CAPUCHE : LES EFFETS d’UNE MUNICIPALITÉ à la DÉRIVE

Rien de mieux que le témoignage d'un habitant pour que la réalité de la vie quotidienne d'une rue, une simple rue, la rue Léo Lagrange, d'un quartier "normal" le quartier de la Capuche, apparaisse au grand jour.

Rien de grave. Chaque négligence prise individuellement n'est pas grand chose. Mais cumulées elles créent une ambiance de désolation qui décrit bien le cadre de vie imposé aux grenoblois. 

Ici le banc public est repoussant, là il manque. Un potelet qui soutient une poubelle est bien là, mais pas la corbeille. On compte 5 ou 6 voitures abandonnées, certains saccagées, qui dorment dans la rue depuis des semaines sans que la fourrière municipale débordée ne vienne les enlever.

Les poubelles débordent et ce n'est pas "la faute au printemps" comme l'a affirmé le rutilant Adjoint Gilles Namur (Verts/FI) qui ne savait plus quoi dire. Notre collectif a publié des images il y a plus d'un an qui montraient déjà l'insuffisance des containers et du ramassage 

Ce qui frappe ? L'indifférence municipale, le mépris des élus qui est le véritable enseignement de ce qu'ils font de la ville. En réalité ils s'en moquent. Ivres de leurs dogmes, comme tous les totalitaires, ils préparent notre bonheur d'après demain en faisant notre malheur d'aujourd'hui.

Certes un malheur tranquille, car un cadre de vie dégradé n'est pas un mal absolu. Il est simplement injuste pour les captifs de la ville, en particulier en cette période de pandémie. A quelques mètres de la rue Léo Lagrange le superbe Parc Pompidou (5,5 hectares) de la municipalité Carignon rappelle quand même qu'une autre attention à la vie des quartiers est possible. 

Jamais Grenoble n'aura connu un Maire aussi éloigné par la pensée de la ville qu'il est censé administrer. Mais le fait qu'il pérore en parallèle sur les médias nationaux pour promouvoir son Auguste personne rend encore plus intolérable aux citoyens cette folle dichotomie.

LE MODÈLE DE L'ABANDON de la VILLE

La rue Léo Lagrange est une rue comme les autres. Ni plus ni moins favorisée. Elle ne se situe pas dans un "quartier sensible" comme on définit pudiquement ceux ou la délinquance a pris le pouvoir. Elle est le Grenoble que cette municipalité prétentieuse, arrogante et profondément incompétente est en train de construire sous nos yeux effarés.

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