PARC DE L’ALLIANCE : L’ARC HUMANISTE A ENCORE FRAPPÉ

La campement du parc de l'alliance, installé depuis août, a été évacué hier avec des méthodes qui font honneur au fameux "arc humaniste" dont se revendique Éric Piolle. 

UN CAMPEMENT DEPUIS AOÛT

En août, un campement s'est installé parc de l'Alliance. Composé de quelques tentes au début, il s'est rapidement développé regroupant des dizaines et des dizaines de familles. 

Le campement parc de l'alliance.
PAS DE SOLUTIONS DE RELOGEMENT

Le Dauphiné Libéré avait consacré un article aux occupants du parc de l'Alliance, majoritairement Albanais et Macédoniens. Ils évoluaient dans des conditions de vie déplorables. L'un d'eux expliquait alors : "On appelle le 115 (pour l’hébergement d’urgence) mais on n’a pas de réponse. Et un monsieur nous a dit que les places étaient prises par les Afghans qui viennent d’arriver." Ces mêmes Afghans qu'Éric Piolle avait appelé à accueillir à Grenoble. La boucle est bouclée, la communication politique des uns crée des appels d'air et fait la misère des autres. Des personnes relogées étaient finalement revenues dans le camp, témoignant de l'impuissance des pouvoirs publics à gérer la situation.

Une vie de misère pour les occupants, des nuisances persistantes pour les riverains : bienvenue à Grenoble.
LES OCCUPANTS INVESTISSENT LA BIBLIOTHÈQUE

Avant-hier soir, certains occupants du parc ont investi la bibliothèque de l'Alliance à quelques mètres. Sans doute en raison des températures hivernales difficilement supportables la nuit.

Le campement installé dans la bibliothèque dans la nuit de mardi à mercredi.
LA MAIRIE APPELLE LA POLICE

Toute la journée, des travailleurs sociaux ont passé du temps avec les familles pour travailler (à nouveau) à des solutions de relogement. La tentative a échoué vue la suite des évènements qui a tourné au vinaigre. Selon le journaliste Bertrand Urier (@berurier_ sur Twitter), la Mairie a en fin de journée déclenché l'intervention de la police au nom d'une plainte pour dégradations de la bibliothèque. 

L'arc humaniste entre en action.
ÉVACUATION DE LA BIBLIOTHÈQUE

La police s'est attelée à l'expulsion des occupants de la bibliothèque en les gazant (toujours selon les faits rapportés par le journaliste Bertrand Urier présent sur place). 

La police expulse les occupants de la bibliothèque. Il semblerait que la personne à droite soit Lucile Lheureux (adjointe d'Éric Piolle).
LE CAMPEMENT DÉTRUIT

La valse des tractopelles et des camions bennes a alors commencé pour détruire le campement. En laissant à peine le temps aux familles de récupérer leurs affaires, la police gazant et chargeant pour accélérer le travail de la pelleteuse. 

Un camion de la ville mobilisé pour la destruction du campement.
L'opération d'évacuation.
DES OCCUPANTS DISPARAISSENT DANS LA NUIT

Une personne de la Préfecture a proposé un bus aux occupants, sans en préciser la destination. Personne ne l'a emprunté. Les familles se sont retrouvées démunies, sous la pluie, sans solution de relogement. "Elles ont été expulsées, elles sont parties en courant, elles ont pris peur, on sait pas où elles sont" entend-t-on sur une vidéo. "La grande majorité des occupants du camp a disparu" relève Le Dauphiné. Un fiasco qui rappelle un autre désastre récent : l'incendie du campement des Alliés et l'incapacité de la Municipalité à empêcher les occupants de disparaitre ou de réinvestir le campement. 

UN FIASCO COMPLET

La Préfecture a communiqué suite à cet échec complet : "la Mairie et la Métropole ont coordonné leurs actions pour libérer l’équipement et héberger les personnes concernées (...)". On voit le résultat. La Mairie s'est également fendu d'un communiqué, regrettant « que les personnes prêtes à être abritées, aient été encouragées à ne pas accepter la proposition d’hébergement. La Ville poursuit donc son engagement pour que les solutions de mise à l’abri disponibles puissent effectivement bénéficier aux personnes ». Un verbiage qui ne masque pas une incapacité totale à gérer une situation humaine compliquée. Une deuxième bérézina après la gestion en dessous de tout du campement des Alliés. 

APRES L'ABBAYE, LE PARC DE L'ALLIANCE

L'évacuation de l'alliance illustre une fois de plus le décalage entre le discours et les actes de la majorité municipale. Il y a moins d'un an, une situation similaire s'était produite : malgré leurs discours humanistes et plein de compassion qui ne coûte pas cher, les élus avaient coupé eau et électricité aux occupants de l'Abbaye. En plein hiver.

Le donneur de leçons Confesson (FI, adjoint d'Éric Piolle) montre toute son empathie.
L'ARC HUMANISTE N'EN A QUE LE NOM

Voilà un nouvel exemple de la réalité derrière "l'arc humaniste" d'Éric Piolle. Des élus hypocrites plein d'intentions mielleuses appellent à l'accueil inconditionnel de toute la misère du monde, hébergent des systèmes de marchands de sommeil et découvrent qu'ils ne peuvent pas l'assumer, et finissent par les délocaliser dans la brutalité la plus totale. Toute notion de morale est étouffée par leur cynisme politique. Et des êtres humains en payent le prix. 

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