BÉTONISATION de la MÉTROPOLE: LES ROUGE/VERTS SUR LA DÉFENSIVE

« Dans beaucoup de quartier de l’agglomération le mécontentement monte contre cette politique de bétonisation. Trop de nos concitoyens perdent la vue sur les montagnes et le soleil. Les quartiers qui sortent de terre sont appelés « écoquartiers » par anti-phrase parce que les espaces de respiration sont réduits au minimum. Avec le réchauffement climatique la cuvette grenobloise est très exposée à l’allongement et à l’aggravation des périodes de canicule «. Vendredi au Conseil Métropolitain Alain Carignon a mené la charge contre la révision du Plan Local d’Urbanisme (PLUI) qui confirme la densification.

FAIRE LA CHASSE POUR CRÉER DES ESPACES DE RESPIRATION 

« Au lieu d’avoir un PLUI qui fait la chasse à la dent creuse pour densifier, nous devrions avoir un plan d’urbanisme qui fait la chasse à la dent creuse pour créer des espaces de respiration ». Alain Carignon se faisait le porte-parole de tous ces collectifs d’Echirolles à Noyarey en passant par Grenoble qui protestent contre cette folie.

LA GAUCHE ET LES VERTS VEULENT TUER LA DIVERSITÉ

Mais Ludovic Bustos le Vice-Président (PS) très proche des Rouge/Verts grenoblois était sur la défensive et à la peine. Bien contraint de reconnaître que ça ne passe pas comme une lettre à la poste. Sur beaucoup de bancs -y compris dans la majorité- nombre d’élus ne supportent plus cette «normalisation » telle que l’a nommée Alain Carignon qui va faire se ressembler toutes les communes devenant un quartier comme les autres ! Quel destin. Le Président du groupe d’opposition a évoqué « Seyssins, Echirolles, Claix … qui ne se ressemblent pas » et a loué cette diversité à laquelle le plan d’urbanisme veut mettre fin.

MÊME PAS UNE PLACE DE STATIONNEMENT PAR LOGEMENT

Michel Savin, Sénateur est allé dans le même sens en évoquant les conséquences pour les communes puisque le PLUI permet de transformer des villas en immeubles avec 0,80 place de parking par appartement comme à Grenoble, renvoyant la question du  stationnement aux communes, les ménages ayant à minima une voiture par foyer. Voyant la tournure, Michèle Veyret (PC) qui présidait la séance est même sortie de son rôle en interrogeant Alain Carignon sur la demande de logements démontrant que la majorité était en difficultés.

UNE POLITIQUE D'AMÉNAGEMENT du TERRITOIRE 

Permettant à celui-ci de défendre l'idée de renouer avec  une politique d’aménagement du territoire départemental telle qu’il la conduisait quand il était Président du département en répartissant le logement social avec des liaisons TER rapides et fréquentes entre la Métropole et les bourgs plutôt que de concentrer toutes les difficultés dans la cuvette.

Il a saisi l’opportunité des attaques de Ludovic Bustos pour rappeler que ses municipalités avaient créé une vingtaine  d’hectares d’espaces verts sur les 200 hectares de Grenoble soit de l’ordre de 10 % des espaces verts de l’histoire de toute la ville en 12 ans ! Evidemment seulement instruits par leurs seuls amis politiques, les élus de la majorité découvrent peu à peu la réalité. La malheureuse C. Deslattes (Verts/FI) cherchant à venir au secours de l’élu PS en évoquant « la ghettoïsation à une certaine époque ». Suivez mon regard. Mais là encore les chiffres sont accablants pour eux sur la ghettoïsation en 25 ans. 

BIODIVERSITÉ, PAYSAGE, ÉCOQUARTIER : DES LABELS VIDES

Bref le débat avait du muscle. Ludovic Bustos se réfugiant derrière des labels de biodiversité et de paysages comme y ont recours tous ces élus. Il suffit de voir le dernier « écoquartier » qui sort de terre, la Presqu’ile pour être convaincu que la biodiversité et le paysage dominent !

L'ILE VERTE : ON BÉTONISE UN ESPACE VERT

A l’ile Verte -qui n’en n’aura bientôt plus que le nom- à Grenoble, comme partout, les Tartuffes d’élus tel Pierre-André Juven (Verts/FI) répond aux habitants qu’il est » très sensibles à leur position mais tenu par les règles du Droit et de la loi. Ce dossier nous apprend qu’on a un certain nombre d’outils avec le PLU (Plan local d’urbanisme) mais on n’a parfois pas tous ceux dont on aimerait disposer ». (DL du 12/4/21). Il s’agit de bétonner un espace vert.

A NOYAREY, LES ÉLUS DE LA MAJORITÉ N'Y SONT POUR RIEN.... 

Par exemple en ce moment à Noyarey un projet immobilier rue Maupas mobilise les habitants. La maire Nelly Janin Quercia répond aux habitants qu’il  « faudra voir avec la Métropole pour modifier le PLUi afin que cela ne se reproduise pas ». Son représentant Alfio Pennisi siège dans la majorité avec les Rouge/Verts Grenoblois densificateurs. Il a évidemment voté vendredi comme les autres la modification du PLUI qui entérine celle-ci.  P-A Juven et tous les élus grenoblois aussi. 

"NOUS SOMMES CONTRE LA BÉTONISATION, DONC CONTRE LE PLUI"

«Nous ne sommes pas comme ces élus qui répondent aux habitants qui se plaignent que c’est la faute au PLUI, on y peut rien et qui le votent ici. Nous nous sommes contre la bétonisation et l’uniformisation de la Métropole car nous pensons qu’un autre urbanisme plus respectueux est tout à fait possible , donc nous votons contre »  a lancé Alain Carignon au Conseil Métropolitain.

( voir son intervention sur sa page Facebook: "JE DÉFENDS LES ESPACES DE RESPIRATION CONTRE LA BÉTONISATION")

SI RIEN NE CHANGE DES DEGÂTS IRREVERSIBLES

Même si rien ne change à court terme et les dégâts seront nombreux et irréversibles pour la qualité de vie des habitants, le groupe d’opposition, bien seul au départ, a enfoncé des coins en un an. Laurent Thoviste (LREM) constatait lui aussi qu’on ne pouvait pas continuer à ne rien faire et laisser tous les maires liés par un tel  PLUI. Il faudrait engager d’autant plus vite une révision qu’elle est très longue a t-il demandé.

On était loin de la « boite à outils » dont se gargarisait Ludovic Bustos qui ne permet rien sur l’essentiel : empêcher cette folle bétonisation engagée qui est en train de faire exploser la Métropole par tous les bouts. 

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