E.PIOLLE TIRE VERS LE BAS

Eric Piolle commence son mandat comme il l'a terminé: dans la fange des attaques personnelles. A peine réélu il est retombé dans ses penchants s'en prenant à Olivier Noblecourt ( PS) et Alain Carignon, ne retenant pas sa haine. 

La séance d'installation que présidait Alain Carignon comme doyen d'âge, organisée vendredi au Musée, a été instructive de la fuite en avant nauséabonde dans laquelle Piolle s'est engagé, sur sa personnalité aussi. 

ESPIONNAGE PRIVÉ, MENSONGE AVÉRÉ...

Pourchassant le premier sur son passé, sa prétendue absence de Grenoble pendant le confinement - comment le saurait-il sinon en espionnant les élus d'opposition ?- inventant pour le second des sommes à rembourser que les tribunaux eux-mêmes - qui n'ont pas épargné Carignon- ont refusé de lui réclamer.

UNE PARTIE DE LA MAJORITÉ N'A PAS LEVÉ SON VERRE 

Même dans la majorité municipale une certaine gêne était perceptible. Ainsi Eric Piolle théâtralisant platement une scène, a voulu que chacun lève un verre d'eau pour condamner à nouveau Alain Carignon. Une grande partie des élus n'a pas pu jouer la comédie. A cet instant le visage d'Eric Piolle était marqué par une détestation malsaine, pénible à supporter.  

O.BERNOLA STOPPE Eric PIOLLE

Ses attaques contre Alain Carignon étaient si violentes et basses qu'Odile Bernola sa directrice de cabinet lui a pris le bras un moment pour lui demander d'arrêter. 

En effet Alain Carignon démontrait les mensonges de l'accusation, répliquait pied à pied , réclamait le respect des grenoblois qui n'ont pas voté Piolle. Ce dernier avait du mal à se maitriser et le torrent de sa méchanceté ne pouvait s'arrêter. 

E.PIOLLE ATTAQUE SOUS LA CEINTURE

Alors les grenoblois attendaient le discours d'un Maire présidentiable, ils ont entendu un homme se jeter dans la boue, s'en prenant à ses adversaires  sous la ceinture, comme il l'a fait dans la campagne. 

Visiblement Eric Piolle se lâchait. Il n'avait pas digéré qu'Alain Carignon préside la séance comme doyen d'âge et rongeait d'ailleurs son frein depuis l'ouverture de la séance.En réalité il n'acceptait ni de ne pas être seul pour son sacre, ni cette élection sur fond d'abstentionnisme qui entache sa victoire.

CHERIF BOUTAFA DÉFEND LES ASTEM 

Quand Cherif Boutafa , nouvel élu de la société civile, syndicaliste est intervenu avant l'élection du Maire pour rappeler l'attention sur les Astem , ces agents des écoles mécontents, en particulier dans l'école Sidi Brahim  -une délégation était devant le Musée de Peinture -  Eric Piolle s'est fermé, hors de lui. 

NICOLAS PINEL INTERVIENT SUR LE COÛT de L'OPÉRATION

Quand Nicolas Pinel également nouveau Conseiller municipal (UDI) a interrogé le président de séance qui n'était autre qu'Alain Carignon sur les raisons du choix du Musée pour se réunir, le coût de l'opération et les arrières pensées du candidat à la présidentielle , Eric Piolle encaissait avec difficultés ces crimes de lèse-majesté. 

LA MAJORITÉ DEVRAIT CHOISIR UN AUTRE MAIRE

De son côté Alain Carignon avait suggéré à la majorité municipale de choisir en son sein un autre candidat sans ambition présidentielle afin que le Maire n'ait pas " la tête ailleurs" et se consacre à sa tâche. 

E.PIOLLE LE MAIRE DE L'ABSTENTION 

Un Alain Carignon qui avait gentiment dénoncé aussi  l'une des nombreuses fakes d'Eric Piolle:  " Il  a notamment fait campagne en disant faussement que j’avais été le Maire élu par l’abstention alors que, ironie de l’histoire, il  est lui-même le Maire de l’abstention. Je suis contraint de rappeler qu’en 1983 et 1989 ma liste était élue deux fois au premier tour contre la gauche et l’extrême droite avec des participations électorales inversées par rapport à aujourd’hui. En 2020 c’est 65 % d’abstentions , avec mon équipe c’était 65 % de participation !"

Alain CARIGNON PREND DE LA HAUTEUR

Bref ça pleuvait. Pourtant Alain Carignon avait prononcé un discours de doyen d'âge empreint de hauteur, démarrant avec humour en disant occuper cet après midi " la seule responsabilité éphémère que je céderais volontiers à Eric Piolle " .

Evoquant les "réussites de Grenoble" l'ancien Maire a voulu " placer l’issue du scrutin du 28 juin dernier dans cet espoir pour la ville que nous aimons."

