UNE PROCÉDURE de RÉVOCATION POUR E.PIOLLE, CANDIDAT ?

Un vœu sera discuté aujourd’hui au Conseil Municipal de Grenoble. En effet le groupe d’opposition soulève le problème de la candidature d’Eric Piolle à la présidentielle qui désorganise tout le fonctionnement de la ville. Le groupe rappelle que « dans le fonctionnement de la Vème République, l’élection présidentielle est une échéance essentielle de la vie démocratique qui permet la rencontre d’un homme et de son projet, avec l’attente d’une Nation. Elle nécessite un engagement complet de la part de celui qui se pense apte à exercer cette fonction. Le respect des citoyens implique qu’il s’y consacre pleinement. »

"UN ÉLOIGNEMENT DE LA PRISE DE DÉCISION"

L’opposition constate qu’à Grenoble  « le Conseil Municipal vit une situation particulière qui a des conséquences sur la vie de la cité. La mobilisation de son Premier magistrat pour cette échéance pose des problèmes de fonctionnement à la collectivité, une rupture du lien entre les citoyens et leur élu, un éloignement de la prise de décision et une perte de cohérence dans les différentes politiques mises en œuvre du fait d’une absence de coordination opérationnelle. » 

IL N'Y A PLUS DE PILOTE DANS L'AVION

Pas besoin en effet d’appartenir à l’opposition pour constater tous ces dysfonctionnements graves, l’absence de prise en compte de la vie quotidienne des grenoblois. La révélation de l’existence d’une décharge municipale à ciel ouvert en plein Grenoble et ce depuis plusieurs mois, a fait l’effet d’un révélateur. Pour descendre à ce point faut-il que la municipalité n’ait plus de chef d’équipe.  

LA CANDIDATURE POSE UN PROBLÈME ÉTHIQUE

Pour l’opposition cette candidature « pose également un problème éthique, puisque cet engagement ne figurait pas dans le pacte conclu avec les Grenoblois lors de l’échéance municipale de 2020.
De plus elle crée des conflits d’intérêts en termes de calendrier, de hiérarchie des dossiers à défendre et des opérations de communication de la collectivité. Elle fait naitre une zone grise concernant les frais de déplacements, l’utilisation du cabinet, des dépenses de fonctionnement (bureaux, téléphone, affranchissement...).
« Rappelant que  « Cette situation va totalement à l’encontre de ce que souhaite le législateur qui a légiféré ces dernières années sur le non-cumul des mandats, locaux et nationaux, justement pour éviter ce genre de conflits d’intérêt. « 

LE PRÉFET POURRAIT RÉVOQUER POUR CETTE CAUSE 

C’est pourquoi ces élus souhaitent « que le Parlement élabore une législation qui codifie la question du cumul d’une candidature à la candidature à la Présidence de la République d’un Maire ou Président d’un exécutif départemental ou Régional. Il propose de préciser l’Article L2122-16 du Code Général des Collectivités Territoriales, en y ajoutant que le mandat d’un maire est révocable à la date ou celui-ci engage sa campagne de candidat à la candidature à l’élection présidentielle.  La décision pourrait être prise par le Préfet du département de l’élu concerné en fonction d’indices concordants sur cette candidature. Cette décision serait susceptible de recours. 

"NE PLUS ALTÉRER LA CONFIANCE DES CITOYENS"

L’opposition précise que l’élu concerné continue de siéger dans l’assemblée délibérante et retrouve ses responsabilités à l’issue de son aventure électorale, si celle-ci a été malheureuse. Pour eux « cette clarification aurait l’avantage de permettre à la collectivité concernée de ne pas être l’otage d’une ambition qui ne la concerne pas, de bénéficier d’une gouvernance qui lui soit propre, dégagée de tous les intérêts inhérents aux enjeux présidentiels et de ne pas altérer plus encore la confiance des citoyens dans la vie publique ».

A.CARIGNON AVAIT AVERTI LA MAJORITÉ MUNICIPALE 

Dès le 3 juillet 2020, à l’occasion de l’élection du Maire, dans son discours inaugural, Alain Carignon avait attiré l’attention de la majorité municipale sur cette incompatibilité. Celui qui a mené de front plusieurs mandats bénéficie de l’expérience qui lui permet de savoir que la synergie entre eux fait gagner du temps à la ville et l’élu. Tandis qu’une campagne présidentielle absorbe la totalité de l’énergie disponible et n’a aucun rapport avec la gestion de la ville. On comprend très bien que le nouveau Musée National, le Synchrotron, la rénovation de MC2 nécessitaient des contacts nationaux, Européens et que les fonctions de Ministre et de Président du Département facilitaient les victoires pour de tels dossiers.

E.PIOLLE NE PEUT PLUS TRAITER LES DOSSIERS GRENOBLOIS

Tandis qu’aller parler de la pêche aux pêcheurs bretons, soutenir de multiples associations locales en lutte pour diverses raisons conservatrices n’a aucun lien avec les dossiers Grenoblois. Eric Piolle ne peut même pas les traiter. Il se doit d’écouter un collectif de l’Essonne mais ne peut plus rencontrer les grenoblois. Une situation intenable évidemment.

IL RENONCE A SE FAIRE REMBOURSER SES FRAIS de CANDIDAT 

A chaque Conseil Municipal le groupe d’opposition relève d’ailleurs les frais de déplacements d’Eric Piolle en soulignant la confusion entre ses éventuels déplacements de Maire avec ceux du candidat. Pour la première fois ce mois-ci depuis son élection Eric Piolle renonce à se faire rembourser ses frais de déplacements par la ville. Avec une quinzaine de jours d’absence par mois, tout cela devenait trop gros.

TOUT POUSSE A CE QU'IL PASSE LA MAIN 

Mais il faudrait maintenant qu’il fasse un pas de plus dans la compréhension du problème qu’il pose à la ville : la dégradation, le cumul des dysfonctionnements qui se traduisent même par des atteintes graves à l’environnement, tout pousse à ce qu’il passe la main à un membre de sa majorité. Chaque jour qui passe -et ça ne va pas s’améliorer- le problème de Grenoble grossit alors que le Maire devrait être sa solution

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