E.PIOLLE A PIQUÉ DANS LA CAISSE DU LOGEMENT SOCIAL

Entre 2015 et 2018, Eric Piolle et Maryvonne Boileau (Verts/Ades) ont fait comme à Singapour. Le transfert de dividendes de Grenoble-Habitat à la ville était totalement opaque. Les révélations du collectif des opposants à la fusion Actis/Grenoble-Habitat dont Zohra Chorfa et Guy Tuscher, ex Conseiller Municipal élu en 2014 avec Piolle, ont fait l’effet d’une bombe locale.

DES SOMMES PAS INSCRITES DANS LES RAPPORTS PRÉSENTÉS

En effet « en se replongeant dans les dossiers antérieurs »  les opposants ont trouvé cette faille qu’ils ne cessent de dénoncer : le versement, entre 2015 et 2018, de dividendes par Grenoble-Habitat à la Ville. Une pratique que le bailleur avait promis d’éviter, et dont il ne s’est visiblement pas vanté d’ailleurs « rapporte Isabelle Calendre dans le DL. « On a constaté que ces sommes n’étaient pas inscrites sur les rapports présentés en conseil municipal fin 2016 et fin 2017. Ce n’est qu’en décembre 2018 que la Ville les a dévoilés, en expliquant les avoir “omis” sur les rapports précédents ! » s’emporte Bruno de Lescure, membre du collectif. De là à dire que l’information a été cachée, il n’y a qu’un pas…

"ZERO A LA LIGNE DES DIVIDENDES VERSÉS..."

Et la journaliste de préciser : « Effectivement, pour 2016 et 2017, les rapports présentés au conseil municipal (intitulés “Rapport des représentants de la Ville de Grenoble”) indiquaient “zéro” à la ligne dividendes, alors que plus de 250 000 € ont été versés. » 

LA FAUTE AU CONTRÔLEUR DE GESTION !

Avec Eric Piolle il y a toujours une explication qui met en cause les autres et le plus souvent les fonctionnaires comme dans les marchés sans appels d'offres. Ainsi, selon le DL, la Ville explique cette arnaque par « beaucoup de mouvements de personnels dans les années 2015 et 2016, et notamment le départ du contrôleur de gestion de Grenoble Habitat et de son chef de service». Or, c’est le contrôleur de gestion qui rédige le rapport. « Lorsque la nouvelle contrôleuse est arrivée, elle a rectifié dans le rapport suivant. » Ainsi on apprend que les rapports au Conseil Municipal signés de lui ne seraient pas de sa responsabilité ! Il lui aurait échappé un fait de cette importance : la distribution de dividendes.

B.de LESCURE : "LA FICELLE EST UN PEU GROSSE"

Pour Guy Tuscher : « une chose est sûre, les élus ont été très mal informés ! Or, Grenoble Habitat n’est pas n’importe quelle SEM, ses comptes sont étudiés. » Bruno De Lescure, lui, n’y croit pas une seconde. « Le contrôleur de gestion a un adjoint ! La ficelle est un peu grosse… » Au total, la Ville de Grenoble aura touché 505 789 € de dividendes sur quatre ans.

M.BOILEAU (Verts/Ades) AU COEUR DU SYSTÈME AVRILLIER...

En réalité Maryvonne Boileau, la Présidente de « Grenoble-Habitat » dans cette période, l’une des chevilles ouvrières historique du système Avrillier- compagne de Vincent Comparat, elle a occupé tous les postes municipaux depuis 25 ans-  vend la mèche en répondant à Isabelle Calendre dans le DL. 

... VEND LA MÈCHE AU DL

D’abord elle rappelle que « Grenoble Habitat (GH) avait, dans son essence, un principe sacralisé de SEM sans dividendes versés aux actionnaires. Ces dividendes devaient au contraire être réutilisés pour le logement social lui-même. C’était un principe accepté par l’ensemble des actionnaires ». Voilà pour les déclarations de principe auxquelles les Rouge/Verts grenoblois ont habitué les grenoblois. Ils sont les champions pour ça. Ils "sacralisent" assez aisément dans les mots.

POUR RENFLOUER LE BUDGET DE LA VILLE

Ensuite elle passe au réel : « en 2014-2015 (…) la majorité a également constaté que les finances de la Ville n’étaient pas celles que l’on pensait. Aussi la Ville a-t-elle dû mettre en place un plan de sauvegarde, et a demandé des efforts à tout le monde, dont les SEM, comme GEG, la Compagnie de chauffage, et GH… ». Bref au moment ou Piolle racontait ses boniments sur l’argent qui doit demeurer au logement social, il bouchait les trous de ses dépenses inconsidérées par l’argent du… logement social.

M.BOILEAU "IL FALLAIT LE CRIER SUR LES TOITS?" 

Les grenoblois comprennent bien qu’Eric Piolle et Maryvonne Boileau n’ont pas souhaité que le versement des dividendes prélevés sur le logement social ne soient entourés de trop de publicité. D’où Singapour. Là-bas personne ne demande rien à ce sujet -ni sur les bénéfices- et Piolle s’y trouve comme un poisson dans l’eau. « C’est faux de dire que l’on a caché quelque chose. Il fallait aller le crier sur tous les toits ? Non, car c’était de la gestion. Jamais personne ne s’est mis d’argent dans la poche !  « ajoute d’ailleurs Maryvonne Boileau.« Que cela n’ait pas été spécifié en conseil municipal, c’est possible mais je n’en ai pas souvenir »  ajoute-t-elle.

E.PIOLLE MENT AUSSI PAR OMISSION 

« J’ai la mémoire qui flanche, J'me souviens plus très bien » chantait Jeanne Moreau en son temps reculé. Avec Eric Piolle et ses amis ça y ressemble. Ils jonglent avec les omissions afin de régner dans l’opacité. Notre Grand Timonier n’avait-il pas répondu qu’il n’avait pas spécifié dans sa déclaration de patrimoine que la PME dont il est actionnaire avait son siège à Singapour,  parce que ce n’était pas demandé ?

L'AFFAIRE DES ACTIONS DE GEG PAS ÉCLAIRCIE 

Dans l’affaire de la vente des actions de GEG à la Métro, on ne connaît toujours pas les raisons qui ont amené Christophe Ferrari à payer … 9 Millions d’€ de plus que la valeur moyenne retenue par toutes les études publiées. Quand la question de savoir sur quelle base ce prix a été retenu, Vincent Fristot (Verts/Ades) a répondu qu’il ne pouvait pas transmettre les données pour préserver le secret des affaires.

L'AFFAIRE NE FAIT QUE COMMENCER

Les petits arrangements entre amis sont donc légions. Il se réalisent dans le secret le plus absolu et nos champions de la transparence veillent même à ce que le Conseil Municipal lui-même ne soit pas informé comme on le voit dans le dossier de Grenoble-Habitat. Sauf que l’absence d’information complète de l’assemblée délibérante peut faire annuler la délibération concernée sur la demande d’un Conseiller Municipal. Le dossier ne fait donc que commencer. Il semble que Nathalie Béranger, Conseillère Municipale doive s'en saisir au nom de l'opposition.

Cette nouvelle affaire ne devrait pas rendre aisé le projet de fusion Actis/Grenoble-Habitat qu’Eric Piolle s’était aussi engagé à ne pas conduire. Avant les élections. 

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