BERRIAT : LES COMMERCES SERONT MUNICIPALISÉS

 

« La portion du cours Berriat comprise entre la rue Ampère et Saint-Bruno se meurt, ou presque » constate Isabelle Calendre (DL du 16/10/21). Pourquoi ? Etonnamment les causes ne sont pas évoquées par les protagonistes. Mais pourquoi donc une artère vivante, commerciale, attractive est-elle devenue morte repoussante, inhospitalière ? Les anciens sont formels : « Ils me disent que lorsqu’ils étaient petits, le cours Berriat était la grande artère commerçante de la ville », raconte Pierre, buraliste installé à la jonction du cours et de la rue Ampère.

"COMPARÉ A CE QU'ON A CONNU, C'EST LA MORT" 

Sauf que ça, c’est terminé. « Comparé à ce qu’on a connu, c’est mort aujourd’hui », tranche Line, du Café des touristes. « Avant, ici, c’était le centre-ville, mais aujourd’hui, les gens préfèrent Grand’place ou Comboire : là au moins, ils peuvent se garer ! « (DL).

RIEN SUR LES ACCÉS, LA PROPRETÉ, LE STATIONNEMENT...

A peine une allusion au stationnement devenu impossible, rien sur les accès eux aussi impossibles jusqu’au Pont Esclangon récemment fermé unilatéralement par Piolle. Rien sur la saleté du quartier, la prolifération des Tags à partir du squat municipal du 38 rue d’Alembert, rien sur l’insécurité endémique,  rien sur la paupérisation dangereuse.

IL FAUT MARCHER A TRAVERS LES ENCOMBRANTS

Il suffit d’un bref passage dans le quartier pour vite perdre l’envie d’y flâner. Il faut marcher entre les encombrants, à côté de murs couverts d’inscriptions, souvent d’une laideur insupportable, devant des rideaux baissés.

DES RUES PORCHERIES REPOUSSANTES

Les rues d’accès à la place St Bruno depuis le centre-ville telles la rue de la nursery ou Edgar Quinet sont des porcheries repoussantes qu’il faut traverser la plupart du temps au milieu des poubelles débordantes et des ordures étalées sur la chaussée et les trottoirs.

DE LA GARE à BERRIAT, UNE ZONE, DÉCHETTERIE à CIEL OUVERT 

Le passage piéton-vélo depuis la gare jusqu’à Berriat est devenu  une zone depuis que l’entrée souterraine du parking Denfert-Rochereau depuis Berriat a été fermée aux voitures.

Quand il n’est pas occupé par les Roms, il est une sorte de déchetterie à ciel ouvert «agrémentée» en permanence par les tags gauchistes du 38 d’Alembert qui interpellent les consciences sur tous les tons et toutes les couleurs.

 

I. CALENDRE (DL) : "LA COLLECTIVITÉ SE MOBILISE"

Il est intéressant de noter que pas une fois la responsabilité municipale n’est mise en cause dans cette situation et cette évolution. Comme si elle résultait d’une sorte de hasard, de conjonctions de faits qui lui échappent. Bien au contraire « face à la vacance commerciale, les collectivités se mobilisent : Métro et Ville vont tenter de redynamiser le secteur « écrit Isabelle Calendre.

LE QUARTIER PASSE AU STATUT EX URSS 

Le quartier passe au statut de l’ex URSS : les commerces vont être rachetés par la collectivité et les élus deviennent des commerçants avec les impôts. «On a bien identifié ce secteur et nous voulons que les moyens soient mis pour le redynamiser, en rachetant des murs et des fonds » raconte Maxence Alloto l’Adjoint (PS repenti) au Commerce. Ils sont si attentifs qu'il a fallu que le tribunal contraigne Piolle à la concertation pour qu'un artisan puisse espérer survivre rue Cuvier. Avant d'en racheter pourquoi ne pas aider ceux qui existent encore ?

