AVEC PIOLLE, GRENOBLE N’EST PAS UNE VILLE VERTE

Quartier par quartier les espaces de respiration sont bétonnés (ici à Chatelet)

Une dégelée. Malgré un ordre du jour qui avait pour objet de surfer sur les idées du moment, la journée internationale du droit des femmes, la lutte contre les discriminations, un rapport sur le développement durable, Eric Piolle fatigué et absent a subi au Conseil Municipal un tir nourri des oppositions qui ne se sont pas laissé berner par les mots et le miel. D’autant que l’absence visible de relecture des rapports municipaux par des élus qui les signent pourtant donnait lieu à des cocasseries : beaucoup de phrases ne voulaient rien dire, alignant des mots sans contenu.

DES RAPPORTS ABSCONS RÉDIGÉS PAR UN CABINET HORS SOL 

Quand un Conseiller Municipal en citait, soulignant le ridicule municipal, Eric Piolle et les élus de la majorité les découvraient visiblement.  A ce fonctionnement on reconnaît une machine municipale qui n’a plus de direction, laissée à elle-même, avec un cabinet qui concentre le pouvoir de rédiger, mais totalement hors sol par rapport aux élus et à la vie de la cité. On se demande pourquoi autant d’élus supportent une telle humiliation ?

Alain CARIGNON A MARQUÉ DES POINTS

Le rapport sur "le développement durable" a permis à Alain Carignon de marquer beaucoup de points. Il a fait passer un moment terrible à la majorité municipale. Cruellement  il est entré dans les détails. Il a cité les arbres, les lieux, donné les exemples concrets, fait référence au rapport de Piolle présenté par le malheureux Antoine Back (Verts/FI) qui avait enfilé les perles du « club de Rome »,  se pensant original et cultivé, mais pas au fait des études et des résultats qui ont suivi les prévisions de ce club qui s’est tant trompé. 

GRENOBLE A RÉGRESSÉ EN NOMBRE DE M2 PAR HABITANT

Mais surtout le fossé abyssal qui séparait la novlangue municipale de la réalité de la ville n’est jamais paru aussi large qu’en ces instants. « Grenoble comptait 14 M2 d’espaces verts par habitant en 2014 à votre arrivée, combien en compte-elle 7 ans après ? Ce chiffre a obligatoirement baissé puisque vous avez densifié  avec des espaces de respiration à la portion congrue. Malheureusement Grenoble n’est pas une ville verte » a lancé Alain Carignon.

 

A.BACK SE GRATTE LA TÊTE PENDANT QUE CARIGNON PARLE

Il est cruellement entré dans le détail et chaque arbre abattu, chaque ilot de chaleur créé, chaque fontaine qui ne fonctionne pas, chaque piscine fermée, chaque jardin supprimé qui était cité entrait dans le cerveau de la majorité municipale et l’on voyait à l’écran Antoine Back se contorsionner, se gratter le front, gesticuler car la ville dessinée par la municipalité apparaissait par touches successives. Alain Carignon affirmant regretter de ne pas avoir le droit de présenter des images au Conseil Municipal sur « l’avant » Piolle et « l’après », secteur par secteur.

"PARTOUT LES PARCS ET JARDINS à la PORTION CONGRUE"

On ne peut mieux faire que de le citer :

« Les nouveaux quartiers nés de votre urbanisme commun aux municipalités Destot dans lesquelles votre mouvement  exerçait  la responsabilité de l’urbanisme sont connus : partout les parcs et jardins sont à la portion congrue : à Vigny-Musset comme sur la Presqu’ile  ou les habitants attendent depuis 4 ans un espace verts ; En densifiant le quartier Châtelet vous avez supprimé les espaces verts et les arbres existants.  

 

1 200 NOUVEAUX LOGEMENT à BONNE et RUE HOCHE

« Si on prend le secteur de la caserne de Bonne ou vous avez construit 1 200 logements nouveaux, vous n’avez ajouté que le jardin des Vallons soit 1,4 hectares. A Berriat vous vous êtes appuyé sur les parcs que nous avons réalisé, Valérien Perrin ou De Marliave pour densifier massivement sans jamais ajouter vous-même des espaces verts.  

 Jean MACÉ : URBANISATION DU PARC et des ESPACES VERTS 

« Au contraire vous n’avez toujours pas dépollué le parc Tarze quartier Jean Macé et  vous entendez même l’urbaniser.  (à cet instant on a vu à l’écran  Emilie Chalas applaudir) Comme vous voulez urbaniser encore  et aussi toute la zone naturelle tampon entre la rue Durant Savoyat et lP presqu’ile alors qu’elle devrait être préservée afin de conserver des espaces de respiration dans un quartier de plus en plus dense. 

