MÉTRO+GRENOBLE : LES DEPENSES DE FONCTIONNEMENT EXPLOSENT

"Alors que les dépenses de personnel des communes auraient dû diminuer significativement après les transferts de compétences, le niveau de dépenses de personnel des communes en 2018 est comparable à la situation de 2014, préalable au transfert" juge la Chambre Régionale des Comptes.

Dans un rapport accablant les magistrats financiers établissent le bilan de la gestion Ferrari/Piolle de la Métropole entre 2014 et 2018. C'est pas beau à voir. 

C.KIRKYACHARIAN (Verts/Ades) DÉSIGNÉE PAR PIOLLE 

La Métropole est passée de 1002 postes en 2014 à prés de 1800 en 2018. La Chambre relève que 667 postes sont issus des transferts des communes mais que Christophe Ferrari et sa Première Vice-Présidente chargée de l'administration générale, Claire Kirkyacharian (Verts/Ades) représentant les rouge/Verts grenoblois ont accru les effectifs de 10 % supplémentaire !

LA MASSE SALARIALE COMMUNALE N'A PAS BAISSÉ

En parallèle la masse salariale des communes n'a pas baissé. Les transferts de personnel n'ont pas réduit la masse salariale au niveau communal. Une incroyable gabegie. 

En parallèle la hausse vertigineuse des prélèvements fiscaux de la Métropole (tableau de la Chambre Régionale des Comptes)

"En considérant seulement le périmètre anté-métropole  (donc hors transferts de compétences et services communs), la masse salariale est passée de 26,6 M€ en 2015 à 37 M€ en 2019, soit une progression importante de 39 % (et de quasiment 10 % par exercice)" précise avec cruauté la Chambre.

PLUS ÉLEVÉES QUE DANS LES AUTRES MÉTROPOLES 

Ajoutant : "les charges de personnel de la métropole, par rapport à ses charges courantes, sont comparativement légèrement plus élevées que la moyenne des autres métropoles de droit commun". La double peine pour le contribuable qui ne voit pas non plus les charges communales baisser à proportion. 

le matraquage fiscal se lit à travers l'indice de "l'effort fiscal" qui augmente fortement et est supérieur aux Métropoles comparables (tableau de la CRC)

"PAS à LA HAUTEUR DES ENJEUX"

En matière de gestion elle relève que "la direction des ressources humaines n'est pas à la hauteur des enjeux depuis que les effectifs ont quasi-doublé. La métropole n'a pas de dispositif opérationnel de gestion prévisionnelle des effectifs et des compétences." 

"DES DOUBLONS, DES PROCESSUS NON MAITRISÉS"

Pour Claire Kirkyacharian, élue grenobloise qui avait la haute main sur ce domaine c'est la douche froide : "des doublons, des coûts de la fonction non pilotés et des pratiques non harmonisées sous l'effet de l'autonomisation de certaines directions opérationnelles ; une absence de vision partagée et de coordination opérationnelle entre services de la direction des ressources humaines ; des processus de recrutement non maîtrisés" 

ABSENCE DE MUTUALISATION 

N'en jetez plus. Les donneurs de leçons de gestion aux entreprises peuvent aller se rhabiller. 

D'autant qu'en parallèle la Chambre Régionale dénonce le manque de mutualisation entre la Métropole et la ville de Grenoble qui serait source d'économies substantielles : "Rien n'a cependant été réalisé en la matière".

la gestion lamentable des deux compères à la courte vue

LE SERVICE RENDU S'EST DÉGRADÉ

Bien entendu les citoyens n'ont pas remarqué que les services rendus avaient été multipliés pendant la période. En matière d'entretien de l'espace public, de voirie, de propreté, de sécurité, de ramassage des ordures ... la dégradation est évidente et saute aux yeux de tous. 

Outre les dépenses de fonctionnement qui explosent la Chambre Régionale dresse un bilan global très négatif de la gestion commune Ferrari/Piolle du dernier mandat.

LA MÉTROPOLE N'EST PAS ENCORE CONSTITUÉE

Elle juge que « 4 ans après sa création, la Métropole est encore largement en constitution », Elle note que « les processus de pilotage de la masse salariale et de la performance ne sont pas mis en place.. Il n'est d'ailleurs pas possible de mesurer si la création de la métropole a eu un effet d'entrainement démographique ou économique. De même, il n'est pas possible d'apprécier l'amélioration du service rendu aux usagers, non par manque de recul mais parce que la métropole n'a pas encore développé cette démarche de suivi. « 

"FAIBLEMENT DYNAMIQUE, CHÔMAGE ET PAUVRETÉ SUPÉRIEURS"

Elle la classe dans la catégorie des métropoles «faiblement dynamiques «.  Par rapport au département, le taux de pauvreté est plus élevé (13,9 % contre 11,5 %) ainsi que le taux de chômage (13,2 % contre 11,7 %). Son nombre d’étudiants baisse depuis 2008 dans des proportions plus importantes qu’ailleurs et «  l’emploi dans la sphère productive est en recul»

E.PIOLLE A UN AVIS SUR TOUT et DONNE DES CONSEILS à TOUS

Quel bilan ! Ça n'empêche pas Eric Piolle de continuer à apporter des solutions aux problèmes sur lesquels il n'a pas compétence.  Il a un avis sur tout et donne des conseils à tous. C'est plus aisé (et démagogique)  que d'assumer avec sérieux et dévouement les tâches qui lui ont été confiées par les citoyens de la Métropole. 

E.PIOLLE AVAIT PRIS TOUS LES POSTES CLEFS

En 2014 il avait choisi Christophe Ferrari -"la bonne personne"- pour être Président de la Métro. Imposé les Rouge/Verts aux postes clefs  (Claire Kirkyacharian, Yann Mongaburu, Klauss Habfast, Christine Garnier..) qui avaient le pouvoir sur  l'essentiel : l'administration, le personnel, les déplacements, les grands équipements et le logement. 

GRENOBLE et MÉTRO : UN TRISTE BILAN COMMUN

Rien ne pouvait être décidé sans lui et Christophe Ferrari signait les chèques à la chaine. Ce bilan catastrophique est bien le sien. Il ressemble comme deux gouttes d'eau à ce qu'il a fait de Grenoble en matière financière aussi. 

 

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