CONSEIL MUNICIPAL : PIOLLE JUGE QU’IL FAIT TOUT BIEN

Un Maire fatigué, las, lisant interminablement les textes de son cabinet et de ses services, détaillant jusqu'à épuisement des "actions" qui relèvent essentiellement des bureaux à son retour de Bretagne.

Eric Piolle ne trompait personne a expliquer qu'il faisait tout bien et si quelque chose -par hasard- ne fonctionnait pas bien ce n'était pas de sa faute.

BEAUCOUP REJOIGNENT L'ANALYSE d'Alain CARIGNON

Hier soir, le Conseil Municipal de Grenoble très vide a été rempli de ses discours sans effets concrets. Constatant que toutes les oppositions tenaient les mêmes propos, développaient la même analyse, Eric Piolle s'étonnait de ce crime de lèse-majesté. Comme à son habitude il se lançait dans une tentative de disqualification de tous. Car de Emilie Chalas (LREM) à Olivier Noblecourt (PS) on était bien contraint de constater les dysfonctionnements graves de la ville. Quand Alain Carignon avait évoqué l'incompatibilité d'une candidature aux élections présidentielles avec la fonction de Maire lors de l'installation d'Eric Piolle, beaucoup étaient aux abonnés absents. Aujourd'hui ils constatent les faits.

N.PINEL L'INFORME de la SITUATION de GRENOBLE

Eric Piolle  a expliqué toute la soirée, sur la foi des services, que tout fonctionnait et que la ville répondait à toutes les problématiques. Sauf qu’ignorant les réalités il pouvait affirmer par exemple que la Papothèque n’était pas convoquée au tribunal le 17 février pour expulsion. Face aux interventions précises et documentées de Nicolas Pinel sur l'éclairage du cours Berriat ou les travaux inachevés du siège de l'AJA à Villeneuve, tout le monde comprenait bien qu'il était à l'ouest de Grenoble. Il est aussi demeuré intransigeant sur le rétablissement de l’eau et du chauffage aux occupants des HLM de l’Abbaye. 

SUPPRESSION DU STATIONNEMENT à L'ESPLANADE

Refus d’information sur le devenir de la piscine Vaucanson fermée depuis le mois de décembre 2019 et qui se dégrade. Refus de la gratuité du stationnement après 18 h alors que le confinement interdit de sortir ! Suppression du stationnement à l’esplanade. L’opposition proposant la création d’un parking silo végétalisé. Refusé.

PIOLLE : "LE PLURALISME AU COEUR DE LA DEMOCRATIE" 

Ou bien Eric Piolle lisait en début de conseil municipal un texte selon lequel  « le pluralisme était le cœur de la démocratie » et en fin de séance imposait 100 % des sièges pour la seule majorité au sein de la Commission Locale d’Evaluation des Charges Transférées à la Métro. A 22 H, le groupe d’opposition qui réclamait un siège sur 8 alors qu’il représente 25 % des Grenoblois, a demandé un vote à bulletins secrets afin de bien marquer l’intolérance de la majorité.  Ce mode de scrutin obligeant la majorité municipale à passer une heure sur les opérations de vote.

UNE PARTIE DE L'OPPOSITION CHOISIT L'OREILLER

A noter qu'une partie de l'opposition a refusé de résister, préférant rejoindre son lit, en s'abritant derrière l'inutilité du combat , Piolle ayant décidé. Inutile de se battre donc? On imagine ce qui se passerait avec ces "résistants " dans une situation difficile. Reconnaissons que le groupe d'Olivier Noblecourt (PS) et un Conseiller Indépendant , M.Ben Redjeb ont accomplit leur devoir de Conseillers municipaux et résisté au moins à l'appel de l'oreiller.  

LE CLAN DES DURS REPRÉSENTE TOUS LES GRENOBLOIS

Ce scrutin symbolique marquait la fin du Conseil Municipal.  Un clan de dur, en grande partie des inamovibles, Vincent Fristot, Maud Tavel, Pierre Mériaux, Christine Garnier,  Hakim Sabri ... représenteront seuls les grenoblois à cette commission qui étudie les charges transférées de la ville à la Métro. Un domaine ou pourtant Eric Piolle a été allumé par la Chambre Régionale des Comptes qui a pointé les insuffisances de la mutualisation et les cumuls en dépenses de fonctionnement entre les deux collectivités. 
Mais pourquoi donc changer une politique qui échoue et s’ouvrir à d’autres ?

L'AMBIANCE N'EST PAS à la JOIE DANS LA MAJORITÉ

L’ambiance n’était pas à la joie dans la majorité municipale qui ne peut pas ne pas percevoir les effets délétères de cette fermeture absolue. D'ailleurs la totale absence dans les débats de Elisa Martin, la Première Adjointe (FI), responsable des quartiers populaires, Présidente d'Actis alors que nombre de dossiers la concernaient au premier chef interroge.

Mais par ailleurs, quand et ou les Conseillers Municipaux pourraient ils parler au Maire?  Admettrait-il une remarque ? «  qu’apportent à Grenoble vos déplacements en Essonne, en Bretagne, à Paris ? «  avait demandé Alain Carignon à Eric Piolle. 

L’EFFICACITÉ DES FONCTIONS COMPLÉMENTAIRES

Ajoutant  « Comme Ministre, vous le savez, j’ai œuvré pour obtenir le nouveau Musée de Peinture que mes prédécesseurs ne parvenaient pas à obtenir parce que le poids des investissements culturels est traditionnellement parisien, ou bien le financement de la rénovation de MC2, le nouveau Palais de Justice. Je me souviens de mes batailles auprès de l’administration pour que le sud de Grenoble ait enfin sa poste, celle du Village Olympique et de mes rappels avant chaque Conseil des Ministres au Ministre des PTT de ce dossier oublié « 

PIOLLE N'A QUE DES OBLIGATIONS D'INTENTION 

« Le cabinet du Maire était mobilisé sur chacun de ces dossiers et la meilleure manière de les faire avancer. Aujourd’hui il est mobilisé sur quoi ?  vos déplacements et votre promotion ? Vous ne pouvez pas dire que les temps ayant changé le Maire n’a plus que des obligations d’intention et aucunement de résultats. « 

L'OPPOSITION REMPLIT SON DEVOIR 

Toute la soirée Eric Piolle a entendu une petite musique qui ne pénètre pas son entendement.Il est coupé de Grenoble et des Grenoblois, il est du devoir du premier groupe de l’opposition de la lui jouer. A écouter le Conseil Municipal d'hier soir, il le remplit parfaitement  

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