LE GROUPE PIOLLE FAIT PASSER LE BLOCKHAUS de la MÉTRO

Le groupe d’Eric Piolle à la Métropole a transformé le débat sur le nouveau siège en mauvaise série. Les contorsions de Vincent Fristot (Verts/Ades) ne pouvaient pas cacher  l’embarras des Rouge/Verts Grenoblois.
Christophe Ferrari a eu la cruauté de rappeler que le projet du siège pharaonique de la Métro avait été porté par un groupe de travail « conduit par Claire Kirkyacharian, la Première-Vice Présidente du dernier mandat que je tiens à saluer … »

C.FERRARI : LE RÔLE DE C.KIRKYACHARIAN COINCE E.PIOLLE 

Rappeler que l’élue de la majorité grenobloise -mère des enfants de Raymond Avrillier- avait joué ce rôle et que le 5 avril 2019 tous les élus grenoblois avaient voté le lancement des travaux pour un coût de 86 Millions d’€ rendaient très politiciennes les minauderies du groupe de Piolle et le mettait le dos au mur.  Ce groupe avait déposé un amendement qui rejoignait celui d’Alain Carignon et de l’opposition demandant le report de la délibération afin d’engager la réflexion.

Nicolas PINEL : LA NOUVELLE ORGANISATION du TRAVAIL 

Successivement, Nicolas Pinel et Alain Carignon développaient devant le Conseil toutes les raisons qui rendent ce projet  dépassé. Le premier insistant sur la nouvelle organisation du travail : » » Télétravail, remote working, coworking, fablabs, slasheurs, slow working, temps partiel, néo-ruraux, digital nomades...Depuis une décennie, nous voyons apparaitre tous ces nouveaux modèles et nouvelles manières de vivre son travail. « 

"LA POSSIBILITÉ DE TRAVAILLER PARTOUT"

Nicolas Pinel rappelant ces évidences qui échappent complétement à la majorité de la Métro :  « L’une des nouveautés est, désormais, cette vague de libération de l’entreprise et la possibilité de travailler partout pour une bonne part de la population salariée. La loi sur le télétravail a vu le jour, certaines boites prônent le flex office (ou sans bureau fixe), d’autres n’ont même plus de bureau ou développent des fablabs, des espaces de coworking.
« La conception du poste de travail n’est plus le bureau nominatif, le casier individuel, le poste informatique avec son imprimante personnelle, son téléphone et son calendrier punaisé au mur.

LE POSTE DE TRAVAIL : INTERNET ET CONVIVIALITÉ 

« Un poste de travail se définit aujourd’hui par une bonne connexion internet, un accès à ses données digitales et aux outils de gestion, un chat qui nous permet d’être visible et de faire équipe en temps réel, un lieu de convivialité qui permet de rencontrer d’autres collègues... « 

A.CARIGNON : "CE QUI ME FRAPPE, C'EST LA COURTE VUE"

Alain Carignon plaidant pour le contribuable, l’étude de la dispersion des sites, l’utilisation de tous les locaux vides, y compris ceux qui appartiennent à la collectivité tels la CCI, la Caisse d’Epargne, la cité de l’Abbaye, réclamant la mutualisation en particulier avec la ville centre : Grenoble rénove pour plus d’un million d’€ sa salle du Conseil Municipal alors qu’en face celle de la Métro de 1,6 M€ est flambant neuve ! Grenoble a acquis le siège d’une banque pour y loger le CCAS qui était à Villeneuve, acquis la Chambre de Commerce qui est toujours vide : « imaginez une dispersion bien pensée, intégrant le temps domicile-travail, investissant dans les quartiers politiques de la ville pour y installer une présence humaine permanente, des consommateurs et favoriser enfin une véritable requalification permettant de fixer enfin la classe moyenne qui fuit ses quartiers »…. a lancé le Président du groupe d’opposition, ajoutant : » ce qui me frappe, c’est la courte vue… »

C.FERRARI REFUSE DE METTRE LES AMENDEMENTS AUX VOIX 

S’armant d’arguments juridiques Christophe Ferrari a refusé de mettre ces amendements aux voix les jugeant irrecevables. Après une réunion des présidents de groupes autour de lui, les Rouge/verts grenoblois ont paralysé l’assemblée délibérante toute l’après-midi, de suspension de séance en suspension de séance. Car il fallait alors voter « oui « ou « non » au lancement du siège de la Métro.

DEPUIS LA BRETAGNE LE TÉLÉPHONE CHAUFFE avec PIOLLE

On imagine que le téléphone à du chauffer avec Eric Piolle en déplacement présidentiel (!) en Bretagne. Au pied du mur il leur fallait en effet choisir soit de se dédire en votant contre un projet qu’ils ont porté depuis son origine, soit de continuer à le soutenir en étant en contradiction complète sur ce qu’ils prônent en matière de sobriété, de lutte contre les ilots de chaleur et autres billevesées dans leur bouche. 

E.CHALAS et O.SIX (LREM) FONT PASSER LE SIÈGE PHARAONIQUE

Après une heure trente et des négociations interminables  internes à la gauche et aux Verts, le groupe d’Eric Piolle annonçait son abstention permettant  la dépense d’un montant de 80 Millions d’€ d’être lancée  et les 20 000 M2 de bureaux bd Jean Pain d’êtres construits. Le vote montre que le groupe LREM d’Emilie Chalas et Olivier Six s’est également abstenu avec les Verts permettant de faire passer le projet.

AVEC LREM et LES VERTS IL AURAIT ÉTÉ BLOQUÉ

Seuls les groupes d’opposition conduits par Alain Carignon et Dominique Escaron ont voté contre. Si le groupe des Verts et de LREM avaient voté avec l’opposition , le projet pharaonique n’aurait pas été adopté.  Il a obtenu 54 voix alors que les abstentions ajoutés aux   oppositions totalisent 61 voix…

Si les citoyens, les contribuables étaient mieux informés de ce qui se passe dans les assemblées, des votes des uns et des autres, peut être seraient ils plus exigeants quand ils croisent les élus ?

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