Gilles NAMUR (Verts/FI) PEUT IL RESTER ADJOINT AU MAIRE ?

La cacophonie municipale atteint un point de non retour avec la gestion calamiteuse de Gilles Namur.  Serge Massé et Jean-Benoit Vigny qui rendent compte (DL du 10/9/21) de la manifestation des taxis donnent largement la parole à l’Adjoint « responsable » et alors que, concernant Alain Carignon ils n’ont pas de gêne -pourquoi pas ?- à commenter ses  positions, par contre pas un mot n’est prononcé sur l’incompétence crasse et répétitive de l’élu. Il a droit à une longue explication et "apporte des réponses aux taxis". Alors que c'est lui qui a posé le problème. 

LES ENFANTS HANDICAPÉS PÉNALISÉS PAR ARRÊTÉ MUNICIPAL 

Celui-ci avoue tranquillement qu’après la manifestation des taxis qui ont bloqué jeudi le bd Jean Pain, « Oui, on modifie l’arrêté municipal pour que les chauffeurs de taxi qui accompagnent les enfants en situation de handicap puissent rentrer comme dans n’importe quelle rue piétonne ». En effet les taxis ne pouvaient plus déposer les enfants handicapés à l’entrée des écoles « étant interdits d’accès !

J.GALVIN : "C'EST INSUPPORTABLE POUR LES ENFANTS"

 « Les zones piétonnes aux abords des écoles sont une énorme difficulté pour nos taxis, a expliqué Jean Galvin Président de la Chambre syndicale des taxis au Dauphiné. Nous intervenons le matin pour accompagner ces enfants ou les chercher pour les ramener vers leur lieu de vie, nous obligeant, d’abord à garer notre véhicule, ce qui est déjà une gageure, et ensuite à les conduire à pied, parfois sur de longues distances, vers leur école. Des enfants non-voyants, autistes ou polytraumatisés. En dehors de nos propres problèmes, c’est aussi insupportable pour les enfants ».

POURQUOI G. NAMUR A T-IL OUBLIÉ LES ENFANTS HANDICAPÉS ?

Mais pourquoi Gilles Namur a oublié les enfants handicapés en signant l’arrêté ? Simplement parce qu’aucune concertation n’a eu lieu avec personne.  La « place aux enfants » est d’abord un slogan, une opération de com’ accompagnant la marche triomphale (!)  du candidat à l’Elysée. Peu importe l’intendance.

G.NAMUR N'A RIEN RESOLU : NOUVELLE MANIFESTATION JEUDI

Sauf que depuis cette interview mirobolante au DL -sans commentaire- les taxis viennent de faire savoir que "l'engagement" ne résout rien. Dans un courrier ils expliquent que "la municipalité espère nous avoir à l'usure, mais nous ne pouvons l'accepter. Concernant les zones aux enfants : aucun engagement d’accessibilité aux personnes âgées, accidentés ou suivant des soins lourds (chimiothérapie, radiothérapie, dialyse, etc…), nous demandons un accès pour les transports par taxi. Concernant la gare. Aucun engagement de libre accès aux emplacements de taxis commandés en gare ainsi qu’à l’ensembles des stations de la ville ". Ils manifestent donc à nouveau jeudi...

LES PROCÉDURES SE MULTIPLIENT 

Les procédures se multiplient par ailleurs de la part des riverains  à l’Ile Verte, rue Pascal, rue Lesage à Beauvert ou dans cette rue de l'Adjointe aux écoles, Christine Garnier (Verts/Ades) la barrière a sauté. A Berriat un artisan de la rue Cuvier a déjà obtenu gain de cause du tribunal grâce au référé engagé par Me Thierry Aldeguer : la justice contraint Piolle à la concertation. Il n’a pas honte…

LA QUESTION DU MAINTIEN de G.NAMUR EST POSÉE

Mais le cumul de grosses bévues qui accablent Gilles Namur pose la question de son maintien. Lucille Lheureux a occupé le poste pendant 6 ans avec des résultats calamiteux. Elle avait même accusé … la droite de salir la ville en faisant  déborder les poubelles. C’est dire le niveau de la majorité municipale. De vrais bourrins idéologiques. Beaucoup de grenoblois pensaient que son exfiltration à la culture (après les ordures ménagères…) avait pour objet de reprendre en mains sérieusement la question de l’espace public.  Il n’en est rien. L’absence de toute autorité, de toute volonté pèse lourd.

"LES RATS NE PROLIFÈRENT PAS DANS LA VILLE"

Gilles Namur a tour à tour contesté la prolifération des rats  ("Les rats ne proliférent pas dans l'espace public") alors que les témoignages arrivent de toute la ville, il a accusé les grenoblois de faire déborder  les corbeilles  en y jetant leurs déchets lors des beaux jours, il se présente ridiculement comme un « Adjoint à la fraîcheur «  et vante l’eau dans la ville alors que la plupart des fontaines du centre ville sont en panne, y compris celle de la place Victor Hugo pourtant rénovée . 

"DÉCHARGES PARTOUT DANS LA VILLE "...

Il n’a pas su gérer pendant des mois la décharge à ciel ouvert de l’ex site Allibert, les services de la ville y déversant encore au mois d’août leurs déchets sur le sol. Il avait alors reconnu les « zones de décharge illégale auxquelles nous faisons face partout dans la ville… La friche Allibert a été un exemple gigantesque, mais aujourd’hui nous avons tout un tas d’autres sites de ce genre : Ile Verte, Abbaye, Quartier Saint-Bruno, et j’en passe… » (DL mai 21). Le problème étant qu’il n’y fait pas face du tout.

... ET " 80 % DES ENCOMBRANTS ENLEVÉS DANS LES 24 Heures"

Mais le même, reprenant la lignée obtuse de Lucille Lheureux, a répondu à Alain Carignon au Conseil Municipal : «, Grenoble est une ville haute en matière de propreté,  les corbeilles qui débordent sont ramassées dans la demie journée et  80 % des encombrants signalés sont enlevés dans les 24 heures »  Quand dit-il la vérité ? 

LE BASTRINGUE MUNICIPAL DU BATEAU IVRE

Le bastringue municipal du bateau ivre se propage comme une tâche d’huile dans tous les secteurs. L’absence de chef d’équipe avec des adjoints livrés à eux-mêmes, visiblement pas à la hauteur, qui doivent naviguer avec les décisions prises ailleurs , à distance, par le Grand Timonier tout à sa campagne personnelle, imposées par un cabinet infernal,  produit des effets délétères. La marginalisation d'E.Martin ( FI) , la Première Adjointe n'aide pas à un bon fonctionnement .

"E.PIOLLE NE MET PLUS LES PIEDS à GRENOBLE"

L’espace public n’est malheureusement pas le seul. Il est au contraire symbolique d’un délitement général. Même à gauche Vincent Peyret ( Le Postillon) reconnait : "Depuis sa réélection en juin 2021, Éric Piolle ne met pratiquement plus les pieds à Grenoble, il est là un jour ou deux par semaines pour prendre quelques photos. Il est en campagne permanente  et les journalistes parisiens le côtoient bien plus que les habitants de sa ville." ( entretien au Figaro/vox du 6/0/21).

G.NAMUR DEVRAIT PARTIR AVEC É. PIOLLE

Ceci explique cela. Si Piolle doit partir maintenant au plus vite car il est devenu un problème pour Grenoble, la majorité municipale devrait en profiter pour régler également l’erreur de casting avec Gilles Namur et ne pas attendre 6 ans comme elle l’a fait avec Corinne Bernard et la culture.

 

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