Me Thierry ALDEGUER : “E.PIOLLE VEUT BÂILLONNER L’OPPOSITION”

Est-ce qu’Eric Piolle est actionnaire d’une société dont le siège est à Singapour et vend des logiciels de sécurisation financière à des banques? 

Est-ce que ses clients sont principalement des banques installées dans des paradis fiscaux y compris des fonds de placements dénoncés comme pourris dans l’affaire des Panama Papers ? 

Est-ce que l’antenne Grenobloise de sa société a reçu des subventions publiques et des avances remboursables avant que le siège ne soit transféré dans un paradis fiscal ? 

A ces questions les réponses sont « oui ».

POSER DES QUESTIONS C'EST DIFFAMER !

Poser la question de savoir si Eric Piolle ne pourrait pas être considéré comme "Conseiller intéressé" est considéré comme un crime de lèse-Majesté par la Doxa locale. On a même vu le Parquet si empressé à classer les plaintes concernant Piolle et les Rouge Verts s'offusquer.

Même si les subventions ont été perçues avant son élection de Conseiller Régional il est évident qu’après celle-ci Eric Piolle a eu des rapports, a voté des subventions aux organismes qui l’ont subventionné. Pour avoir laissé passer ces questions sur le site « Grenoble, le Changement» François Tarantini qui en était alors le coordonnateur dévoué et désintéressé s’est retrouvé mardi devant le tribunal pour répondre de « diffamation ».

L'ANTENNE LOCALE A REÇU DES AVANCES JAMAIS REMBOURSÉES

Mardi devant le tribunal Me Thierry Aldeguer a déroulé l’implacabilité des faits  rappellant que  « la société locale n’est qu’une antenne de la société dont le siège est à Singapour et les bénéfices et dividendes inconnus compte tenu de l’opacité du paradis fiscal. L’antenne locale elle-même qui a perçu ces aides publiques et des avances remboursables d’Oséo jamais remboursées a été maintenue sans faire de bénéfices. Elle comptait une dizaine de salariés. »

E.PIOLLE A LA DIFFAMATION TRÈS SÉLECTIVE

Pour l'avocat  « Eric Piolle ne s’est jamais exprimé officiellement sur ses relations avec la société RAISE PARTNER, alors qu’il prétend que cet article paru sur le site « Grenoble le Changement » aurait été de nature à lui causer préjudice sans préciser pour autant la nature de ce préjudice alors que les relations entretenues par Monsieur Eric PIOLLE et RAISE PARTNER ont fait l’objet de publications depuis 2014 sans pour autant qu’une action en diffamation soit dirigée contre les rédacteurs des différents articles. »

"LES AIDES à GRENOBLE, LES BÉNÉFICES à SINGAPOUR"

Il a été versé en cours d’instruction des articles publiés par le journal « Le Postillon » de décembre 2019, de 2014 et du printemps 2020 ainsi que des comptes rendus de conférence de « Grenoble le Changement » en date du 10 décembre 2019, une publication intitulé « Les aides sont publiques à Grenoble et les bénéfices à Singapour » établissant depuis longtemps que ces informations sont connues et que Monsieur Eric PIOLLE n’avait jamais éclairci ses positions vis-à-vis de cette société et de son siège à SINGAPOUR.

"L'INSTRUMENTALISATION DE LA JUSTICE PÉNALE"

Pour Me Aldeguer l’intention est claire : « cette poursuite qui est à l’origine de la citation de Monsieur TARANTINI devant le Tribunal correctionnel près le Tribunal judiciaire de GRENOBLE apparaît véritablement comme l’instrumentalisation de la justice pénale et comme une tentative finalement de bâillonner un opposant politique » 

LA PATTE DE Raymond AVRILLIER (Verts/Ades)

Sur les faits et sur la qualification de conseiller intéressé, François  TARANTINI a indiqué que « Grenoble le Changement » s’était contenté de reprendre des éléments qui existaient dans le débat public et que la notion de « conseiller intéressé » avait été amorcée par Raymond AVRILLIER pour créer une polémique artificielle quand Alain CARIGNON a intégré le Conseil Municipal de la Commune de GRENOBLE à la fin de l’année 2020.

"RIEN à DIRE SUR LE PILLAGE DE L'ARGENT PUBLIC"

L’avocat a cité le livre « le Vide à moitié vert » :« … et Eric PIOLLE ? En novembre 2019, son épouse y travaille encore, lui a continué pendant six ans.(…) , dénonçant à Place Gre-net une « polémique artificielle » et assurant n’avoir « rien à cacher ». C’est-à-dire qu’il continue de légitimer l’existence et le fonctionnement de cette société, n’ayant rien à redire sur le pillage de l’argent public, la délocalisation des bénéfices à Singapour, le système financier opaque par lequel elle bosse. Notre demande d’interview est, là aussi, resté sans suite. »

"ET SI VOUS ARRÊTIEZ DE MENTIR ?"

