TICKETS TAG : LA NOUVELLE USINE À GAZ CONTRE L’USAGER

 

Yann Mongaburu (Verts/Ades) et Jean-Paul Trovéro (PCF) sont responsables de cette usine à gaz 

 

Le système de billettique de la TAG a changé, l'ère du QR code étant amenée à remplacer celle des tickets papier. Si l'ambition est louable, comme souvent avec nos décideurs locaux, le système mis en place a tout de l’usine à gaz. Quelques témoignages d'usagers.

DES TICKETS INUTILISABLES

Une Grenobloise rencontrée devant l'agence TAG, dépitée et très agacée, nous a révélé avoir payé pour un carnet de 10 tickets... inutilisables avec les nouveaux outils. Elle n'a pas pu en composter un seul, puis en trajet, elle a récolté une amende. Elle se rendait à l'Agence pour tenter de la contester. Merci la TAG et son Président. 

Les nouvelles bornes de validation (photo : Grenoble Alpes Métropole).
UNE DETTE ABYSSALE

Le zèle des contrôleurs alors que le changement de système perturbe les usagers n'est pas anodin. Il faut faire du chiffre pour éponger la dette abyssale. Le Président de la TAG Jean-Paul Trovero (PCF) expliquait au salariés en grève que leurs demandes "sont légitimes. Mais la réalité, c’est que c’est difficile, pour une entreprise qui perd autant, de donner de l’argent !" (DL du 11/11/21). La gestion rouge/verte est une catastrophe sociale et financière. 

Face à l'incapacité des rouges/verts à organiser le dialogue social, les salariés envahissent les conseils
DES FILES D'ATTENTE INSOUTENABLES

Comme à chaque début de mois, et depuis des années, il y a une file d'attente invraisemblable, dehors dans le froid, devant l'Agence TAG Alsace Lorraine. En 2016, Yann Mongaburu (Verts/Ades) alors à la tête du syndicat des mobilités avait annoncé qu'il lui faudrait 3 ans pour mettre fin à ces attentes....  Arrivé à 17h45, un Grenoblois a dû renoncer à renouveler son abonnement vers 18h20 car la fermeture du "Service Public" était annoncée pour 18h30 et il restait du monde devant lui. 

Les "traditionnelles" files d'attente devant l'agence mobilité.
LA MOITIÉ DES GUICHETS FERMÉS

Une salariée de la TAG l'a invité à revenir une autre fois, en précisant que l'agence aurait de toute façon due être fermée. Le site de la TAG indiquait pourtant le contraire. À l'intérieur, seuls 4 guichets sur 7 étaient ouverts en ce début de mois, alors qu'il aurait fallu que tout le personnel soit mobilisé vu le monde. Avec de tels élus on est jamais déçu. Leurs promesses n'engagent que ceux qui les écoutent. 

MANQUE DE CLARTÉ DE LA SIGNALÉTIQUE

Les nouvelles bornes bleues montrent une toute petite main tenant un rectangle. Des Grenoblois nous ont fait remarquer que l'illustration est trop petite, on ne peut pas distinguer si le rectangle désigne une carte à puce et/ou un ticket papier,  ni le sens dans lequel il être présenté.

Plus bas, et même trop bas pour les personnes de grande taille, on voit juste un QR code avec un texte minuscule, mais aucun pictogramme n'indique lisiblement si on doit présenter l'écran d'un téléphone mobile ou un ticket frappé du QR code, et comment le positionner.

LES USAGERS LIVRÉS À EUX-MÊMES

Le changement de billettique entraîne donc des perturbations pour les utilisateurs des trams et bus, qui s'ajoutent aux pannes trop fréquentes des bornes. Un tel changement nécessiterait davantage d'accompagnement des usagers, mais ils doivent se débrouiller seuls ou presque. L'agence Mobilité reste figée dans un modèle administratif passé d'âge. Les employés n'y sont pour rien, ils exécutent. 

Les anciens tickets sont toujours en vente. La clarté du nouveau système laisse béat d'admiration.
UNE NOUVELLE USINE À GAZ

En résumé : une communication pas claire, des nouveaux horaires peu ergonomiques, un nouveau système défectueux, une queue perpétuelle en agence chaque début de mois et une absence de renforts. Et des tracas pour tout le monde : à l'image des autres projets à Grenoble...

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