ILOTS DE CHALEUR : MENACES SUR UNE MAISON-JARDIN RUE THIERS

le plan d'Urbanisme de Piolle permet de détruire cette maison-jardin rue Thiers, en plein centre ville

Partout dans la ville l’inquiétude grandit. A l’angle de la rue Thiers et de la rue des Bergers, un parc arboré  et une maison que des architectes qualifient de « remarquable, atypique et singulière dans notre environnement urbain » sont menacés des bulldozers de Piolle.

UNE RESPIRATION DANS UN ENVIRONNEMENT DENSE

Des riverains, des urbanistes-architectes ont alerté le Maire en précisant que cet ensemble remarquable s’inscrit dans un ilot composé de petites maisons. Elles forment une respiration dans un environnement bâti dense et leurs jardins constituent un espace de verdure assez rare dans ce quartier.

UNE MAISON ET UN MUR EN PIERRES DE TAILLE

Outre le fait que trop de maisons particulières disparaissent régulièrement du centre ville au profit d’immeubles et/ou d’ensemble de garages, démolir la bâtisse détruirait cet ensemble homogène et singulier et créerait un déséquilibre. Cette maison, comme son mur d’enceinte, est en pierres de taille avec des corniches et des encadrements de fenêtres très originaux et remarquables dont les lambrequins font directement écho aux maisons qui l’entourent.

DES PARQUETS DE TYPE HACHE

A l’intérieur les parquets sont de très belle facture, de type Hache, un escalier en noyer distribue l’ensemble des étages et des boiseries formant des meubles habillent les pièces nobles. Il est à relever aussi que l’ensemble est vraiment en très bon état y compris la toiture.

 

SAUVEGARDE DU PATRIMOINE BATI : UNE PRIORITÉ ÉCOLOGIQUE

Pour eux « la sauvegarde de notre patrimoine bâti, qui se fait rare dans le quartier et plus largement dans notre ville, devrait être une priorité écologique, au centre de toute réflexion architecturale et urbaine » et ils «  pensent que cette maison mérite toute l’attention de la Ville de Grenoble ». Ils ignorent qu'Eric Piolle a préempter la Chambre de Commerce pour la démolir afin de construire des HLM à la place. 

UN PLAN D'URBANISME QUI ÉRADIQUE LES ESPACES de RESPIRATION 

 Les arbres ont  fait l’objet d’une demande de classement au titre du patrimoine végétal remarquable, ce qui permettrait de les sauver mais il est regrettable que la maison n’ait pas fait l’objet d’une demande similaire de la part de la municipalité. Alain Carignon, au nom du groupe d’opposition l'a saisie à propos de ce nouvel ilot de chaleur à créer et pour dénoncer la «normalisation » de la ville. Le PLUI (plan d’Urbanisme) voulu et voté par la majorité Rouge/Verts grenobloise organise cette densification qui éradique tous les espaces de respiration de la ville.

PARTOUT LES ESPACES DE RESPIRATION DISPARAISSENT

En ce moment un collectif se bat à l’ile verte pour sauver un espace vert promis au béton. Des fenêtre de la résidence Lesdiguières, cours de la Libération les habitants observent avec effroi un champ promis à l’urbanisation. A la Capuche on craint que l’incendie criminel de l’église ST Jacques constitue une opportunité pour densifier encore le quartier. Rue Helbronner un immeuble qui bénéficiait du soleil et de la vue sur les montagnes grâce à un espace arboré a appris que le PLUI permettait de les lui supprimer.

ENTRE LA PRESQU'ILE Et JEAN MACÉ : ARBRES ABATTUS

Les habitants de la Presqu’ile qui attendent depuis 4 ans leur modeste jardin voient le terrain libre qui faisait tampon avec le quartier, en bordure des voies de chemin de fer, lui aussi en voie de construction. Sans évoquer le parc Tarze  à Jean Macé -oui un parc !- sur lequel une opération immobilière sera autorisée. 

UN NOMBRE DE JOURS DE CANICULE INSUPPORTABLE

Dans Grenoble et hors de Grenoble, sur tout le territoire de la Métropole, de nombreux habitants découvrent ce que signifie le camouflage de la «  lutte contre l’étalement urbain ». C’est l’autre appellation du « bétonnage ». Comme d’habitude Eric Piolle avance masqué derrière d’officielles bonnes intentions afin de cacher la véritable marchandise. La cuvette grenobloise particulièrement sensible au réchauffement climatique avec le nombre de jours de canicule insupportable qui explose, est la victime de cette folie.

CRÉER DES BANTOUSTANS ÉLECTORAUX 

L’objectif réel est connu ; Pendant qu'il cause de généralités, il s'agit de  créer des Bantoustans électoraux pour la gauche et les Rouge/Verts. Plus les quartiers sont densifiés, plus ils sont dégradés, plus ils sont paupérisés, plus le bénéfice électoral est important. Peu importe l’écologie, les victimes humaines, la spoliation de la classe moyenne.

LE POINT D'ARRÊT D'UNE POLITIQUE ?

Seule la mobilisation des grenoblois par la prise de conscience de ce qui se joue peut stopper ce massacre organisé. L’Ile verte ou la Capuche, peut être cet ensemble remarquable de la rue Thiers à la fois patrimoine architectural et espace de respiration par ses arbres au centre ville peuvent devenir le point d’arrêt de cette politique. La goutte d’eau qui fait déborder le vase. Il faut l’espérer ardemment pour l’avenir de Grenoble.

 

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