E.PIOLLE/Y.MONGABURU: LE FIASCO des BUS ÉLECTRIQUES

La Métropole a acquis 7 bus électriques qui sont le plus souvent en panne, inutilisables. Ils perturbent le fonctionnement du réseau et l’usager en est la victime. À 430 000 euros l’unité, auxquels il faut ajouter environ 180 000 € de batterie « ça fait cher le loupé » relève Jean-Benoit Vigny (le DL)

C.ROCHEX (SÉMITAG): "DES TAS DE GALÈRES" 

« On a eu des tas de galères, confirme Christine Rochex, directrice technique de la Sémitag.  « Notamment sur des éléments qu’Alstom, spécialiste du ferroviaire, ne maîtrisait pas pour les bus. Il y a d’abord ces portes qui fonctionnent mal, puis les palettes d’accès PMR qui s’enrhument au moindre caillou. Résultat, la palette reste coincée et les gens ne peuvent pas prendre le bus. Des problèmes qui font suite à l’étanchéité originelle douteuse des joints des caissons de batteries pour, au final, un service loin du contrat signé : « Ils ont été mis en service en octobre, pour un objectif contractuel à 90 % de disponibilité les six premiers mois puis, progressivement, 95 % et 98 %. Mais aujourd’hui, quand on atteint 50 % sur le mois, on est contents… » (DL)

"ACHETÉS POUR 20 ANS, ON EST TRÈS INQUIETS" 

Et à cela s’ajoute donc la possible liquidation de l’entreprise : « Entretenir ces bus, on sait faire, dit-elle. Mais ces transports en commun, c’est essentiellement de l’électronique. Donc, dans trois à cinq ans, c’est comme pour votre téléphone, il faudra des mises à jour et on a de forts doutes qu’Alstom les fasse pour 80 bus en France. Or, nous, on les a achetés pour vingt ans. On est donc très inquiets ». (DL)

LES "COCORICOS" de Yann MONGABURU (Verts/Ades)

Le premier bus électrique a évidemment été lancé en… février 2020 à quelques jours des élections municipales par le brillant Yann Mongaburu alors Président (Verts/Ades) du Syndicat des Mobilités. Ce sous-phare de l’humanité y était allé de ses prédictions toujours brillantes  et pertinentes. Jamais avare de « cocoricos » notait même le DL (1/3/20) : « Cela fait plus de trois ans que nous voulions des bus électriques. Avant, ils étaient tous fabriqués à l’étranger, comme en Chine ou en Europe centrale. Puis nous avons attendu que la technologie s’améliore, notamment en matière d’autonomie. Finalement, nous avons choisi cet Aptis » lançait dithyrambique Yann Mongaburu. On croirait l'entendre sur "l'urbanisme tactique" aujourd'hui.

PEU IMPORTE QUE TOUT SOIT FAUX ...

Et d’ajouter : « Désormais, 73 % des bus fonctionnent grâce à des énergies peu polluantes. Un chiffre qui atteindra 100 % en 2021 ! ». Nous sommes en 2021. Que tout soit faux n’a évidemment aucune importance pourvu qu’on ait l’ivresse des mots. Avec les Rouge/Verts mieux vaut que leurs prévisions concernent l’avenir très lointain, ils ont moins de chance de se tromper. Qui se souviendra en 2050 de leurs prédictions ? Malheureusement Yann Mongaburu ne peut s’empêcher de pérorer, théoriser avec la hantise de ne pas paraître à la mode, ce qui le démode si vite. 

UNE HISTOIRE à LA SOVIÉTIQUE : DES PERSONNES DISPARAISSENT

D’ailieurs en mars 2020, il avait à ses côtés Renzo Sulli le Maire (PCF) d’Echirolles qui réécrivait l’histoire  comme tous les Staliniens « c’est un clin d’œil à l’histoire, quand on sait que Gilbert Biessy a œuvré à l’accessibilité des tramways d’Alstom mis en service sur la ligne A en 1987. À l’époque, c’était une première en France et en Europe. » (DL du 1/3/20). En réalité le Tram de Grenoble inauguré en 1987 était le premier au monde accessible aux handicapés. Sauf que Gilbert Biessy (PCF) n’était pas Président du SMTC mais Charles Descours (RPR) et Alain Carignon Président du département et Maire de Grenoble qui ont imposé le plancher surbaissé à Alsthom. Peu importe évidemment. Seul le résultat compte.

LE CONTRIBUABLE COCHON DE PAYANT

Mais que ce soit pour le passé ou pour l’avenir, ces élus racontent de grosses blagues sans être démentis. Avec une insolence proportionnelle à leur impunité. Le fiasco des bus électriques ressemble au fiasco des éoliennes ou au fiasco écologique de l’arrêt du nucléaire civil en 2050. Le contribuable est le cochon de payant de toutes ces balivernes.

JP TROVERO (PCF) MAIRE BATTU : UNE INDEMNITÉ à la SEMITAG

Avec l’affaire des bus électriques c’est à minima 5 millions d’€ qui sont partis en fumée. Ça n’empêche pas non plus la gauche et les Verts de la Métropole d’avoir reconduit à la tête de la SEMITAG qui a commandé ces bus, Jean-Paul Trovero (PCF) battu à Fontaine, condamné pour favoritisme. Sa première mesure a été de se faire voter une indemnité de 1000 € mensuels dans une société au bord de la faillite. Il faut dire que le groupe des élus PCF qu'il préside a voté pour le candidat de Piolle à la présidence de la Métro. Le groupe Piolle ne peut que le récompenser. Quand on vous dit que leur arrogance et leur cynisme sont sans limites.

DES DÉRIVES FINANCIÈRES PAR DOGMATISME

Dans la lignée d’Eric Piolle dont le ringardisme et le dogmatisme sont aussi contestés chez les Verts eux-mêmes. Visiblement Yannick Jadot cherche à sortir de cet enfermement mortifère pour ses idées à l’exemple des Verts Allemands aux portes du pouvoir.  La carcan de l’extrême gauche contestataire alternative dans lequel se tient Eric Piolle conduit à toutes ces dérives financières puisque les décisions sont toutes idéologiques comme on le constate sur le terrain Grenoblois.

LA SECTE VERTE DEVRAIT ÊTRE TENUE ÉLOIGNÉE DU POUVOIR

Pour Yannick Jadot « si nous voulons diriger le pays nous n’avons pas d’autre choix que de nous confronter à la réalité complexe et à vif de notre société «. Normalement, cette ouverture sur le réel devrait lui retirer toute chance d’être désigné par la secte Verte. Ce qui la tiendra heureusement éloignée du pouvoir et évitera au pays de confier son destin à des bonimenteurs incompétents, dangereux et ruineux.

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