LA BELLE ÉLECTRIQUE : E.PIOLLE COUPE LE COURANT

Eric Piolle n’aura pas attendu longtemps au début de son second mandat pour poursuivre ses dégâts dans le secteur culturel. Il avait commencé le premier en s’attaquant aux Musiciens du Louvre, puis au spectacle vivant, repris en main le Théâtre Municipal, les Théâtres 145 et de Poche, supprimé des festivals, éteint deux ans «  Le Ciel », liquidé  la  régie RC2 ….

Maintenant il s’attaque à «  La Belle Electrique » qui voit son projet, sa structure et ses hommes menacés.

DÉCEPTION ET INQUIÉTUDE POUR F.LAPIERRE

Dans une lettre aux élus, Frédéric Lapierre, le directeur de Mix Lab, l’association gestionnaire, exprime sa déception et ses inquiétudes. Malheureusement à chacune de ces étapes le monde culturel n’aura jamais fait front ensemble. Chacun s’est défendu successivement, les autres espérant être épargnés.

LES CULTURELS SE LAISSENT ATTAQUER UN PAR UN 

A côté des fidèles et des soutiens, les autres composantes étaient absentes lorsque les Musiciens du Louvre, le collectif du Tricycle, étaient attaqués et même lorsque que MC2 voyait ses subventions baisser. Cela permet chaque fois aux agents des basses œuvres, Corinne Bernard d’abord et Lucille Lheureux maintenant de développer leur dialectique hypocrite afin de cacher l’objectif.

UN MANQUE DE LUCIDITÉ QUI VA COÛTER CHER

La municipalité a divisé pour régner et joue l’un après l’autre. Après un premier mandat qui aurait dû l’éclairer et le mobiliser, au moment des élections municipales de 2020, le secteur culturel s’est replié sur lui-même, n’a pas joué le rôle d’aiguillon et d’éclaireur qui est le sien, comme si les élus Verts et de la France Insoumise devaient être épargnés par nature, leur appartenance politique leur procurant un bouclier naturel à toute épreuve. Ce manque de lucidité va lui coûter cher dans le second mandat.

LA BELLE ÉLECTRIQUE A LES MOYENS de SE DÉFENDRE

Peut être ceux qui ne sont pas encore concernés vont-ils enfin y réfléchir et exprimer leur solidarité ?

Mais même seule « La Belle Electrique » a de quoi se défendre. "83 000 spectateurs annuels, pour la seule année 2019 un total de  112 groupes locaux ayant pu se produire sur la scène de La Belle Électrique et du festival Jour&Nuit,  4 765 personnes (scolaires, familles, personnes qui fréquentent des structures d'action sociale, etc.) qui ont participé à des moments et projets de création grâce à notre politique d'actions culturelles, 59 groupes et artistes accompagnés,150 000 concitoyens qui, chaque année, se retrouvent autour du projet de MixLab et de La Belle Électrique" rappelle Frédéric Lapierre.

"SCÉNE DE MUSIQUE ACTUELLE"

Même pendant la crise des acteurs projet MixLab se sont mobilisés pour trouver des  alternatives et continuer à faire vivre le lieu et faire vivre la ville. La structure et ses partenaires sont aussi mobilisés pour  obtenir dès 2021 la labellisation nationale « Scène de Musique Actuelle ».

UN LIEU RECONNU INTERNATIONALEMENT

« Ce projet artistique et culturel est reconnu nationalement pour son ambition, sa singularité et son inscription dans le XXIème siècle. La ligne artistique particulière, tracée autour des cultures numériques et des musiques électroniques, en fait une référence en France et un lieu reconnu internationalement » explique Frédéric Lapierre. Il y en a peu à Grenoble quand on voit l'effondrement du Magasin depuis qu'Eric Piolle y a installé sa secte. 

UNE STRUCTURE TRÉS SOBRE EN FINANCEMENTS PUBLICS

Au plan financier, elle est  la structure française la plus sobre en termes de subventions de fonctionnement. Avec seulement 20% de son budget subventionné, dont 13% de ce dernier par la Ville de Grenoble, MixLab est largement en deçà d’une moyenne nationale à 55%.

L'ASSOCIATION AVAIT RÉPONDU UX EXIGENCES de la VILLE

Alors que s’est il passé ? Conformément à ses méthodes habituelles la municipalité a décidé de changer de modèle d’exploitation et a donc déclaré la procédure de renouvellement de la DSP infructueuse, alors que Mix Lab qui gère l’équipement depuis 2007 y prétendait légitimement. L’association avait répondu scrupuleusement aux demandes et attentes de la Ville exprimées dans le cahier des charges de la DSP et a donc remis une offre ajustée. Elle aurait vraisemblablement répondu à d'autres si elles avaient été connues d'elle. Le piège grossier s'est refermé sur elle.

