É. PIOLLE et É. MARTIN ASPHYXIENT LA PAPOTHÈQUE

Dans « le Dauphiné » (5/10/21) Isabelle Calendre réussit l’exploit d'évoquer la situation catastrophique de la « Papothéque » sans jamais citer ni Éric Piolle, ni Élisa Martin. Il est question d’Actis évidemment, du « bailleur social «  et on trouve même  « en dernière minute « le directeur d’Actis, Stéphane Duport-Rosand pour enfiler quelques perles et faire le bouclier comme d'habitude.

É. PIOLLE et É. MARTIN NE SONT QUE MAIRE, PREMIÈRE ADJOINTE...

Il est vrai qu’Éric Piolle et Élisa Martin  ne sont que Maire et Première Adjointe de Grenoble et Présidents successifs d’Actis.  Ils n’ont donc rien à voir dans sa situation.

... ET PRÉSIDENTS SUCCESSIFS D'ACTIS 

Pourtant si la Papothéque, une structure d’économie sociale et solidaire -qui travaille au Lys Rouge- dans un quartier gangréné - est menacée dans son existence  c’est bien parce que les deux Présidents d’Actis ont envoyé les huissiers pour sa dette de loyer et que le Maire et la Première Adjointe ont refusé l’aide de la ville. Un détail.

 

LA CRAINTE DE LA "RÉCUPÉRATION POLITIQUE" PAR LA DROITE

Par contre la journaliste s’interroge gravement sur « la récupération politique ». Que les opposants, dont Alain Carignon, aient apporté un soutien constant à la structure est évidemment louche : « La Papothèque croule sous les parrainages, plus ou moins encombrants à l’heure où les choses se corsent » écrit elle. Car dans la culture ambiante le fait que des opposants à la gauche soutiennent une structure sociale est illogique -ils sont anti-sociaux-  ou relève d’un intérêt partisan. Le désintéressement est exclu par nature. 

LES ROUGE/VERTS NE RECUPÈRENT JAMAIS POLITIQUEMENT

Evidemment quand nos Rouge/Verts s’enflamment pour des associations, des causes locales, interpellent l’Etat qui ne met pas les moyens,  jamais au grand jamais, la question de la « récupération politique «  n’est posée. C’est Michel Houellebecq qui exposait récemment avec sa placidité habituelle l'idée que la presse ne se rendait même plus compte de son imprégnation intellectuelle de gauche donnant une lecture biaisée des événements.

LE POSTILLON : L'OPPOSITION DOIT DONNER L'ARGENT

D’ailleurs, pour une fois, « Le Postillon » et le DL se retrouvent, le premier allant plus loin, au bout de la logique : pourquoi donc ceux qui ont soutenu la Papothèque, Alain Carignon, Emilie Chalas, Olivier Noblecourt n’ont pas apporté l’argent pour la sauver ?  « Olivier Noblecourt n’a pas trouvé dans son immense carnet d’adresses de contact pour obtenir 23 000 € « écrit le Postillon.  Chaque fois que les élus soutiennent un action d'intérêt public, ils doivent mettre la main à la poche. La gauche extrême revient à la charité et aux bonnes œuvres.

ON NE DEMANDE PAS L'ARGENT AUX ROUGE/VERTS

On aimerait qu'elle se manifeste ainsi chaque fois que nos Rouge/Verts locaux épousent une cause : donnez l’argent. Ce ne sont pas tous des pauvres, certains appartenant même à des familles Grenobloises bien fournies, Eric Piolle lui-même étant actionnaire à Singapour.  Le « Postillon» ne lui demande pas de rapatrier 23 000 € … Par cette posture d'interpellation grossière de l'opposition, il s'agit au fond d'exonérer Piolle qui se trouve placé à égalité avec ceux qui ne peuvent rien faire. 

POURQUOI É. PIOLLE ET É. MARTIN VEULENT LA TUER ? 

Mais le mystère demeure entier sur le fond. Pourquoi Éric Piolle et Élisa Martin ont ils décidé d’asphyxier pour la tuer une structure indispensable et originale dans l’un des quartiers de la ville qui en a le plus besoin ? Qu’ont-ils contre Anouchka Michard, son animatrice qui a inventé une nouvelle forme de centre social ou se croisent les générations, les activités, qui préfigure probablement l’un des modèles de l’action de solidarité de demain ?

