“BIENNALE” : QUEL EST LE COÛT DU BIDE RETENTISSANT ?

 

50 000 personnes avaient participé à la dernière « biennale des villes en transition » selon les déclarations...  d’Eric Piolle à Eve Moulinier dans le DL. Ce qui était déjà faux pour la dernière édition comme l’a démontré le site d’information en ligne Place Gre’Net en enquêtant sur le terrain est encore plus faux cette année.

LE TOUR DE VÉLO ÉVITE LA BÉTONISATION DE LA VILLE 

Le programme des « ateliers «  laisse en effet rêveur : «  balade pédagogique à vélo le long des berges de l’Isère ». Une autre « balade urbaine à vélo pour découvrir les différents espaces de végétalisation urbaine ». Ne figuraient pas au programme de la balade,  Flaubert, la Presqu’ile, le parc Tarze bientôt urbanisé et toutes les dents creuses bétonnées qui voient disparaître la verdure et les arbres. Pour les éviter le tour de vélo a du être compliqué.

LA BASTILLE NATURELLE ET SAUVAGE 

 Mais il y avait aussi « la Bastille naturelle et sauvage, pour tout savoir sur les espaces naturels, visite du Fort de la Bastille ».

A notre connaissance cette  visite faisait l’impasse sur les choix d’urbanisation du site de la municipalité Piolle : des logements sont en construction sur les anciens bâtiments universitaires que la ville n’a pas préemptés afin de sauvegarder quelques hectares d’espaces naturels. Au contraire les voitures vont monter à la Bastille.

Encore un "atelier bain de nature/Reconnexion nature (!)" auquel  il fallait s’inscrire par téléphone. On n’a pas essayé.

 

LA PROPRETÉ DE ST BRUNO DÉPEND de la BIENNALE...

Mais dans cette prolifération d’ateliers qu’on ne pouvait suivre, figurait aussi à St Bruno « l’objectif zéro déchet et une ramassage participatif de déchets «. Ne riez pas. Evidemment dans l’ensemble ces « ateliers » n'ont regroupé personne. L’opération de St Bruno en comptait… 10  mais y compris les employés municipaux mobilisés pour l’accompagnement. Il s’agit d’une vaste "enfumade".  Comme l'a souligné Isabelle Pelloux-Gervais, du collectif de la société civile en discutant avec des habitants, la propreté du quartier St Bruno -et de la ville- n’a évidemment pas besoin de "la biennale des villes en transition" mais d’une organisation, des moyens et de la mobilisation du Maire.

 

PIOLLE :  JUS DE CAROTTES à QUELQUES MÈTRES de la DÉCHARGE

Pas plus que pour visiter les quais ou la Bastille ! Ni même pour se «reconnecter avec la nature ». Ce remplissage inepte démontre bien le caractère uniquement de com’ de la manifestation et le vide existentiel de cette majorité. Eric Piolle a communiqué massivement (tweet, vidéo) en train de se faire un jus de carottes au bar à Radis installé au pied de l’immeuble d’Actis du quartier Flaubert (parce que les commerces ne trouvent pas acquéreur). Il n’a pas vu, à quelques mètres de l’endroit ou il se confectionnait son jus de carottes la décharge à ciel ouvert devant laquelle vivent les habitants. Tout un symbole de cette "biennale"  qui n’aura jamais été aussi peu connectée à la réalité de la ville.

LA QUESTION QUI FÂCHE

La question maintenant est de savoir combien ce bide retentissant coûte au contribuable. Selon Place Gre’Net, Alain Carignon a posé la question au Maire : « La visite de Michèle Rubirola, ex-maire de Marseille -ville qu’elle a abandonnée à un élu PS après avoir été élue par les Marseillais- à la tête d’une délégation de membres de votre parti et ses déclarations entièrement tournées vers la justification de votre politique municipale qu’elle méconnait à l’évidence et vers votre candidature à la présidentielle confirment le caractère essentiellement de com’ et de promotion personnelle de ces manifestations », souligne l’ex-maire de Grenoble, aujourd’hui élu de l’opposition.

UN CONFLIT D'INTÉRÊT POUR PIOLLE CANDIDAT 

 « Cette situation illustre encore les questions de conflit d’intérêt qu’engendre votre candidature à la candidature pour les élections présidentielles entre le budget de la Biennale, le calendrier municipal et celui de votre campagne de promotion personnelle, questions sur lesquelles nous avons attiré en vain jusque-là l’attention du Conseil municipal », poursuit Alain Carignon. Le président du groupe Société civile, divers droite et centre donne un mois à la Ville pour obtenir la communication du budget. Avant éventuellement de saisir la commission d’accès aux documents administratifs. « Nous avons également posé cette question aux services de la Ville, sans réponse à la publication de l’article » précise Place Gre’Net.

 

LES ÉLUS NE FONT MÊME PAS SEMBLANT D'Y CROIRE

Le jus de carottes et la balade à vélo qui évite soigneusement les ilots de chaleur créés par la municipalité ont évidemment un coût. C’est surtout celui du « sponsoring «  des médias qui répercutent la com’ sans y regarder de trop près, à de rares exceptions qu’il convient de saluer. Mais les images ne trompent pas. Cette « biennale » va être de plus en plus lourde à porter pour Eric Piolle et les élus Rouge/Verts grenoblois qui y sont d’ailleurs eux-mêmes très absents : ils ne se donnent pas la peine de faire semblant d’y croire. Alors les grenoblois….

One Comment

Add a Comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *