“BIENNALE” : LA COM’ DE PIOLLE SUR LE DOS DU CONTRIBUABLE

« Une rampe de lancement ?» avait  demandé le site d’information en ligne Place Gre’Net à propos de » la Biennale des Villes en Transition » dont le « Dauphiné «  rend très largement compte. Même si les espaces qui lui sont consacrés sont inversement proportionnels à l’intérêt manifesté par les grenoblois.

MOINS ÇA MARCHE, PLUS IL FAUT D'ARGENT 

L’antienne d’Eric Piolle est connue : « Notre enjeu est de transformer cette majorité culturelle en majorité politique ». Car il feint de croire que son blablabla fumeux et dangereux est « culturellement «  majoritaire.  Selon lui il est donc  incompréhensible qu’il culmine à 2% des intentions de vote aux  élections présidentielles, malgré son matraquage médiatique.  Il cherche donc à trouver la martingale pour faire passer de "la culture" au vote. Tous les moyens sont bons. Surtout les moyens publics, ceux des contribuables grenoblois. Et moins ça marche, plus il faut d’argent..

Place GRE'NET AVAIT RÉVÉLÉ LE POT AUX ROSES

La » biennale des villes en transition «  s’inscrit totalement dans ce cadre. En 2017, Place Gre’Net avait révélé le pot aux roses, repris par personne, et pour cause. "Une gestion de la Biennale bien peu transparente" révélait Patricia Cerinsek   "la transparence, pourtant érigée comme un des piliers du programme de la nouvelle municipalité  se fait attendre." "Quel est le budget de cette manifestation, qui a notamment vu la venue de Nicolas Hulot et de Laurence Tubiana ? Nous avons posé la question, par deux fois, aux services de la Ville. Sans résultats. Nous avons tenté de plonger dans l’open data, censé rendre public tout un tas de données. Rien à faire. La transparence, c’est pourtant l’engagement numéro 12 d’Eric Piolle : « Les habitants auront accès à tous les documents publics auxquels ont accès les élus, notamment sur Internet".  

UN "PARTENARIAT" AVEC ... QUINZE MÉDIAS

La journaliste détaille le procédé mis en place pour tromper les grenoblois :  "la municipalité  a largement communiqué. Newsletters, réseaux sociaux, affichages sur les totems, les panneaux, les abribus, le tram… il était difficile d’y échapper. Et pour s’assurer une bonne couverture médiatique, la Ville de Grenoble n’a pas lésiné sur les moyens : elle a noué un partenariat avec, excusez du peu, quinze médias. En fait, le plus gros contingent de partenaires, devant les institutionnels (onze) et les financiers (sept). Un événement très couvert par les médias… partenaires. Du coup, le programme de la Biennale, parfois assorti d’interviews du maire de Grenoble, s’est décliné à foison dans les médias. Dans la presse locale, logiquement, mais aussi dans Le Point, We Demain, Reporterre, Batiweb, Ecologik, Mediaterre, Terre-TV (la web télé de l’agence de communication chargée de faire la promotion de l’évènement)…

 "SEULS LES MÉDIAS QUI ONT PERÇU LA MANNE PUBLICITAIRE ONT PARLÉ de L'OPÉRATION! 

Et la journaliste d'ajouter : "Convaincus ? Peut-être. Partenaires, à coup sûr." Patricia Cerinsek relève la preuve de l'imposture puisque seuls les organes de presse "partenaires" -c'est à dire achetés par la publicité- ont rendu compte de l'opération dans les termes municipaux. Elle ajoute : "Pas une ligne par contre dans Libération, Le Monde, L’Express ou Le Nouvel Obs-Rue89… Les grands médias nationaux n’ont pas mordu. Là, aucun partenariat n’avait été noué." Terrible constat qui devient une accusation. 

LE DL : "LES REGARDS NATIONAUX ET INTERNATIONAUX TOURNÉS VERS GRENOBLE...

 le DL avait aussi été trompé et malheureusement écrit sur "l'événement" : « Nul doute donc que, pen­dant ces quatre jours à la to­nalité politique bien affichée, tous les regards des médias nationaux et interna­tionaux vont se tourner vers Grenoble. » Non, aucun regard non financé par E.Piolle ne s'est tourné vers Grenoble…. ça fait penser à la capitale Verte Européenne qui succède à ... Lathi (Finlande..) 

M.RUBIROLA QUI A TRAHI LES MARSEILLAIS RÉCITE

Hier Eric Piolle a envoyé au feu Michèle Rubirola ex-Maire de Marseille  (DL du 1/4/21). Celle qui a abandonné Marseille à un élu PS après avoir été élue par les Marseillais est venue  à Grenoble à la tête d’une délégation du parti des Verts. Dans le cadre d’un marketing politique très organisé elle a repris la totalité des éléments de langage fournis par le cabinet de Piolle.

LE MATRAQUAGE PUBLICITAIRE à PLEIN NEZ

Sachant que son désintérêt pour la ville, son absence de concret sont les principaux reproches des grenoblois, Michèle Rubirola déclare « qu’Eric est un élu qui est dans la vraie vie, qui n’est pas hors sol. Il nous ressemble, il n’est pas déconnecté … »  Ajoutant encore : «  il a aussi montré que l’écologie n’était pas seulement pour les bobos, mais concernait tous les habitants et avait aussi une visée sociale » (!) N’en jetez plus. Ça sent le matraquage publicitaire à plein nez. Elle est aussi là « pour soutenir le candidat qui sera le plus en capacité de rassembler toutes les forces de gauche et écologistes pour la présidentielle ». Car avec eux, le cynisme politique ne fait pas dans dentelle.

QUEL RAPPORT LA BIENNALE ET LA CANDIDATURE PIOLLE ?

En effet le rapport de sa candidature avec la «Biennale des villes en transition «  est évident. Le forfait est signé sans se cacher. Évidemment  les mêmes qui privatisent la ville au profit de leur parti et de leur ambitions sont ceux qui se qualifient eux-mêmes de "belles personnes" rejetant les autres dans les ténèbres.

"NOUS VOUDRIONS RÉPONDRE AUX GRENOBLOIS SUR LE COÛT"

Dans une lettre adressée hier à Eric Piolle, Alain Carignon a ramené tous ce beau monde sur le vrai sol : « Étant dans l’impossibilité d’obtenir le coût de votre opération intitulée «  Biennale des villes en Transition » nous nous adressons directement à vous afin d’en connaître le budget total, y compris le sponsoring des médias et les dépenses de personnels, de matériels  affectés (…)  Même si, compte tenu du système de financement que vous avez mis en place, la question peut être difficilement posée par les médias « partenaires », nous entendons pouvoir répondre aux contribuables grenoblois qui nous demandent ce que représente cette dépense dans le budget communal. 

DANS UN DÉLAI D'UN MOIS ...

"Dans l’hypothèse où vous ne nous répondriez pas dans un délai d’un mois, nous nous réservons la possibilité de saisir la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA) pour obtenir ces informations budgétaires»

LA NOUVELLE FAÇON DE FAIRE DE LA POLITIQUE

 Michèle Rubirola et sa délégation du parti ne risquaient pas d’aborder ces questions triviales, toute à la promotion du Grand Timonier avec les éléments de langage du cabinet. La nouvelle façon de faire de la politique….

 

 

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