UN ÉLU QUITTE LA MAJORITÉ PIOLLE

« J’ai été très surpris par ce changement de méthode, très différente du ton de la campagne, et des valeurs affirmées de transversalité, d’échanges, d’écoute que défendait la majorité, témoigne-t-il. Pendant la campagne, les échanges étaient fluides, j’apportais mes idées, je pouvais aussi critiquer tel ou tel aspect. Mais après, tout cela a été bien fini. »

IL DÉCOUVRE LE FONCTIONNEMENT FERMÉ et OPAQUE de PIOLLE

Hosni Ben Redjeb, élu de la liste Piolle, a découvert la réalité du fonctionnement des Rouge/Verts grenoblois en étant élu avec eux. Il a le courage de parler et d’en tirer les conséquences à côté de tous les couards ou les profiteurs qui pensent la même chose et se taisent. Car on imagine bien que l’Adjoint à la fraîcheur (!)  Gilles Namur et quelques autres vivent la même réalité. Il leur faut beaucoup de cynisme et d’opportunisme pour le nier et s’en accommoder.

GUY TUSCHER AVAIT DÉCRIT L'UNIVERS IMPITOYABLE 

Le fonctionnement de la municipalité Piolle avait été parfaitement décrit de l’intérieur par Guy Tuscher, un autre élu de la majorité : un univers impitoyable totalement dévoué au bon plaisir du Grand Timonier.

Cette relation pourtant précise n’avait déjà pas donné lieu à la moindre enquête, voire interrogation de la part des observateurs pourtant prompts à questionner quand la municipalité Piolle est mise en cause…

 

"ON N'A RIEN VOULU SAVOIR ..."

Sur le site d’information en ligne « Place Gre’Net », Hosni Ben Redjeb «témoigne de sa déception au lendemain de la victoire de Grenoble en commun, à laquelle il a contribué ». « Je voulais apporter mes idées au projet commun, autour de la politique des quartiers sud, en terme de participation des habitants, mais on n’a rien voulu savoir, et c’est ça que je regrette », déplore t il.

DES ADJOINTS FARFELUS AU BON PLAISIR du PRINCE 

« Il n’a plus vraiment eu son mot à dire sur les orientations du nouvel exécutif, qui a semblé plutôt l’écarter des grandes décisions. Les informations ne lui sont alors plus parvenues qu’au compte-gouttes » précise Place Gre’Net.  Il décrit la pantalonnade de la distribution de postes qui aboutit à surcharger certains de délégations multiples parfois sans aucun lien entre elles (Barbara Schuman, Pierre-André Juven…) vides de contenu (Antoine Back) ou totalement folkloriques comme celle attribuée à M.Ben Redjeb : la délégation « Chantiers ouverts au public » (!). il ne sait pas de quoi il s’agit. Personne non plus. Y a t il des chantiers fermés au public ? Faut-il un élu pour ça ? Ridicule.

Beaucoup d’élus attirés par les indemnités et appliquant l’Ormerta ont accepté sans regimber ces appellations ridicules. Vous avez une Adjointe à "l'égalité Républicaine" (!), Elisa Martin, un autre "à la fraîcheur", Gilles Namur, un Maxence Alloto à la "vitalité de proximité". Pour ce dernier pourquoi ne pas l’appeler Adjoint au Commerce ?  

A.BRETTON (Verts/FI) EST CHARGÉE de la "DÉMOCRATIE OUVERTE..."

Annabelle Bretton est chargée de "la démocratie ouverte". Elle ne répondra a aucune question sur la démocratie fermée. Vous disposez d'un Adjoint "à la mémoire", Emmanuel Carroz et d'un conseiller "délégué à l'histoire", Jérôme Soldeville. On peut faire confiance à ce dernier pour la réécrire. C'est lui qui a lancé un tweet selon lequel "Macron c'est le régime de Vichy avec un sourire colgate". Il est donc tout à fait qualifié pour hiérarchiser les événements historiques. 

M.TAVEL PROPULSÉE à TOUS LES POSTES FINIT 21 ème ADJOINTE

A noter que Maud Tavel qui était d'abord programmée comme Première Adjointe -Elisa Martin n'a pas lâché le morceau- puis comme Vice Présidente de la Métro aux côtés de Yann Mongaburu, puis candidate tête de liste des Verts à la Région  -on sait comment tout ça s'est terminé- est devenue Conseillère municipale déléguée "au temps de la ville" (!) puis récupérée comme… 21 ème adjointe sur 22 chargée notamment d’une sécurité dont elle ne veut pas s’occuper.