REÇUE UNE SEULE FOIS, SON PROJET BRUTALEMENT ÉCARTÉ

Il faut savoir qu’une association qui porte une telle activité et un tel projet, qui compte 23 salariés permanents, des dizaines d’intermittents, un conseil d’administration, des bénévoles n’a été reçue qu’une seule fois, le 14 février dernier -il y a 10 mois- pour échanger avec la municipalité phare si attentive aux autres et à la concertation. Ce n’est que le 27 octobre dernier qu’elle a informé l’association qu’elle va rendre la procédure de DSP infructueuse et proposer un autre mode de gestion qui écarte, de fait, l’association et son projet. Le projet de Mix Lab ne serait pas aligné sur celui de la ville…

POURQUOI ÇA NE FAISAIT PAS PARTIE DU CAHIER des CHARGES ?

On a entendu ça avec des festivals, les Musiciens du Louvre, le Tricycle, RC2, le Théâtre municipal… Mais dans le cas de la « Belle Electrique » demande l’association pourquoi ces objectifs municipaux n’ont  «pas clairement fait partie du cahier des charges de la procédure de DSP et qu’aucun dialogue n’ait permis de co-construire un projet partagé ? ». 

LA CO-CONSTRUCTION N'EXISTE NULLE PART 

Une question qui démontre combien chaque partenaire de la ville est berné ou bien hypocrite qui évoque la « co-construction » sachant que celle-ci n’a été qu’un slogan de campagne et jamais appliquée dans aucun secteur de l’activité municipale. Mais en l’évoquant ainsi, chacun se place successivement en situation de faiblesse continuant de faire semblant d’attribuer cet objectif à la municipalité. Alors qu’elle triche, étrangle à l'Ottomane et ne comprend que le rapport de force.

LA DÉLIBÉRATION DU CONSEIL MUNICIPAL EST DÉJA ÉCRITE

D’ailleurs c’est simple pour elle : elle a donné rendez-vous à Mix Lab 3 jours avant le prochain Conseil Municipal, alors que toutes les délibérations sont légalement verrouillées 5 jours avant pour être envoyées aux élus municipaux. D'ores et déjà la délibération qui sera soumise au Conseil Municipal a été adressée aux Conseillers Municipaux et se prononce sur le fond,  estimant que les équilibres économiques proposés ne sont pas soutenables, les prévisions de recettes propres trop faibles et l'action culturelle trop limitée....  On se demande comment Mix Lab a fait depuis 2007... Piolle est un tartuffe sectaire sans empathie pour rien ni personne.

A.CARIGNON et B.BOER DEMANDENT UNE RÉUNION EN URGENCE

L’opposition municipale est immédiatement intervenue pour tenter de déjouer ce piège tendu pour mettre fin à un projet qui a rencontré une forte adhésion. Alain Carignon Président du groupe et Brigitte Boer Conseillère Municipale ont demandé à Eric Piolle   « une réunion en urgence avant le Conseil Municipal du 14 décembre de la commission «  Ville Emancipatrice » afin d’entendre l’association MixLab au plus vite. «.

COMMENT DÉCIDER SANS CEUX QUI L'ONT PORTÉE ?

« Nous ne comprendrions pas comment le destin d’une telle structure pourrait être décidé solitairement par quelques élus, sans la participation active de ceux qui l‘ont portée  depuis tant d’années » ajoutent-ils.

Alain Carignon qui a été novateur dans les années 80 en créant la salle des musiques nouvelles « le Ciel » à une époque ou c’était loin d’être la mode est bien placé pour intervenir sur ce dossier.

L.LHEUREUX (Verts/FI) A REPRIS LA HACHE de C.BERNARD 

Les jours qui viennent sont donc cruciaux pour l’avenir d’un projet largement partagé dans l’agglomération. Lucille Lheureux qui a repris la hache de Corinne Bernard (Verts/Ades), appliquant elle aussi bêtement une politique décidée sans elle,  va se heurter à du solide. Après 6 ans de ce type de méthodes il n'est en effet pas exclu que des acteurs pourtant cléments avec les Rouge/Verts grenoblois, ouvrent enfin les yeux sur la réalité de leur politique et de leur comportements. 

 

 

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