Le “MAGASIN” VA-T-IL FERMER SES PORTES ?

L’aboutissement d’une dérive sectaire des Rouge/Verts grenoblois pourrait conduire à la fermeture d’un établissement culturels les plus emblématiques de Grenoble : le Centre National d’Art Contemporain (CNAC) ouvert en 1986 par la municipalité Carignon qui a créé de grandes heures de la culture Grenobloise.

Accueillant les plus grands créateurs contemporains, attirant des milliers de visiteurs et des retombées presse considérable.

LES PARTENAIRES DE GRENOBLE VEULENT ABANDONNER

Face à une situation de crise de plus en plus importante (crise sociale avec de nombreux prud'hommes en cours et à venir, déficit budgétaire conséquent et absence de programmation) les partenaires (Etat, Région, département) semblent se désengager et ont exigé de la ville un audit préalable à un lâchage en bonne et due forme, ce qui priverait Grenoble d’un équipement et des subventions qu’il générait.

C.BERNARD et L.LHEUREUX : DEUX ADJOINTES IDENTIQUES

A noter que, comme pour tous les dossiers, aucune information n'a été communiquée ni aux élus, ni aux grenoblois conformément à l'opacité totale de la municipalité. Les deux Adjointes successives à la Culture, Corinne Bernard et Lucille Lheureux se ressemblent dans l'application sans nuances de consignes venues d'ailleurs. Elles auront été les fossoyeurs de tout un riche écosystème faisant la fierté de Grenoble 

LE CNAC A FORGÉ L'IMAGE D'AVANT-GARDE de GRENOBLE 

Avec d’autres le « Magasin » contribuait à l’image d’avant-garde de Grenoble notamment sous les directions éclairées de Jacques Guillot et Yves Aupetitallot : 2 000 grenoblois participaient à son inauguration par François Léotard et Alain Carignon avec des œuvres de Buren. Avec une telle politique Grenoble n’avait pas besoin que MM Jacques Reboh, David Roguet et Sébastien Mittelberger rament à contre courant pour créer une marque « Grenoble-Alpes » afin de redresser l’image négative de la ville. Tout contribuait à la tirer vers l’excellence grâce à un Maire qui en avait la passion.

QU'EST DEVENUE LA VILLE ?

Aujourd’hui, au contraire, Eric Piolle en est réduit à se faire rembourser par la Conseil Municipal deux jours de séjour à Paris pour assister aux obsèques de Marielle de Sarnez en cachant aux élus la raison : le fils de celle-ci participe à son épopée  présidentielle (!). Qu'est devenue la ville ? Ou est elle descendue ? 

E.PIOLLE A INSTALLE UNE SECTE CONFORME AUX ROUGE/VERTS

En installant une membre de sa secte, caricature de la caricature des pires des excès des universités américaines concernant les blancs et les hommes, Béatrice Josse, une éco-féministe, à la tête du Magasin,  Eric Piolle semble avoir réussi à tuer encore une pépite grenobloise. On va bientôt pouvoir lister ce qu’il a fait perdre à la ville. Quand pourra-t-on citer l'une de ses créations ?  

REFUS "DES FIGURES MASCULINES BLANCHES" 

On se rappelle que Béatrice Josse avait refusé des documents dont elle ne niait pas la qualité artistique mais, expliquait elle  "vous comprendrez que mes copines féministes radicales, féministes historiques, post-féministes, afro-féministes, éco-féministes, queer et trans ne comprendraient pas que je confie à des figures certes incontournables de l‘histoire de l’art de notre pays, mais des figures masculines blanches…"

UNE PÉTITION POUR PROTESTER CONTRE CE CRITÈRE 

Ça limite quand même l'espace culturel si tous les hommes blancs doivent en être chassés ! Une pétition s’en était suivie, signée d’une  centaine d’institutionnels notoires de la culture, pour protester « contre tout critère négatif d'appartenance sociale, sexuelle ou politique pour juger de la pertinence d'une exposition ». La France n’est pas les USA.

Ça n’avait pas fait broncher Piolle tenant de tous les communautarismes, d’une société sans collectif, sans valeurs partagées.

N.ESTELLE : UNE CALAMITÉ ARTISTIQUE EN GROUPE ORGANISÉ

Une « calamité artistique en groupe organisé s’est abattue sur la ville de Grenoble, » a pu écrire Nicole Esterolle tandis qu’un membre du Conseil d’Administration du Magasin, François Bordry, Président de la biennale de Lyon avait sonné la charge : « Ici, d'ailleurs, un visiteur n'est pas toujours admis : parfois, il faut d'abord être invité puisque certains ateliers, se tiennent "en non-mixité meuf-gouines-trans" ou en "mixité choisie : lesbiennes, bies, hétérosexuelles, trans"...

LES CULTURELS DE GRENOBLE TIRÉS COMME DES LAPINS

Dans un article de fond Nicolas Bourriaud (L’Hémicycle) revient sur « l’action » culturelle des Rouge/Verts rejoignant les analyses sévères livrées depuis plusieurs années, mais qui ont laissé inertes les acteurs culturels locaux pourtant si prompt à la révolte. Tirés comme des lapins un  à un -depuis les Musiciens du Louvre jusqu’à la Belle Electrique, en passant par les théâtres et les festivals- pas une fois ils n’auront osé en assumer les conséquences politiques et s’unir pour faire front commun.

N.BOURRIAUD : "LOIN DE SON RAYONNEMENT INTERNATIONAL"

S’agissant du Magasin Nicolas Bourriaud  note que « celui-ci, loin de son rayonnement international d'hier, propose désormais des « activités » telles que des cours de yoga, des ateliers de jardinage, des marches dans la montagne ou des rencontres LGBT. »

E.PIOLLE PRIVILÉGIE L'USAGER-CONSOMMATEUR

Plus largement il pointe la soumission coupable et électoraliste des Verts à la « culture » ambiante :  « Cette politique de l'expression, centrée sur l'usager-consommateur, s'oppose ici radicalement à celles qui privilégient l'œuvre comme vecteur de transmission. » On est bien dans l’anti-Malraux dont se vante Piolle avec sa suffisance coutumière. 

G.SISTI : "UN GRAND COUP DE POIGNARD à la CULTURE"

Seul Guy Sisti ancien Directeur du Théâtre Municipal, venu de Travail et Culture a mis récemment les pieds dans le plat sur France Bleu Isère : «Piolle a donné un grand coup de poignard à la culture, sous prétexte, avec beaucoup de démagogie de rendre la culture au peuple, ce qui n’a pas été fait, il a supprimé des subventions aux professionnels «  concluant à «  la dégringolade de Grenoble sur le plan culturel «. Rappelant que « Carignon a propulsé la dimension culturelle de la ville, Destot ayant commencé son déclin» 

UN PAN de LA VILLE POURRAIT S'EFFONDRER

Avec l'épée de Damoclès qui pèse désormais sur une grande institution culturelle de la ville "gagnée" en 1986, qui était aussi un atout pour les étudiants de l'école des Arts de Grenoble dont tant de talents reconnus ont émergé, c'est encore tout un pan de la vie de la ville qui pourrait s'effondrer. Jusqu'à quand et jusqu'ou Eric Piolle pourra-t-il piétiner notre cité et s'en servir comme le paillasson de son ambition nationale démesurée ?

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