E.PIOLLE : “C’EST PAS PARCE QU’ON a RIEN à DIRE…”

 

Essoré par sa loghorrée présidentielle. Eric Piolle n’a plus rien à dire aux Grenoblois. A l’occasion de l’anniversaire de sa première année du second mandat, Eve Moulinier  lui a consacré un interview dans le DL. « C’est pas parce qu’on a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule «  pourrait-on résumer.  Les quelques mots sur  la crise sanitaire sont évidemment vides puisqu’il n’a distingué Grenoble en aucune manière, n’a apporté aucune valeur ajoutée personnelle, lui qui donne des leçons au gouvernement sur ce sujet. Au contraire n’avait-il pas affirmé notamment en avril 2020  -il y a exactement un an !- qu’il « n’était pas question de distribuer des masques aux Grenoblois » !  Quelle préscience.

 

E.MOULINIER : "PERSONNE NE POURRAIT SE SOUVENIR D'UNE de VOS RÉALISATIONS ? "

Ensuite perfidement, Eve Moulinier lui rappelle « qu’une de vos oppositions a dit que personne ne pourrait se souvenir d’une de vos grandes réalisations, parce qu’il n’y en aurait pas…».

Le malheureux se révèle au naturel si on peut dire. Au lieu de répondre sur ce qu’il a apporté à Grenoble et aux Grenoblois, il parle de Lui et ratiocine sur sa réélection comme si elle était l’alpha et l’oméga de tout et qu’elle seule répondait de ses actes. Il continue à vouloir faire croire  qu’il a été mieux réélu en 2020 qu’en 2014 alors qu’au second tour il a perdu 3 500 voix entre les deux élections. Il ne le digère pas : « à Grenoble, on vient nous dire qu’on n’est pas légitimes, qu’on est nuls. (…) notre progression veut bien dire quelque chose. Il y a eu une adhésion, un choix positif. »

IL EST DÉBORDÉ DE LUI-MÊME

Et il va chercher des villes en France ou, paraît-il, des Maires sortants auraient perdu plus que lui qui aurait, lui, gagné des voix. Au-delà du pathétique ce qui frappe est  l’exclusivité de l’intérêt à soi, le nombrilisme exacerbé par rapport à la question posée. En réalité -et sa candidature présidentielle un peu ridicule en témoigne- il est débordé de Lui-même.

QUE RÉPONDRE QUAND ON LUI DEMANDE SON BILAN ?

Mais que répondre quand on lui demande ses réalisations, quand on en vient au bilan ? Il ne peut même pas revendiquer  une baisse de la pollution, qu’il a fait gagner la ville en espaces de respiration, amélioré son attractivité et son image…. Rien.  

ÉCHEC à la MÉTRO : SON AIGREUR DOMINE TOUJOURS

D’ailleurs le 3 ème point de son interview montre  que ses motivations n'ont pas changé depuis un an. Son aigreur domine toujours après son échec à la Métropole. Le  fait qu’on ait osé ne pas élire le candidat qu’Il avait désigné à la présidence demeure un crime de lèse-majesté impardonnable pour la nuit des temps. A lire son acariâtreté  à l’égard de Sylvain Laval (PS) nouveau Président du Smmag (le syndicat des mobilités ravi aussi aux Verts) on mesure que son véritable objectif est de détruire tous ceux qui se sont opposés à Lui. 

RÈGLEMENT de COMPTES SUR LE DOS des TRANSPORTS

Les difficultés financières du Smmag sont considérables après le passage de Yann Mongaburu (Verts/Ades) qui n’a pourtant pas brillé par ses réalisations : un Km de tram en 6 ans ! « Le taux d’endettement du Smmag ne date pas de la présidence de Yann Mongaburu » défend pourtant Eric Piolle.  Et à l’adresse de Sylvain Laval : » Je ne voudrais pas qu’à l’avenir, Grenoble soit à la traîne sur le sujet des mobilités, alors qu’on avait tellement avancé ces dernières années. Le Smmag ne peut pas se résumer à un détricotage de ce qui a été porté dans l’histoire de Grenoble, « 

Quelle "histoire" ? Un km de tram en 6 ans ? Qui peut trouver plus politicien que ce règlement de comptes sur le dos des transports collectifs ? 

UNE DÉRIVE PERSONNELLE du MAIRE de GRENOBLE

Interview édifiante qui confirme  la dérive personnelle du Premier Magistrat de Grenoble : il  a perdu tout sens des réalités de la ville, qui ne l’intéressent d’ailleurs pas. Il n’aura pas de comptes à rendre puisqu’il s’abrite derrière la fable de « l’éthique » à géométrie variable -valable à Grenoble, mais pas à Singapour- selon laquelle il ne se représente pas pour un troisième mandat. Ainsi à la fin du premier il répondait qu’il en faut deux pour répondre du bilan. A la fin du second il n’est plus là.

QUI SONT LES DINDONS de la FARCE ? 

Par contre le CV personnel sera amélioré par une ligne supplémentaire, sa notoriété aussi et si ça ne marche pas pour l’Elysée, (!) un Conseil d’administration d’une société « éco-capitaliste »,  la direction d’une grande ONG (Cécile Duflot,  Emmanuelle Cosse sont ainsi casées..) et le développement de son actionnariat à Singapour feront l’affaire. Pas belle la vie ?

Et qui sont les dindons de la farce ?

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