"LE MUSÉE UNE DES FIERTÉS DE MES ÉQUIPES" 

Certes il avait rappelé le superbe Musée de Peinture "dans lequel nous nous trouvons que notre énergie a arraché à Paris de haute lutte, ce Musée attendu pendant un quart de siècle , qui est l’une des fiertés de Grenoble et des réalisations de mes équipes"

" NOS RÉALISATIONS ONT MARQUÉ LE SOL de GRENOBLE"

Et aussi "tant de réalisations si différentes marquent le sol de Grenoble, depuis le Synchrotron jusqu’à MC2, en passant par Europole, ST Micro électronic et tous les musées, les vastes parcs et jardins, l’arrivée du Tram, l’invention du RMI ,les premières pistes cyclables départementales."

" POURQUOI UNE TELLE LANGUEUR DÉMOCRATIQUE? "

Il a tiré les enseignements du scrutin questionnant "de savoir pourquoi alors qu’un nouveau siècle était en train d’accoucher , une élection a pu se dérouler dans une telle langueur démocratique."

UNE CRISE DANS TANT DE DOMAINES 

Alors que la crise s'installe dans tant de domaines "santé, environnement, dérèglement climatique, emploi, solidarité, finances publiques, identité , histoire, alors que le sentiment d’appartenance au même pays et à ses valeurs a volé en éclat, les citoyens en boudant les urnes se sont donné comme un temps de répit."

" PRENDRE LE CHEMIN des CRÊTES , la VRAIE ALTITUDE"

Il a appelé "à prendre le chemin des crêtes, la vraie altitude, celle des idées." avec une nouvelle gouvernance, un nouvel exercice du pouvoir, l'amélioration du quotidien des grenoblois. 

" CE N'EST PAS LES AUTRES QU'IL FAUT DÉCONFINER "

Même s'il demeurait sur les hauteurs, Eric Piolle ne pouvait pas ne pas se sentir concerné: "ce n’est pas l’esprit des autres qu’il convient de déconfiner, mais le nôtre" rappelant que "les idées ne peuvent être dogmatiques, abstraites, détachées du quotidien, illusoires".

"PAS LE DROIT D'IGNORER LA FACE HUMAINE des DÉCISIONS" 

Pointant: "une non réponse, ce n’est pas un dossier qui attend. Ce sont des drames personnels. Un responsable public n’a pas le droit d’ignorer la face humaine de chacune de ses décisions."

" DES ANNÉES PORTEUSES D'ATTITUDES POSITIVES"

Alain Carignon a souhaité " de tout cœur que les prochaines années soient porteuses d’attitudes positives, constructives, annonciatrices des succès que notre territoire mérite. C’est cet état d’esprit, qui je l’espère, animera chaque membre de ce Conseil Municipal."

E.PIOLLE NE VEUT PAS ÊTRE LE MAIRE DE TOUS LES GRENOBLOIS

Au lieu de se situer à ce niveau Eric Piolle a préféré complaire à un clan et afficher très clairement qu'il ne serait pas le Maire de tous les Grenoblois et ne voulait pas l'être. Il n'a pas fait une entrée brillante dans son second mandat et même probablement compromis l'image qu'il voulait donner de présidentiable. L'opposé de son objectif. 

E.CHALAS (LREM) SUPPLÉTIF: LE NOUVEAU CHAMUSSY

Un autre enseignement se dégage de cette première séance, le rôle de supplétif qu'a décidé de jouer Emilie Chalas, sorte de nouveau Chamussy. Eric Piolle lui rend d'autant plus hommage qu'elle n'est visiblement pas la pour le gêner. Les "opposants" comme il les aime.

UN SUICIDE EN LIVE

La recherche effrénée des électeurs de gauche pour sauver sa circonscription en déroute ne devrait pas renforcer Emilie Chalas. Evidemment Eric Piolle et ses amis ne lui feront aucun cadeau aux législatives dans deux ans et à chacune de ses interventions anti-carignon elle perd la droite. Un suicide en live. 

E.PIOLLE EMPORTÉ PAR SES AIGREURS et SA NATURE  

L'installation d'Eric Piolle aura été révélatrice du mandat qui s'ouvre avec un "maire de l'abstention " qui se radicalise de plus en plus et s'en prend aux personnes sans vergogne. Un Eric Piolle qui n'a pas saisi l'opportunité de tirer vers le haut, emporté par ses aigreurs et sa nature.  

UN MANDAT EXPLOSIF , IMPRÉVISIBLE 

Un Conseil Municipal très instructif car il indique la suite d'un mandat explosif , imprévisible, un raidissement d'Eric Piolle qui va s'exacerber.

Les affaires judiciaires évoquées par Alain Carignon à savoir la demande lancée lundi 6 juillet de constitution de partie civile de la ville dans les dossiers de la fête des Tuiles et de l'acquisition de la banque ne devraient pas calmer le Grand Timonier. 

Personne ne peut savoir quand et ou cela se terminera. Mais avec le climat créé par Eric Piolle, probablement mal.  

 

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