ALSACE LORRAINE, NOUVELLE COUR DES MIRACLES

« La question qui se pose, c’est comment les faire respecter ? Et surtout, comment accompagner ce public pour arriver à un équilibre ? Car des arrêtés existent déjà : contre le tapage, contre la consommation d’alcool. Oui, nous pouvons verbaliser, mais souvent, ces personnes ne sont pas solvables : c’est donc peu dissuasif . Quant à la collaboration avec la police nationale, elle existe bien, insiste l’élue : « Je rencontre la Directrice départementale de la sécurité publique deux fois par mois, on en parle » Maud Tavel  (Verts/FI) la … 22 ème Adjointe qui est chargée de la tranquillité Publique rend compte de son inefficacité dans le DL (27/7/21).   Interrogée sur l’avenue Alsace-Lorraine, nouvelle Cour des Miracles, paupérisée, elle répond à Isabelle Calendre par des questions. 

M.TAVEL (Verts/FI) "PARLE" DU PROBLÈME

Quant aux problèmes elle en parle « deux fois par mois » avec la Directrice de la Sécurité. Avec eux,  une réunion, une commission, une parlotte c’est une action.  D’ailleurs  au DL -quelle rapidité- elle « se dit prête à rencontrer les commerçants et riverains de l’avenue en septembre, car « c’est en discutant qu’on avance ». Tout est résumé en une phrase : rien ne presse et on va en discuter….

"UN DE CES JOURS ON VA CRAQUER"

Les commerçants et les habitants de l’avenue Alsace-Lorraine sont excédés. Et ça ne date pas d’hier. Un gérant de la superette Casino en face de la Poste avait jeté l’éponge face aux vols et agressions. Aujourd’hui encore  « ça devient n’importe quoi, un de ces jours, on va craquer. Depuis la fin du premier confinement, la situation a dégénéré : agressivité, insultes, vols, aboiements, cris… des clients sont pris à partie, nous sommes parfois menacés de mort, il y a des bagarres, c’est invivable ». avait raconté  Steven Hadj, qui tient un bar à cocktails dans le DL  (15/7/21).  

"UN COUPLE APEURÉ A DU CACHER SON ENFANT"

D’autres tel le patron de la Boulangerie Coste : « On est dérangés sans arrêt, les marginaux s’installent sur nos terrasses, font partir les clients, sont agressifs, crachent, jettent les canettes… Nous ne sommes pas rassurés : on pense à prendre un vigile ». Ou bien au restaurant asiatique, Mei Shan, « n’en peut plus. Avant, ça allait encore, mais depuis le confinement ça a dérapé. Quand ils ont bu, ils sont agressifs envers les clients. Récemment un couple a dû cacher son enfant, apeuré, à l’intérieur du restaurant. Parfois ils cassent les vitres, et récemment ils ont détruit mes plants en pots » 

"ICI C'EST L'ENFER"

Au Bistrot parisien, le patron parle même « des risques de voir une milice se former si rien n’évolue. Car ici, c’est un enfer, entre ceux, alcoolisés, qui sont pénibles avec les clients, ceux qui volent des couverts, des boissons ou de la nourriture sur les tables, ceux qui jettent des canettes, insultent, boivent sur la terrasse… On appelle la police une à deux fois par semaine ! De plus en plus, les clients me demandent de ranger leurs sacs à l’intérieur… Ajoutez à cela les problèmes du square Genin à côté, la prostitution, la saleté dans la rue : c’est une accumulation qui n’est pas rassurante ».

"ON TRAVAILLE EN TREMBLANT"

Au restaurant « Au bon moment » Isabelle Calendre raconte que  le patron est plus virulent : « je ne me laisse pas faire !  Lui parle d’une trentaine de personnes « qui font toute l’avenue, et quand ils se posent, c’est sale, il y a l’alcool, le bruit, la peur qui vont avec. La police est démunie, nous on ne peut rien contre eux, ce ne sont que des nuisances gratuites, ils ne craignent rien. On travaille en tremblant. C’est du harcèlement sur la terrasse, cela nous met hors de nous. Le matin il y a des bouteilles cassées, du mobilier abîmé. » La Ferme à Dédé confirme :  «  aujourd’hui les marginaux sont plus agressifs, plus nombreux, plus menaçants ». Au snack d’à côté, la patronne avoue sa peur : « On ne sait pas leurs réactions, s’ils sont armés… »

15 % DE VOLS AU PETIT CASINO

Même au petit supermarché Casino le patron est excédé. « C’est une catastrophe : les insultes, agressions, bagarres sont quotidiennes. Nous avons des agents de sécurité à partir de 14 h. Et nous ne vendons plus d’alcool après 22 h, mais ils en trouvent ailleurs. Le magasin a par exemple enregistré cette année 15 % de pertes (donc vols) de plus. Alors on parle d’accompagner ces publics, mais nous aussi, on voudrait être accompagnés ! »

M.TAVEL CUMULE INCOMPÉTENCE ET DOGMATISME 

Ils peuvent être rassurés. Maud Tavel « en parle » deux fois par mois (ce qui resterait même à prouver) à la directrice de la sécurité et elle n’exclut pas -grandeur d’âme- » de « discuter « aussi avec les victimes. Rappelons qu’un an après sa prise de fonction, elle n’avait pas rencontré la police municipale préoccupée par ses candidatures successives à la Vice-Présidence de la Métro et à la tête de liste des Verts à la Région dont elle a été écartée malgré (à cause ?) le soutien actif de Piolle.

