UN CONSEIL DE FIN D’ANNÉE : DES DÉSACCORDS FEUTRÉS SOUS COUVERT D’ALLIANCES CONTRE-NATURES

Nicolas Pinel et Dominique Spini représentaient le Groupe d'Opposition au Conseil Métropolitain

La majorité métropolitaine, unie derrière Renzo Sulli (Maire PC d’Echirolles), a tenté de présenter les bienfaits du projet GRANDALPE. Pierre Bejjaji (DVG Eybens) a même vanté ce projet comme un « nouveau modèle de développement économique… »

CONTRE LE PROJET D’EXTENSION DU CENTRE COMMERCIAL GRAND-PLACE

Nicolas PINEL est intervenu énergiquement pour rappeler la nécessité et l’importance d’un grand projet urbain pour le sud grenoblois qui ne s’appuie pas sur une simple rénovation urbaine, mais qui doit avoir pour enjeu de réintégrer les quartiers sud dans une normalité de ville avec une mixité d’usage : des habitats, des commerces et des entreprises.

UNE VISION ARCHAÏQUE

Il a dénoncé une vision archaïque d’un développement économique périmé : comment peut-on imaginer que l’extension du Centre Commercial de Grand-Place puisse être un projet moderne ? Il a attiré l’attention du conseil métropolitain sur l’importance de ne pas renforcer des grands complexes commerciaux qui videraient les centres-villes de leurs commerces de proximité en les asphyxiant définitivement. Alain CARIGNON a rappelé toute cette semaine que la mixité d’usage était le préalable à toute mixité sociale et culturelle.

Le groupe d’opposition d’Alain Carignon ne veut pas cautionner l’installation de ces grands complexes commerciaux, d’un autre âge, qui mettent à mal nos commerces de proximité, déjà très impactés par la crise sanitaire actuelle.

UN PLAN SUR LE LOGEMENT : DE LA COMM’ MAIS DES OBJECTIFS NON ATTEINTS !

L’équipe d’Éric Piolle, animée à l’époque par Christine Garnier (Alors Vice-présidente de la Métro en charge du logement), donneuse de leçons aux élus de la Métropole en communiquant sur des objectifs délirants de nombre de logements sociaux, a échoué dans ses objectifs affichés.

Malgré une bétonisation croissante de notre ville, ils n’ont pas tenu le nombre de logements sociaux prévus au PLH, se faisant pourtant les hérauts du logement social : de la comm’ et rien que de la comm’…

E.Piolle en plein bétonnage

É.PIOLLE NE PAIE PAS SES DETTES: RAPPEL À L’ORDRE PAR C. FERRARI

Deux groupes de la Majorité métropolitaine (ACTES ET NMC) -c'est à dire le groupe PS de Christophe Ferrari et ses alliés du groupe conduit par le Maire ( app PS) de Varces Jean-Luc Corbet -ont déposé un amendement pour exiger de la Ville de Grenoble qu’elle paye sa dette de 1,5 million d’euros indûment transférés à la Métropole lors du transfert de l’eau potable, en attente depuis près de 2 ans.

Christophe Ferrari a repris sévèrement sa vice-présidente, Anne-Sophie Olmos (Verts/ Grenoble), pour lui rappeler que la Métropole ne peut se contenter d’augmenter les tarifs de l’eau aux usagers pour équilibrer les comptes, la Ville de Grenoble ne payant pas ses dettes. La guerre dans la majorité continue avec le contribuable ou l'usager comme victime.

LA MÉTRO RÉNOVE UNE DÉCHETTERIE MAIS LES ENCOMBRANTS ENVAHISSENT LES RUES DE GRENOBLE…

À l’occasion d’une délibération sur la rénovation d’une déchetterie, Nicolas Pinel (Centriste) est intervenu sur le ramassage des encombrants en demandant un pilotage commun des services de la Métropole et de la Ville de Grenoble, actuellement inexistant.

Ainsi la Ville de Grenoble est encore chargée, semble-t-il, de ramasser les encombrants qui sont abandonnés sur la chaussée et, pour des raisons de prix, ne va pas les déposer dans les déchetteries de la Métropole, mais dans le privé, avec les transports et l’impact écologique que cela implique.

UNE SITUATION ABSURDE

On comprend que moins la Ville de Grenoble en ramasse, mieux elle se porte financièrement et écologiquement parlant…

Le groupe d’Alain Carignon a rappelé l’urgence, au-delà de la rénovation des déchetteries, de retravailler en profondeur l’articulation des services de la Métropole et de la Ville de Grenoble pour que la ville centre retrouve une propreté qui contribuera à l’attractivité de la métropole.

 AU SECOURS DES COMMERÇANTS DE LA MÉTROPOLE

A l’image des incohérences de leur majorité municipale, l’équipe d’Éric Piolle vote pour l’exonération des loyers des entreprises du parc immobilier de la métropole, contraintes de fermer boutique du fait du Covid-19, alors même qu’ils ont voté contre la proposition d’Alain CARIGNON qui avait proposé ce lundi que la Ville de Grenoble procède de même sur le parc immobilier de la Ville et de ses satellites…

Il est étrange que les mêmes élus le votent à la Métropole et le refusent au Conseil Municipal de Grenoble. L’obéissance bête aux consignes, sans aucun libre arbitre personnel, entraine à des positionnements ridicules.

Cela va créer une forte distorsion de concurrence, une grande injustice : selon qu’ils sont locataires de la Métro ou de la Ville, les entreprises payeront ou non leur loyer… !

Ainsi deux commerces voisins, ayant le même objet ne subissent pas les mêmes conséquences de la crise du fait des incohérences d’élus qui appartiennent pourtant à la même majorité.

L'OPPOSITION PROPOSE D'AIDER LES COMMERCANTS ET LES RESTAURATEURS

Par ailleurs, Nicolas Pinel a proposé deux amendements pour soutenir et protéger les commerçants et restaurateurs grenoblois :

1 – À l’instar des communautés de communes voisines qui ont pris la décision d’exonérer leurs entreprises de la Cotisation Foncière des Entreprises, le groupe d’Alain Carignon a proposé de rattraper cette décision (qui n’a pu être votée avant le 31/07 faute de disposer d’un exécutif…), en remboursant la CFE sur des critères à définir. La majorité métropolitaine, soutenue par le groupe d’Emilie Chalas et Olivier Six ont voté contre cette proposition, dans le plus grand mépris des commerçants en mal de pouvoir régler cette CFE avec la crise sanitaire.

L'ANNULATION DU PROJET NEYRPIC

2 – Compte-tenu de la situation des commerces et restaurateurs grenoblois, le groupe d’Alain Carignon a demandé la suspension du projet de centre commercial Neyrpic, s’appuyant sur la Commission Nationale d’Aménagement Cinématographique qui a confirmé son refus de l’installation d’un multiplexe sur ce site. Une fois de plus, la majorité métropolitaine s’est unie derrière le maire PC de Saint-Martin-d’Hères, David Queiros, qui estime que le projet d’un centre commercial de 24 000 m2, 89 boutiques, 20 restaurants, 9 moyennes surfaces, ne concerne pas la Métro… Le maire PC de Saint Martin d’Hères tente ainsi à s’autoriser, seul, à ruiner les commerçants de proximité de la métropole grenobloise déjà exsangues de la politique calamiteuse d’Éric Piolle et de la crise sanitaire actuelle.

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