Alain Carignon pont Esclangon pour dénoncer la fermeture unilatérale décidée par E.Piolle

 

LE COMMERCE DEMANDE DES CLIENTS

Le commerce résulte d’un fonctionnement assez simple. Il faut des clients, un environnement favorable, un accès simple et sécurisé par tous les moyens de déplacements. La municipalité phare ne prend pas en compte ces postulats. Elle va donc se substituer aux opérateurs privés qui ne viennent pas faute de chiffre d’affaire à réaliser. 

L.LHEUREUX (Verts/FI) COMMERÇANTE EXEMPLAIRE ! 

Et de citer déjà dans les arrivées commerciales  brillantes « Mon petit öko «  lancé par … Lucille Lheureux (Verts.FI) qui fut Adjointe à l’espace public dégradé dans le premier mandat et se retrouve exécutrice des basses œuvres culturelles dans le second mandat. Omettant de s’attarder sur les conditions de son lancement de son commerce qui augurent mal de la «  dynamique commerciale » du quartier.

M.ALLOTO (PS repenti) COMMERCIALEMENT COMPÉTENT

D’ailleurs l’autre Adjoint, Maxence Alloto devient lui aussi compétent en études de marché puisqu’il détermine les commerces qu’il va implanter : «il faudrait de tout, du commerce essentiel, des produits de qualité, pourquoi pas de la décoration, de l’économie sociale et solidaire ».

 

DES GOÛTS ET DES COULEURS SUBVENTIONNÉS

On peut s’attendre au pire. Mais évidemment des commerces avec l’argent public n’ont pas à répondre aux mêmes critères que les autres. Il est donc tout à fait possible de faire vivre hors marché concurrentiel des activités de niche tournées vers les bobos-gauchos dont les goûts et les couleurs sont subventionnés avec en sus, la justification  morale de sauver la planète. Quand ce sont les Adjoints au maire eux-mêmes qui les mettent en place avec le confort des indemnités municipales, le « commerce » à un autre goût.

Y.MONGABURU (Verts/Ades) "VOIT ENCORE PLUS LARGE" (!) 

Les habitants ont tout à craindre de l’intervention de Barbara Schumman (Verts/FI) qui veut aussi « acquérir d’abord cinq ou six cellules pour relancer une dynamique et en faire venir d’autres », de l’inénarrable Yann Mongaburu (Verts/Ades) chargé de l’urbanisme transitoire (!) qui «  voit encore plus large « selon Isabelle Calendre ! Pensez-donc : « Ce quartier a une histoire, avec un pan d’économie productive, et il faudrait le rouvrir à de l’activité productive » lance t-il prophétique et enflé comme à son habitude. 

UNE ... ÉTUDE EST LANCÉE

D’ailleurs, preuve de la redoutable efficacité de notre municipalité … une étude est lancée, menée par l’Agence d’Urbanisme de la Région Grenobloise (AURG)  pour identifier les besoins du secteur!

LES FONDAMENTAUX SONT IGNORÉS

Visiblement la municipalité ne veut s’attaquer à aucun des fondamentaux qui ont créé cet état de fait lamentable pour tout un quartier. Les questions du peuplement, de l’environnement (propreté, sécurité), de l'entretien de base,  des arbres et des espaces de respiration,  de suppression des squats, de l’accès sont prioritaires.

IL FAUDRAIT TIRER LE QUARTIER VERS LE HAUT

Les projets d’autoroute à vélos et de fermeture du cours contraignant les activités à vivre de la seule population du quartier aggraveraient encore cette dégringolade. Tirer vers le haut avec tous les outils et moyens dont elle dispose, en jouant sur tous, est la seule politique qui permettait aux commerces d’avoir des clients et à ceux dont c’est le métier de répondre à leurs besoins. 

L'ENFUMAGE MUNICIPAL SUR BERRIAT

L’enfumage municipal actuel sur le cours Berriat a pour objet de cacher sa responsabilité écrasante dans la misère du quartier.  Par la mise en place d’usines à gaz il s'agit de créer des tuyauteries sans fin permettant de disserter sur le sujet et, au passage, de servir quelques amis opérateurs ou clients sur fonds publics.  Avec Piolle on n’est jamais trompé, parce qu’on l’est toujours.

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