"ILS N'ONT D'ÉCOQUARTIER QUE LE NOM"

« Le quartier à naitre, celui de Flaubert, dont vous vantez le toit terrasse ou l’utilisation du bois sera un nouveau quartier sans parc supplémentaire. Vous pouvez appeler tous ces quartiers comme De Bonne, Presqu’ile , Flaubert  « écoquartier «  et même Villeneuve « écoquartier populaire », on se demande pourquoi Vigny-Musset est oublié dans cette appellation ? -vous n’avez pas osé-  il n’ont d’écoquartier que le nom. Car des quartiers écologiques avec peu ou pas d’espaces de respiration ne sont tout simplement pas écologiques. 

GALTIER : ARBRES ET JARDINS SUPPRIMÉS

« Partout vous avez bétonné à mort. Cours de la Libération vous avez, avec le projet Galtier,  supprimé tous les jardins des villas existantes et les ilots de fraîcheur qu’ils représentaient. Partout des habitants ont vu disparaître devant eux la vue sur les montagnes et le soleil. 

REYNIES-BAYARD : UN PARC DE 5,5 HECTARES (Municipalité Carignon)

Rappelant la différence avec ses municipalités « il suffit de constater que la seule caserne qui s’est libérée  et qu’une municipalité de droite et du centre a aménagée c’est la caserne Reyniès-Bayard ou nous avons d’abord conservé les platanes de la cour centrale des militaires contrairement à la caserne de Bonne ou ils ont tous été abattus et ou nous avons réalisé un parc central de 5,5 hectares afin d’apporter un nouvel espace de respiration à la ville. 

"OU AVEZ-VOUS FAIT RECULER LE BÉTON à GRENOBLE ?"

« Quand nous avons pu racheter le site de Rhone-Poulenc  au Rondeau, la vieille Viscose, nous en avons profité pour faire une extension du parc Bachelard de l’ordre de 5 hectares afin de le porter à 12 hectares et cette extension avec une végétation et des arbres très nombreux permet la réalisation de nombreux projets écologiques aujourd’hui, des jardins familiaux. Pour qu’une ville soit verte, il faut faire reculer le béton, ou l’avez-vous fait dans Grenoble ? 

DANS LE DÉTAIL DES ARBRES ABATTUS

Mais il est entré dans le détail des arbres abattus place Victor Hugo, place de la Gare, bd Gambetta, quai de France… décrit avec la précision d’un scalpel  les espaces transformés par le macadam et le béton en ilots de chaleur, rappelé que le quart des fontaines ne fonctionnaient pas alors qu’Eric Piolle dit favoriser l’eau ! 

L'OPÉRATION "CAPITALE VERTE" SENT MAUVAIS

Il a décortiqué le label « capitale verte », opération de com’ qui commence à sentir mauvais compte tenu des conditions d’obtention et de la réalité de la ville en la matière. Il est allé jusque dans la cour de l’école Clémenceau pour rapporter la parole des parents d’élèves qui démonte la propagande insensée de la municipalité. 

N.BERANGER, N.PINEL, C.BOUTAFA : INTERVENTIONS IMPECCABLES

On voit mal comment -même en petit nombre- les journalistes observateurs du Conseil Municipal pourraient n’avoir pas perçu ce qui s’est passé lundi à l’égard d’Eric Piolle. Avec Alain Carignon,  Nathalie Béranger Nicolas Pinel et Chérif Boutafa, dans des interventions impeccables sur des sujets délicats, ont porté l’estocade et ridiculisé les rodomontades des Rouge/Verts. 

LA LOGHORRHÉE MUNICIPALE N'A TROUVÉ AUCUN CRÉDIT

Même Olivier Noblecourt (PS) et Emilie Chalas (LREM) ne pouvaient accorder aucun blanc-seing à la logorrhée verbale municipale, vide, prétentieuse et arrogante. Un grand moment a été celui de l’éclat de rire général et la gêne de ses soutiens après qu’Alain Carignon ait accusé Piolle de toujours mentir dans les médias nationaux en affirmant avoir progressé aux élections entre 2014 et 2020. Lui rappelant qu’il avait perdu 3500 voix. 

Eric Piolle répondant qu’il avait progressé… au premier tour. A cet instant, alors que le rire se prolongeait, lui-même est apparu seul, désarmé, tétanisé en face de ses tricheries et de ses mensonges qui le rattrapaient soudain. Comme une métaphore de ce qui l’attend au fur et à mesure qu’il s’enfonce dans le faux autant sur lui-même que sur ce qu’il défend.  

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