UNE GRENOBLOISE VIT SOUS LA MENACE

Ce n’est pas la seule grenobloise à vivre dans la peur. Mais c’est la seule à notre connaissance qui soit  publiquement menacée de mort par des signataires non anonymes puisqu’il s’agit du squat voisin et qui signe. Les défenseurs des minorités, ceux qui montent sur leurs ergots à la moindre «discrimination », qui tiennent des propos lyriques sur les violences faites aux femmes demeurent hermétiques, silencieux, absents  quand il s’agit de Isabelle D. qui habite à côté du 38 rue d’Alembert, un squat municipal.

LE SQUAT REFUSE DE SIGNER UNE CONVENTION D'OCCUPATION !

Pourtant Eric Piolle et ses amis qui roucoulent aux oreilles des squatters comme Emmanuel Carroz (Verts/FI) sont bien en première ligne dans cette affaire. Depuis 6 ans ils s’inclinent devant le squat du 38 rue d’Alembert qui refuse même de signer une convention d’occupation gratuite du local de la ville. Au nom de leur conception de la société ils estiment n’avoir de comptes à rendre à personne en matière de sécurité, d’hygiène, de respect du confinement.  Les mêmes élus qui font la chasse au moindre manquement aux règles d’hygiène et de sécurité ferment les yeux sur le 38 rue d’Alembert.

DES "RÉSISTANTS" BIEN à L'ABRI 

Les occupants sont de véritables « résistants «  à l’ordre établi, pratiquement des héros. Pensez donc ils vivent sur le dos du contribuable le plus imposé de France et ne courent aucun risque puisque la ville ne demande pas leur expulsion.

"J'AI L'IMPRESSION QU'ILS SONT CHEZ MOI"

Isabelle D a eu l’outrecuidance de porter plainte du fait des nuisances qu’elle subit depuis 6 ans. Elle raconte parfois avec humour malgré la souffrance, tout ce qu’elle endure. Dans un mail adressé aux autorités elle a raconté encore  une journée «ordinaire », celle du mercredi  10 mars dernier :  22 h 45 il est l'heure de ranger les bouteilles de bière. Bing ! bing ! bang ! enfin le bruit de bouteilles de bière que l'on jette dans un sceau puis on se dit au revoir. 2 h 45 fin de la causette-beuverie qui a commencé à 16 heures avec les coups de marteaux de l'atelier vélo du mercredi. Mais de longues tables sous des ombrelles pour se protéger du soleil. Et la nouveauté on s'installe aussi sur le toit. Alors là j'ai carrément l'impression qu'ils sont chez moi. Voilà il fait beau et tout recommence ! je ne bénéfice même pas du silence du couvre feu ! « 

"ON AURA TA PEAU" 

Sa rue a été recouverte de slogans du type « Tuez un flic et  Isabelle  «  et aussi « Turbo » son chien. Personne n’a bougé dans la majorité municipale. Ces jours-ci les menaces ont redoublé. Elle a trouvé « on aura ta peau » sur le mur de son palier. Et encore  « le silence tue ». Les auteurs ne se cachent aucunement : « le 38 vaincra »  signent-ils. On retrouve aussi le sigle de l’anarchie  sur les murs. Ces anarcho-gauchistes  exercent leurs activités dans des locaux … municipaux.

UNE ANARCHIE QUI ÉCRASE LES FAIBLES

Ils sont l’avant garde éclairée de ce monde qui monte en effet. Effrayant et qui ne fait que commencer:  la domination des minorités bruyantes, d'autant plus sectaires quelles se font passer pour opprimées,  le règne de l'anarchie qui écrase les faibles et les travailleurs, et se fait passer pour  celui qui oeuvre pour une cité radieuse, laquelle  n'a en réalité plus d'autre loi que celle de tribus reconstituées.  Le cynisme des élus Rouge/Verts qui l’encourage est sans limite. 

E.PIOLLE EST à L'ABRI à SINGAPOUR

Eric Piolle est à l’abri comme actionnaire à Singapour. Il n'a pas proposé de transporter le siège de la société à coté du "38". Il peut abandonner à leur triste sort cette population qui n’appartient pas au camp des « winner » de la culture dominante, tel le squat du  38 d’Alembert. Il peut même se payer le luxe pendant ce temps de courir les médias pour promouvoir sa seule personne dont il a  une très haute idée.  

En parallèle, ce que subit et vit Isabelle D.  et tant de grenoblois, nous envahi d'une forme de nausée, tant les postures politiques avantageuses couvrent une marchandise aux conséquences si douloureuses.

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