Et encore :  « si vous arrêtiez de mentir.  Surtout, ce que vous ne pouvez pas méconnaître, c’est que vos actions dans RAISE PARTNERS sont maintenant dans une société domiciliée dans un paradis fiscal : Singapour.  Selon le « traité d’apport de titres » que nous nous sommes procurés «. Citant aussi le  rapport particulier entre Eric Piolle  PIOLLE et Bernard LARROUTUROU, qualifiés de cousins secrets : « Si ces liens familiaux peuvent être anecdotiques d’un point de vue politique, ils ont joué un rôle important dans la création de RAISE PARTNER, société d’optimisation fiscale cofondée par PIOLLE car le frère de Monsieur Pierre LARROUTUROU s’appelle Bernard, également cousin de PIOLLE. A la fin des année 1990, Monsieur Bernard LARROUTUROU était président de l’INRIA (Institut national de la recherche en informatique et en automatique) institut qui a essaimé RAISE PARTNER.

"POUR SE METTRE LE COUSIN DE PIOLLE DANS LA POCHE"

"Une source bien informée nous éclaire : « Si le fondateur de RAISE PARTNER François OUSTRUY a sollicité PIOLLE pour cofonder la boîte, c’est pour se mettre dans la poche son cousin Bernard LOURROUTUROU. Cela a permis que l’INRIA mette plein de moyens dans la création de RAISE PARTNER en fournissant des chercheurs à disposition de cette start-up. C’est ça le véritable péché originel « dans la création de RAISER PARTNER…»

"EN ÉCHANGE DU FAVORITISME de SON COUSIN"

Thierry Aldeguer rappelle aussi que « cet ouvrage est publié depuis quelques mois et aucune procédure de diffamation n’est en cours par le rédacteur de cet ouvrageAinsi, il est confirmé que des subventions publiques à destination de l’INRIA ont été versées à cette société par le Président de l’INRIA qui n’était que Bernard LARROUTUROU, cousin d’Eric PIOLLE. Si le fondateur de RAISE PARTNER François OUSTRY a sollicité PIOLLE pour cofonder la boîte, c’était pour se mettre dans la poche son cousin Bernard LARROUTUROU. Cela a permis que l’INRIA mette plein de moyens dans la création de RAISE PARTNER… Il est même évoqué des relations assez troubles qui ne sont pas contestées par Monsieur PIOLLE puisqu’il est indiqué: " En échange du favoritisme de son cousin, Bernard LARROUTUROU, PIOLLE a obtenu ses actions dans l’entreprise et un emploi pour sa femme Véronique PIOLLE, qui a été la première à obtenir un CDI dans RAISE PARTNER en 2001". »

LES QUESTIONS SUR LES PRATIQUES DE PIOLLE SONT UN CRIME

Etonnamment on ne peut rien en lire dans le compte rendu du DL (26/5/21) Rien. Vanessa Laimé (DL du 26/5/21) détaille par contre des éléments de personnalité, lie des dossiers sans rapport entre eux sans ménagement pour François Tarantini. Bien au contraire. Comme si avoir posé des questions sur les pratiques d’Eric Piolle si éloignées de ses discours était un crime de Lèse-Majesté qui mérite sanction, illégitime par essence.

LA CGT et LE PS PAS CITÉS DANS UNE CONDAMNATION

S’agissant de la condamnation à 8 mois de prison avec sursis et 3000 € d’amendes de Reuben Garcia ex Président de la CGT, proche de Renzo Sulli (PCF) à la demande de Laetitia Rabih (PS) aucun nom n’apparaissait, ni de parti ou de syndicat,  dans un article du DL en bas de page dans lequel aucun des faits saillants n’était mentionné. Bien entendu les itinéraires politiques des protagonistes qui  éclairent pourtant l’affaire n’étaient nullement évoqués par ellecontrairement au traitement infligé à  François Tarantini.

LA LIBERTÉ DE PAROLE à UN PRIX

Le message est clair : la liberté de parole à un prix. Nous continuerons à l’assumer dans le respect du travail des journalistes et du grand quotidien régional que nous ne nommons jamais « le Daubé » car ce mépris n'est aucunement justifié pour personne et surtout pas les plus nombreux qui le façonnent avec conscience. Pour nous le filtre du journalisme pour l’accès à l’information est une garantie indispensable à l’époque des réseaux sociaux ou n’importe quoi peut être colporté sans vérification. Ce qui ne nous empêche pas de relever les iniquités de traitement ou de  répondre avec des faits au journalisme d’opinion.

LA PROCÉDURE NE POURRA PAS NOUS BÂILLONNER

Si les lecteurs du DL ne peuvent pas connaître encore -d'autres procédures sont en cours contre lui- les éléments de la procédure qui gênent Eric Piolle, rappelés par Me Thierry Aldeguer à l’occasion d’une plaidoirie que tous les présents ont jugé juridiquement percutante et brillante dans la forme, ceux-ci demeurent.  Quelle que soit l’issue de cette procédure, elle ne pourra pas nous bâillonner. Si nécessaire nous ferons appel à vous pour y faire face.

SE CONSTRUIRE UNE OPINION PAR LE CONTRADICTOIRE

Les grenoblois ne laisseront pas éteindre la seule source d’information qui ouvre le débat sous l'angle de l'opposition, permet la confrontation des idées et à chaque citoyen de se construire une opinion sur des bases contradictoires. Cela s’appelle le pluralisme. Il est consubstantiel à l’existence de la démocratie. Rien que ça. 

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