AVEC LA FORCE PUBLIQUE POUR L'ÉVACUER 

Dans des locaux d’Actis impossible à louer par personne compte tenu de leur situation au milieu des dealers qui tiennent le quartier. Des locaux rénovés par l’association. Ou et quand, par qui exactement, ou plus au niveau de la ville, a t-il été décidé que la Papothèque ne devait pas vivre ? Pourquoi ? Car évidemment la dette de loyer n’est qu’un prétexte.  Des élus qui n'hésitent pas  à demander la force publique pour réaliser l’expulsion en dit long sur cette haine inexplicable. 

QUI N'EST PAS AVEC EUX EST CONTRE EUX

On retrouve ici peut être une constante chez eux, vécue dans la culture: ils veulent tout maitriser et qui n'est pas engagé avec eux, est contre eux. N'attendez pas une analyse de ces questions par les observateurs locaux. On se souvient avec émotion de celle de Clément Berthet dans le DL à propos de l'enquête de France Culture... Un sommet. Il s'agit toujours d'épargner le pouvoir local et de demander des comptes à l'opposition à qui on ne laisse rien passer.  

Alain Carignon à la municipalité: vous abandonnez sur les deux volets, la lutte contre l'insécurité et la prévention

 

AUCUN COMPARATIF AVEC LES AUTRES ASSOCIATIONS

Il n’y a eu non plus aucune interrogation médiatique  en comparatif de toutes les associations exonérées de loyer par le Conseil Municipal en particulier dans la période de la Pandémie. Rien n’empêchait Actis d’exonérer un loyer qui ne sera payé par personne si la Papothéque s'en va, ou bien la ville de subventionner la Papothèque afin de lui permettre de payer son loyer. Trop simple…. 

A.MICHARD N'OSE PAS DÉSIGNER LES COUPABLES 

Anouchka Michard elle-même n’ose visiblement pas désigner les coupables n’ayant pas compris que ce faisant elle offre son cou aux égorgeurs. Sa pusillanimité est sa principale faiblesse. Elle donne même des gages montrant qu’elle craint leur dialectique, à savoir qu’accepter le soutien de l’opposition c’est être contre la municipalité !  Ce qui -CQFD- explique que celle-ci ne l’aide pas. Outre qu’avouer un tel principe en dit long sur leur concept de la démocratie, mais c’est surtout faux. L’opposition soutient la Papothèque parce que la municipalité l’étrangle. Si elle ne l'étranglait pas elle n'aurait besoin d'aucun soutien...

L. RABIH, C. FERRARI AU SECOURS de la PAPOTHÈQUE ?

Hier une lueur d’espoir est venue de Laetitia Rabih, Vice Présidente (PS) de la Métro qui semble prendre au sérieux le plan Anouchka Michard : «La Métropole veut nous aider, nous accompagner dans notre nouveau projet. Si Actis accepte de suspendre la procédure, on pourra rester dans les murs et lancer le nouveau modèle économique » a t-elle expliqué au DL. Christophe Ferrari le Président (PS repenti) s’intéresse au dossier selon ce même DL. Tant mieux.

UNE HUMILIATION SUPPLÉMENTAIRE POUR É. PIOLLE 

A noter que le conflit qui oppose Éric Piolle et Christophe Ferrari à la Métro et la concurrence exacerbée qu’ils se livrent à travers les dossiers (Pont Esclangon,  gratuité dans les transports, invitation de Ferrrari au Conseil Municipal sur Grand Alpes…) n’est pas évoqué par Isabelle Calendre dans le « Dauphiné «  ni la question, donc, de la «  récupération politique » éventuelle du dossier de la Papothèque.  Pourtant sa "récupération" par la Métropole serait une humiliation supplémentaire pour Éric Piolle qui verrait survivre une structure qu'il avait enterrée. 

É. PIOLLE A RÉUSSI a ÉCHAPPER à TOUTE CONDAMNATION

On ne connaît pas l’issue qui sera apporté au dossier. Mais jusque-là un élu qui prétendait devenir Président de la République, centre de gravité d’un arc humaniste quasi mondial, a réussi à échapper à toute comparaison entre ses discours et la réalité de sa gestion, à tout questionnement sérieux sur les menaces qu’il fait peser sur une structure d’économie sociale et solidaire dans un quartier qu’il laisse ghettoïser fortement.

Faut il que la "culture ambiante" soit prégnante pour qu'une telle bienveillance de traitement soit possible à Grenoble.

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