Olivier BERTRAND (Verts/Ades) "EN A PARLE AU CONSEIL LOCAL..."

Mais l’inamovible Olivier Bertrand (Verts/Ades) Adjoint chargé du secteur, cet élu qui a été 15 ans Conseiller Départemental en réussissant à demeurer inconnu des citoyens, a aussi mis son brin de sel sur la plaie :  « il est difficile de faire des miracles » dit-il (DL du 15/7/21). On ne les attend évidemment pas de la municipalité Piolle pour la vie quotidienne des Grenoblois. Ils sont réservés à l’avenir de la planète que le Grand Timonier veut prendre en charge. Pour lui « Alsace-Lorraine est une partie d’un problème plus vaste : celui de l’errance en centre-ville ». Merci M.Bertrand.  D’ailleurs lui aussi affirme « nous en avons parlé en Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD), qui réunit les différentes autorités». 

... OU L'IMMOBILISME EN ACTION

Sur le square Roger Genin, gangrené à côté de l’avenue « nous avons décidé d’identifier les personnes créant des problèmes, pour mieux agir ». On voit qu’il ne s’est jamais arrêté pour rencontrer  les bandes d’origine Africaine qui squattent le parc, ni les prostituées de l’est rue Amiral Courbet et leurs souteneurs ostensiblement postés rue Crépu. Assez aisé à "identifier" et depuis longtemps.

Me T.ALDEGUER : "LE MAIRE PEUT PRENDRE UN ARRÊTE ÉQUILIBRE"

Les moyens juridiques d’agir existent rappelle Me Thierry Aldeguer qui exerce avenue Alsace-Lorraine. » le maire peut prendre un arrêté équilibré, interdisant les attroupements sur certaines zones commerciales ou touristiques. Il est possible, en donnant les lieux précis et les heures concernées, d’interdire les regroupements, le stationnement physique. Cela donnerait un socle permettant à la police municipale d’intervenir, ou de faire appel à la police nationale » explique t-il au DL (27/7/21) Pour lui « ce type d’intervention n’est pas une priorité pour la police nationale, qui sent que rien n’est initié du côté de la mairie » . 

A.CARIGNON ET SON ÉQUIPE AGIRAIENT

La volonté politique municipale est totalement absente dans ces dossiers comme l’expriment très bien Maud Tavel et Olivier Bertrand, répétiteurs besogneux de leur maitre. Alain Carignon et le groupe d’opposition ont fait et font des propositions permanentes pour stopper cette dérive grenobloise. Aux caméras et au centre d’intervention opérationnel 24 h sur 24, il faut ajouter toutes les mesures qui font comprendre à cette mendicité agressive et à cette population qui choisit la marge -c’est son droit- qu’elle n’est pas la bienvenue à Grenoble. Car sa liberté s’arrête-là ou elle empiète sur celle des autres., nuit à l’économie et à l’emploi. 

CONTRÔLES, NETTOYAGE PERMANENT, INTERVENTION DU MAIRE...

Contrôles renouvelés (tous ne sont pas sans abri…) engins de nettoyage qui dérangent en permanence et arrosent le sol, matériel urbain qui n’attire pas cette population particulière, intervention directe du Maire et des élus sur ces populations pour rappeler les règles, entretien rigoureux de l'espace public … beaucoup de grandes villes ont fait reculer ce phénomène  et les victimes de ces nuisances insupportables savent bien que si l’équipe de la société civile avec Alain Carignon avaient été élus, il en serait autrement. 

 

DE LA PREMIÈRE PIÉTONNE D'EUROPE à CETTE PAUPÉRISATION.

L’avenue Alsace-Lorraine n’est pas une exception, mais un symbole. Première avenue piétonne la plus longue d’Europe en 1987, rénovée haut de gamme avec l’arrivée du tram cette année-là par la municipalité Carignon,  elle a depuis suivi la trace de la politique municipale avec une dégradation de tout le centre-ville. Les choix de rénovation de la place Victor Hugo avec un vaste ilot de chaleur créé en remplacement d’un site ombragé et l’arrivée de bancs-lits font craindre le pire. Ils se situent dans la continuité. Décidément il est utile de voter aux élections municipales, parce que les conséquences changent la vie dans un sens, ou dans un autre. 

A aucun moment, sur aucun sujet, la municipalité Piolle aura voulu intégrer la sécurité, la lutte contre les incivilités et la qualité de vie en ville dans ses préoccupations. Le résultat est probant.

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