipal de lundi ses dépenses d'avocat pour le défendre ....

 

En fin de Conseil Municipal lundi, Éric Piolle a fait passer une 107 ème délibération, espérant qu’elle passerait inaperçue des médias absents, selon laquelle la ville de Grenoble prendrait en charge de ses frais d’avocats dans sa défense devant le tribunal correctionnel de Valence où il comparait le 1er mars prochain pour soupçon de favoritisme.

LE CONTRIBUABLE SE SUBSTITUERAIT à LUI POUR PAYER 

En termes administratifs, Éric Piolle a demandé "la protection fonctionnelle" du Conseil Municipal ce qui signifie que le contribuable se substituerait à lui pour payer les avocats. Le fait qu’il soit contraint de faire délibérer le Conseil Municipal prouve que cette "protection" n’est pas automatique. Elle ne s’applique pas en effet quand la faute est détachable de la fonction.

É. PIOLLE AGISSAIT-IL COMME MAIRE OU AMI DE SES AMIS ? 

En accordant pour 300 000 € de marchés sans appel d’offre à une association amie qui avait collé ses affiches pendant la campagne électorale précédente, Éric Piolle agissait-il comme Maire ou à titre tout à fait personnel pour remercier des amis ? La question se pose d’autant plus que le service des marchés avait refusé de valider cette procédure et avait refusé de l’endosser. Dès lors, Éric Piolle aurait décidé de passer outre, sortant de l’exercice de sa fonction. Il semble que le groupe d’opposition souhaite saisir le Tribunal Administratif de Grenoble sur ce point malgré sa clémence habituelle à l’égard de Piolle.

 

N. PINEL :  "PARTICULIÈREMENT CHOQUANT "

Mais lundi soir Nicolas Pinel, Conseiller Municipal centriste de l’opposition n’a pas laissé passer l’affaire. Au début il a signalé cette délibération présentée en fin de conseil pour alerter citoyens et observateurs. Au moment où elle a été proposée, il a jugé « particulièrement choquant que le contribuable Grenoblois prenne en charge vos frais d’avocat alors qu’il ne vous a jamais donné mandat pour attribuer des marchés sans appel d’offres ni mise en concurrence à des associations ayant participé à votre campagne municipale et que les agents du service des marchés s’y opposaient. »

" V.FRISTOT VA DÉFENDRE LES INTERÊTS d'Éric PIOLLE, PAS CEUX DES GRENOBLOIS"

Expliquant de plus « par décision du 26 septembre 2020, le Conseil Municipal a refusé que ce soit des élus de l’opposition qui soient partie civile dans cette affaire, et a désigné un élu proche de vous, Vincent Fristot, pour représenter la ville et défendre ses intérêts. Il paraît évident que votre Adjoint va défendre les intérêts de son Maire mis en cause plutôt que ceux des Grenoblois. Plus d’un an après sa désignation, M. Fristot n’a jamais informé le Conseil Municipal de ses démarches entreprises pour la défense des intérêts de la ville, malgré notre demande lors du dernier Conseil.  Nous nous retrouvons donc dans une situation ubuesque, où les Grenoblois trinquent trois fois :

  • Ils payent les 300 000 euros de marchés attribués sans appel d’offre ni mise en concurrence.
  • Ils payent la partie civile de la ville, représentée par un élu proche de vous.
  • Et vous leur demandez désormais de payer votre avocat, avec une délibération qui passe bien évidemment en catimini en toute fin de séance. »

la vigoureuse intervention de Nicolas Pinel au Conseil Municipal de lundi

EN CAS DE CONDAMNATION É. PIOLLE DEVRAIT REMBOURSER

Nicolas Pinel a donc présenté deux amendements. Le premier étant « qu’en cas de condamnation par le tribunal correctionnel, M. Éric Piolle s’engage à rembourser la totalité des frais engagés par la ville pour sa protection fonctionnelle » . Il a été rejeté par la majorité Rouge/Verts à laquelle se sont associés notamment Émilie Chalas, le groupe PS, Anne Roche… prouvant tous que leur « opposition » s’arrangerait d’un Maire condamné pour utilisation frauduleuse des fonds publics dont le contribuable paie aussi les frais d’avocat ! Montrant bien leur « moralisme » à géométrie variable suivant leurs intérêts politiques.

LE CONSEIL MUNICIPAL DEVRAIT DÉSIGNER UN MEMBRE de la MINORITÉ

Mais Nicolas Pinel a également demandé que “Le Conseil Municipal décide de remplacer M. Vincent Fristot par un élu non issu de la majorité municipale afin de représenter la ville et défendre ses intérêts dans le cadre de sa constitution de partie civile, et ce afin d’assurer son indépendance vis-à-vis du Maire mis en cause”. Evidemment la majorité Rouge/Verts a fait bloc pour empêcher cette indépendance, protéger Éric Piolle, et les mêmes s’y sont associés montrant le peu de cas qu’ils font de l’intérêt des grenoblois. Heureusement Olivier Six et Hosni Ben Redjeb se sont logiquement associés à la demande du groupe d’opposition, défendant l'intérêt général. 

LA CHARTE ANTICOR IMPOSE LA DÉMISSION DU MAIRE 

Cet épisode éclaire la réalité politique grenobloise d’une lumière crue. Le clan au pouvoir local use de tous les moyens y compris financiers pour défendre Piolle, mis  sérieusement en cause par la justice. Il ne s’applique aucun des principes qu’il impose à longueur de leçons à tous les autres. Rappelons que dans la charte des Verts et celle signée avec Anticor un Maire mis en examen doit immédiatement démissionner. Et convoqué devant un tribunal pour répondre au soupçon de favoritisme ? 

 

Face au clan au pouvoir une « opposition » minoritaire virevolte en surface, faisant semblant, mais veille à se retirer dés que les dégâts seraient trop importants pour le Grand Timonier. Elle ressemble à "l’opposition" de droite précédente, conduite par M. Chamussy (LR repenti) pendant 20 ans avec l'efficacité que les grenoblois ont vu, qui sort encore du bois de temps en temps pour venir au secours de Piolle.

Élisa MARTIN à É. PIOLLE : "DIS LUI FUCK" PENDANT QUE N.PINEL PARLAIT 

On comprend pourquoi le premier groupe d’opposition, auquel les grenoblois ont fait confiance en lui apportant 25 % des suffrages, est celui qui est soumis au tir le plus nourri d’Éric Piolle, aux attaques les plus violentes et les plus basses ("dis lui Fuck" recommandait encore lundi Élisa Martin à Éric Piolle lorsque Nicolas Pinel intervenait).

Il est le seul groupe qui soit dangereux pour la majorité, le seul qui donne l’espoir aux grenoblois que le mandat de Piolle puisse être abrégé.

 

 

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