LES GRENOBLOIS PRIVÉS DE BIBLIOTHÈQUES?

 

Après les piscines difficilement accessibles cet été, les grenoblois privés de bibliothèques ? Les bibliothécaires sont en grève contre le pass sanitaire.

6 BIBLIOTHÈQUES FERMÉES MARDI

6 bibliothèques ont ainsi entièrement fermé ce mardi 24 août, soit la moitié des bibliothèques grenobloises. Pendant qu'Eric Piolle était en tournée nationale tout l'été, les grenoblois auront subi les difficultés d'accès aux piscines, le non-fonctionnement des fontaines, les traditionnelles incivilités et dégradations de l'espace public, et maintenant les bibliothèques fermées.

Pas de bibliothèque pour les vacances pour cette habitante des quais qui fait bénévolement le travail censé être assumé par la ville
PLUS DE LA MOITIÉ DES AGENTS EN GRÈVE

La Mairie a recensé 43 employés en grève sur les 70 présents le mardi. Les 50 salariés présents à l'assemblée générale le soir même ont voté la reconduction de la grève, soutenus par six syndicats. On mesure à quel point le dialogue social fonctionne à Grenoble, alors que les élus pavoisent à longueur de journée sur la "justice sociale".

L'assemblée générale des bibliothécaires. Aucun élu présent
LE "DOUBLE DISCOURS" DE LA MAIRIE

Comme toujours, les actes de la majorité municipale contredisent ses discours. La Mairie explique ainsi comprendre la colère des grévistes...

... et en même temps, le délégué syndical Jérôme Savignac fustige "un double discours, car ça ne les empêche pas de proférer des menaces". Des sanctions ont en effet été annoncées à partir du 25 août. 

On reconnait là la gestion Piolle, lui qui est capable de soutenir le Référendum d'Intiative Citoyenne sur les plateaux télé mais qui le refuse quand des habitants l'organisent à la Villeneuve

Dialogue social à la Piolle : la majorité municipale protégée par les CRS face aux manifestants contre la fermeture de bibliothèques
PIERRE MERIAUX, INSPECTEUR DU TRAVAIL CHAMPION DE LA CASSE SOCIALE....

Pierre Meriaux, adjoint au personnel, est le porte-voix de la municipalité dans cette affaire. Inspecteur du travail, il a passé sa vie à donner des leçons de "dialogue social". Son bilan en tant qu'élu est édifiant. 

Président de la régie du téléphérique de la bastille, il avait laissé le gestionnaire du restaurant de la bastille s'installer sans avoir fait signer au préalable la convention d'installation. Vu l'état des locaux (à l'image du patrimoine grenoblois...), le gestionnaire avait refusé de les prendre en l'état et de payer les salariés.

IMPOSSIBLE DE LE JOINDRE POUR LES SALARIES 

Ces 8 salariés ont ainsi subi l'incompétence du donneur de leçon Pierre Meriaux. Ils affirmaient dans le Dauphiné : « Nous sommes choqués du ramassis de mensonges que l’on lit : M. Mériaux (président de la régie) a dit qu’il nous avait conseillé de saisir les prud’hommes ? C’est totalement faux, nous n’avons eu aucun contact avec ce monsieur depuis son arrivée à la régie, il y a trois ans ! Nous avons essayé de les joindre, lui et M. Piolle, par courrier… en vain. »

Les salariés lésés par la médiocrité de P. Meriaux

 

.... CHAMPION DES EMPLOIS PRECAIRES

Ca ne s'arrête pas là. Egalement Président de la maison de la montagne, l'inspecteur du travail avait encore révélé sa fibre sociale au grand jour. Un salarié de la structure depuis 4 ans avait ainsi décidé de claquer la porte, dénonçant la précarité de son poste. La ville lui avait en effet proposé une prolongation de trois mois, "sans aucune garantie dans l’avenir de transformer ce contrat précaire en un véritable engagement, pérenne, constructif et de confiance mutuelle. Le sentiment de ne pas être respecté, de ne pas être reconnu pour les bons résultats et réalisations initiées par mes soins, l’impossibilité de me projeter dans l’avenir tant au niveau personnel, professionnel qu’économique a naturellement dicté mon choix de refuser ce contrat précaire, juste inacceptable".

P. Mériaux avait été nommé "M. montagne" d'E. Piolle : il fait du ski avec lui
 
BIBLIOTHÈQUES : P. MERIAUX FIDÈLE À LUI-MÊME

Aujourd'hui, P. Meriaux reste fidèle à lui-même. Il se dédouane de toute responsabilité dans l'affaire des bibliothèques : "nous respectons strictement l'état de droit, dans un cadre républicain". Comme d'habitude, le champion de l'indignation à géométrie variable se couche et n'a rien à proposer. Ça ne l'empêchera pas de continuer à donner ses leçons de morale sur Twitter à longueur de journée.

P. Meriaux condamne cet élu alors que la justice ne s'est pas encore prononcée. Mais on ne l'entend pas sur les affaires qui visent E. Piolle pour la fête des tuiles et le siège du crédit agricole !
É. PIOLLE AFFAIBLIT LE RÉSEAU DE LECTURE PUBLIQUE

Ce n'est pas la première fois que les bibliothécaires se dresse contre la Municipalité. Comment oublier le plan d'austérité (évidemment soutenu par P. Meriaux) qui a abouti à la fermeture de deux bibliothèques de proximité ? Un service public en moins pour les habitants et des emplois supprimés. Déjà, les bibliothécaires avaient contesté cette décision sans être entendus. 

Manifestation contre la fermeture des bibliothèques

 

PLAN LECTURE, PLAN COM'

Ce plan d'austérité intervenait alors que le réseau de lecture publique à Grenoble est bien mal en point, la fréquentation décrochant par rapport aux moyennes nationales. Après s'être assis sur ses engagements de 2014, E. Piolle avait cru pouvoir vendre la promesse d'un plan lecture... pour 2025 ! Les bibliothécaires ne s'y étaient pas trompés et avaient fustigé ce "plan com". 

Des affiches qui fleurissaient en ville pour protester contre le plan d'austérité
LA CULTURE MÉPRISÉE PAR LA MUNICIPALITÉ

Les années se suivent et se ressemblent à Grenoble. La culture continue d'être méprisée par la Municipalité. France Culture consacrait une longue enquête à la gestion rouge/verte de ce sujet. 

Sous Piolle, le désengagement municipal du milieu culturel est inédit

 

JP SAEZ : " LEUR VISION EST UNE SOMME DE PREJUGES"

Coupes budgétaires drastiques, suppression de la subvention des musiciens du louvre, désengagement de la MC2, mépris des théâtres... E. Piolle détruit tout mais ne reconstruit rien.  Jean-Pierre Saez, Directeur de l’Observatoire des cultures, affirmait : "Intellectuellement, les Verts ne maîtrisent pas du tout la question culturelle. Leur vision est une somme de préjugés, d’a priori et en fait de grand n’importe quoi !". Une remarque qui peut s'appliquer à tous les sujets municipaux.

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