"UN PETIT GROUPE DECIDE, LES AUTRES SUIVENT "

Hosni Ben Redjeb a eu la dignité de refuser de cautionner cette mascarade car il « aurait vraiment apprécié de prendre le temps de discuter sur le fond des choses et faire part de ses envies. Mais visiblement, l’heure n’était plus à la discussion » rapporte Place Gre’Net.

« Le scénario était comme écrit d’avance et il fallait l’appliquer. […] Un petit groupe décide, et les autres suivent, renchérit-il. Il y a le premier cercle autour d’Éric Piolle, le deuxième cercle, le troisième cercle et même un quatrième, à qui on ne demande rien. »

"J'AI TRÈS MAL VÉCU CETTE SITUATION, JE SUIS TOMBÉ MALADE" 

« Une impression qu’il n’aurait pas été le seul à partager au sein de la majorité « reléve encore le journaliste.  « J’ai très très mal vécu cette situation, insiste-t-il. Je suis même tombé malade ».

"IL FALLAIT JOUER AU BABY FOOT AVEC LUI"

On retrouve le mode de gestion des ressources humaines d’Eric Piolle déjà décrit par Guy Tuscher : "J'ai vu des adjoints qui ont vraiment morflé, psychothérapie et compagnie. D'autres conseillers étaient largués… »   Rappelant qu’avec Piolle il «  fallait jouer au baby foot avec lui...Boire des coups ou jouer au Baby c'est bon pour détendre les désaccords politiques .Moi je ne m'étais pas engagé pour avoir un copain. Avoir un copain qui en plus nous mentait souvent".

C.GARNIER : "NE PARLEZ PAS à VOTRE CONJOINT SUR L'OREILLER"

Avec Piolle c'est "merci patron" avec l'humiliation publique, l'obligation de faire bonne figure et d'afficher son bonheur de jouer avec le chef 

Une des passionaria du systéme Avrillier, Christine Garnier (Verts/Ades) a aussi recommandé : "vous ne parlez même pas à votre conjoint ou conjointe le soir sur l'oreiller des affaires de la commune".

PIOLLE DEMANDE UNE DÉNONCIATION PUBLIQUE

Déjà pour Guy Tuscher "c'est une certaine violence, cela heurte tous mes principes". Il avait été choqué que dans une affaire de mail qui avait fuité Piolle avait exigé une dénonciation publique, comme au temps de Mao : "je veux que la personne qui a donné les mails prenne la parole là, devant le groupe et dise, c'est moi ! et fasse son mea culpa" avait il lancé aux élus. Toujours cette franche bienveillance qui le caractérise.

UNE SORTE DE POLITBURO DÉCIDE DE TOUT

Ce fonctionnement opaque totalement hermétique avec des décisions prises par un Politburo secret, dont Raymond Avrillier avait maladroitement fait savoir à "Ouest France" qu’il y participait,  heurte tous les principes de la démocratie élémentaire. Il est dans la droite ligne du système mis en place qui proclame d’autant plus fort des principes qu’il ne les pratique aucunement. Une méthode de propagande des plus classiques de l’extrême gauche. Ce qui explique aussi ces appellations farfelues, ces décisions déconnectées du réel. 

PIOLLE MONOPOLISE 97 % des REPRÉSENTATIONS de la VILLE

Elle est d’ailleurs conforme avec cette décision hors du commun de prendre 97 % des représentations de la ville pour la seule majorité municipale. Une première dans l’histoire de la ville depuis la proportionnelle et sur laquelle les médias n’ont pas du tout insisté.

SA CANDIDATURE DEVRAIT OUVRIR DES APPÉTITS

Mais il est étonnant qu’à la moindre action qui interpelle la municipalité dans les secteurs dont elle s’arroge le monopole, on s’interroge sur sa validité, aucune question ne vienne déranger, aucune enquête ne vienne fouiller la réalité de son propre fonctionnement. Pour l'instant ? Car sa candidature à la présidentielle (!) devrait ouvrir des appétits. 

source ( notamment) : Place Gre'Net 

 

 

 

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