CONSEIL MUNICIPAL : PIOLLE PORTÉ DISPARU

Le Conseil Municipal d’hier a été marqué par un Éric Piolle éteint, absent, ailleurs, pas remis de son échec. Il a été jeté dans les cordes avant même l’ouverture du Conseil, avec une assemblée envahie par le personnel municipal mécontent de sa gestion.

LE PERSONNEL MÉPRISÉ

La totalité des 6 organisations syndicales du personnel étaient représentées. Elles ont fait front ensemble, excédées par le mépris dont elles sont victimes. Une représentante syndicale a résumé l’état d’esprit qui règne : « On n’en peut plus de travailler pour cette mairie. C’est impossible de s’exprimer en dehors du cadre de la grève. Les agents doivent envahir le Conseil pour se faire entendre », allant jusqu’à traiter Éric Piolle de « menteur ».

Les agents de la ville avaient préparé un comité d'accueil pour le retour de leur Maire à Grenoble...
C.FERRARI (PS repenti) LUI INFLIGE UN CAMOUFLET

É. Piolle a aussi subi le camouflet de Christophe Ferrari, Président (PS repenti) de la Métro. Le matin du Conseil Municipal, il avait été annoncé que Christophe Ferrari viendrait présenter le mirobolant projet « GrandAlpe ». Un « projet » gonflé de mots comme ils aiment, qui permet de camoufler leur vide conceptuel et de poursuivre la bétonisation à outrance. 

Métropole "statique" : Éric Piolle crache son venin sur Christophe Ferrari puis l'invite à discuter

Rappelons que C. Ferrari a été piétiné lors du dernier Conseil Métropolitain, par un Éric Piolle qui avait péroré à l’extérieur pour dénoncer le caractère « statique » de sa majorité. Majorité à laquelle il appartient tout de même. L’ex-candidat à la présidentielle, toujours gonflé d’orgueil, expliquait que cette majorité est aussi « sans projet ». Il était donc logique qu’il fasse venir Christophe Ferrari pour présenter… un grand projet. Sans doute pas masochiste, le Président de la Métropole a annulé sa venue.

UN DISCOURS SOUS LES HUÉES DU PERSONNEL 

Tout s’est mal passé pour le Grand Timonier. Il a prononcé son discours introductif sous les huées des syndicats qui tambourinaient sur les vitres. Inutile de préciser que le "centre de gravité"  de l’univers était passablement agacé sur son siège.

ALAIN CARIGNON RAMÈNE PIOLLE AUX RÉALITÉS

Puis il a dû écouter la charge d’Alain Carignon le ramenant aux réalités Grenobloises. Visiblement une torture pour le Maire qui se fiche de sa ville. Sans concessions, le Président du Groupe d’Opposition a égrené les problèmes de la ville exacerbés par l’absence du Maire, exemples à l’appui : squats, insécurité, malpropreté, espace public dégradé, décisions prises sans concertation, improvisation à tous les étages… Evidemment pas au fait de la réalité de la ville, Éric Piolle a été bien incapable de répondre sur le fond.

Alain Carignon a dressé le tableau des problèmes grenoblois en l'absence de Piolle
TRANSPARENT TOUT AU LONG DU CONSEIL

É. Piolle n’est presque pas intervenu malgré les très nombreux débats qui ont animé le Conseil. D’un air ennuyé, il s’est contenté de jouer son rôle de distributeur de la parole, se plaignant des interventions de l’Opposition lorsqu’il les estimait trop longues. Complètement déconnecté, pressé d’en finir, É. Piolle est apparu incapable d’intervenir, même de comprendre les dossiers grenoblois qu’il a laissé de côté il y a bien longtemps.

LE DÉNI MUNICIPAL SE POURSUIT

Sur le fond, rien de nouveau. L’Opposition par la voix d’Alain Carignon, Nicolas Pinel, Brigitte Boer, Chérif Boutafa, Dominique Spini a eu beau soulever de multiples problèmes que font remonter les Grenoblois, les élus d’E. Piolle persistent à fermer les yeux. Sur le sujet des « Places aux enfants» par exemple, malgré les habitants lésés qui ne peuvent sortir de chez eux comme ils le souhaitent, malgré les problèmes de collecte des encombrants, malgré les enfants en situation de handicap, les personnes âgées non prises en compte, la majorité persiste à affirmer que tout va bien et que tout était prévu et géré.

REFUS DE SOUTENIR LA PAPOTHÈQUE MENACÉE de MORT

Les chantres de l’humanisme, si prompt à donner des leçons en la matière, ont même refusé de voter un amendement de soutien à la papothèque. Rappelons que la structure d’économie sociale et solidaire, indispensable à la vie de quartier à Mistral, est menacée d’être mise à la porte par ACTIS organisme présidé par la Première Adjointe Elisa Martin, auparavant présidée par Eric Piolle. 

ALAIN CARIGNON CHERCHE à SAUVER LA PAPOTHÈQUE

Alain Carignon a proposé un amendement pour que le Conseil Municipal demande à ACTIS de ne pas recourir à la force publique pour expulser la papothèque. Les élus d’Eric Piolle, Olivier Six, Hassen Ben Redjeb ont rejeté ce voeu. Hassen Bouzeghoub et le groupe socialiste se sont quant à eux abstenus. 

La papothèque joue un rôle indispensable pour le quartier
ÉLISA MARTIN SORT DU PLACARD

Même Élisa Martin, pourtant placardisée suite à sa bourde monumentale avec le plan d’austérité, a pris l’ascendant sur le candidat déchu. Pendant que celui-ci pianotait sur son téléphone et fuyait tous les débats, elle a perdu ses nerfs et s’est emportée contre les oppositions qui soulevaient les problèmes de deal et de délinquance au lys rouge.

Le quotidien des habitants du lys rouge qu'É. Piolle et ses élus ne veulent pas voir
… POUR DÉFENDRE LES DEALERS

Incapable de faire preuve d’empathie vis-à-vis des habitants qui subissent, fidèle aux vieilles lunes gauchistes dépassées, Élisa Martin a pris le parti… des dealers. Reprochant aux oppositions de les stigmatiser ! On comprend mieux l’inaction de la Municipalité en matière de sécurité. La majorité a d’ailleurs à nouveau refusé d’adopter le plan sécurité proposé par le Groupe d’Opposition. Il ne faudrait surtout pas stigmatiser les délinquants.

Pas plus tard que ce week-end. Le quotidien des grenoblois auquel la Municipalité refuse d'apporter des solutions
ÉRIC PIOLLE CONTINUE DE MÉPRISER GRENOBLE 

Éric Piolle a fait pâle figure hier soir. Les électeurs écologistes ont beau l’avoir renvoyé chez lui, ça n’a pas suffi. Il refuse toujours de se plonger dans les dossiers grenoblois qui visiblement l’ennuient, d’apporter des solutions aux problèmes des habitants, et de remettre de l’ordre dans le fonctionnement de la ville. Incapable d’accepter qu’il puisse se tromper, celui à qui « tout réussit » persiste dans ses erreurs. Dans ces conditions, on voit mal comment il pourrait décemment rester Maire de la ville.

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