6 ANS DE CONFINEMENT AVEC E.PIOLLE

Eric Piolle et Corinne Bernard, l’adjointe aux cultures que l’on croyait disparue, ont tenu un point presse pour faire le bilan post-confinement de la culture à Grenoble. Du moins ce qu’il reste d’un tissu culturel et de ses acteurs qui plaçaient Grenoble parmi les villes les plus remarquables.

UNE CULTURE SOUS CONTRÔLE ET SINISTRÉE

Le 28 juin, avant de rentrer dans l’isoloir du bureau de vote, les acteurs culturels et leurs publics devraient avoir en tête la condition de la culture à Grenoble après six années de Piolle et de Bernard, une culture sous contrôle et totalement sinistrée.

FRONDE DANS L’ISÈRE CONTRE LA PAUPÉRISATION CULTURELLE

André Vallini avait déjà paupérisé et déconstruit le maillage culturel du territoire départemental et par ricochet celui de Grenoble.

En octobre 2011 le journal Le Monde titrait “Fronde dans l’Isère contre la paupérisation culturelle/Historiquement pilote, le département-socialiste-a sabré dans les budgets de la culture et récolte la tempête”.

"MENSONGES" et "TRAHISON"

Une centaine de personnalités du monde de la culture avaient occupé le conseil général pendant sa session budgétaire aux cris de “mensonge”, “trahison”. Un an plus tard la mobilisation continuait. “Ça recommence” pouvait-on lire sur des tracts : “Dix pour cent de baisse du budget de la Culture vote sur l’exercice 2013, sans concertation, sans aucune discussion préalable. Cela correspond à plus de 10 millions de baisse en 4 années, à plus de 30% sur le budget de la culture”.  

LES STRUCTURES GRENOBLOISE DANS LE VISEUR VALLINI

A son départ de l’assemblée départementale et de celui de son successeur socialiste, la paupérisation de la culture était à son apogée tout particulièrement pour les structures grenobloises de son “ami” Michel Destot avec des baisses cumulées de 50% pour certaines d’entre elles. 

LES CO-FINANCEMENT OBTENUS PAR CARIGNON MIS PAR TERRE

Tout ce que les municipalités Carignon avenir obtenu, le co-financement à parité des grandes structures culturelles grenobloises (Musées, MC2 etc...) sera mis a bas par André Vallini et Michel Destot.

Pour se justifier, André Vallini mettra en cause les transferts de charges de l’Etat et la crise économique.

M.ORIER (PS) à la MANOEUVRE POUR LA BAISSE

A sa suite, les ministres de la culture socialistes, Aurélie Filippetti et Fleur Pellerin, ne manqueront pas, elles aussi, d’invoquer la crise pour tenter d’endiguer la mobilisation des milieux culturels contre la baisse de leur budget et contre l’action du patron de la création artistique de la rue de Valois, Michel Orier, l’ancien directeur de la MC2 de Grenoble, qui avait été co-listier de Jérôme Safar, et qui aujourd’hui soutient le candidat Noblecourt sans jamais avoir été inquiété après un rapport accablant de la cour des comptes régionale sur sa gestion de la MC2..

E.PIOLLE ET C.BERNARD ACCÉLÈRENT LA PAUPÉRISATION

Eric Piolle et Corinne Bernard, l’adjointe “aux cultures”, vont accroître la paupérisation de la culture dont ils ont hérité et se prévaloir de la même logique comptable pour se justifier et en profiter pour soumettre les milieux culturels à leur vision idéologique, ce que confirmait le directeur des affaires culturelles, Clément Bodeur-Crémieux, cadre socialiste promu depuis Secrétaire Général de l’Institut Français : “…un coût aujourd’hui trop important au regard des contraintes budgétaires et des orientations politiques de la nouvelle équipe municipale… ». 

LA MISE AU PAS IDÉOLOGIQUE DE LA CULTURE GRENOBLOISE

La mise au pas idéologique du monde de la culture grenobloise qui se cache à peine derrière l’argument financier a été abondamment dénoncée par les acteurs de la culture : 

Le Tricycle : « Le budget est l’outil de l’idéologie… ».

- Le metteur en scène Joël Pommerat dans les colonnes de Libération :

 “Autant que leur politique concrète, c’est leur conception et leur vision floue voire tendancieuse du sujet qui sont remises en question. »

-Le chef des Musiciens du Louvre, Marc Minkowski : « …on crie à l’étranglement financier ? Non, c’est une position idéologique. ». http://www.telerama.fr/musique/desaccord-majeur-entre-les-musiciens-du-louvre-et-la-ville-de-grenoble,120732.php

-Le co-directeur du Centre Chorégraphique de Grenoble Yoann Bourgeois exprime sa déception :  

« Je suis déçu par les coupes catastrophiques - -15 % en 2016 !- du nouveau maire écologiste de Grenoble, Eric Piolle »

UNE LECTURE PARTISANE DES DROITS CULTURELS"

-Pas moins d’une vingtaine de compagnies grenobloises dans une lettre ouverte publiée dans l’Humanité : « …sous couvert de baisses des dotations de l’État …le démantèlement …Et si derrière ces choix de politique culturelle se cachait une lecture partisane des « droits culturels» ?...Nous ne voulons pas continuer à être les témoins « atterrés » de la mise à bas de l’histoire artistique récente de cette ville. ».

UNE PRISE EN MAINS DIRECTE de la PROGRAMMATION

Pour parvenir également à cette mise au pas idéologique du monde de la culture, Piolle et Bernard n’ont pas hésité à faire preuve d’autoritarisme et d’interventionnisme : 

- En dépit de l’engagement contractuel de la Ville, le Tricycle doit laisser le Théâtre de Poche et le 145 à une gestion municipale directe : »Sous couvert d’économie budgétaire, la ville de Grenoble entend raccourcir la tête et jeter aux orties l’indépendance du Tricycle en matière de programmation et d’animation, et mettre les deux salles que gère le collectif Tricycle sous la tutelle du théâtre municipal, en régie directe. »

E.AUGIER-SERIVE : "UN CADRAGE POLITIQUE"

-Malgré ses dénégations, gênées et maladroites, la directrice du Théâtre municipal reconnaît les faits :  «La directrice du théâtre municipal de Grenoble Evelyne Augier-Serive insiste : «La nouvelle municipalité n’a pas voulu s’immiscer dans la programmation ». S’il y a eu un cadrage politique, c’est bien l’équipe du théâtre qui programme les compagnies ou artistes » Sa directrice explique simplement qu’un cahier des charges est établi et qu’il faut désormais « mettre en musique des orientations politiques » ».

Théâtre municipal : une “saison de transition” éclectique | Place Gre'net

ILLÉGALE LA LIQUIDATION DE RC2 et de SES SALARIÉS

-La liquidation de la Régie 2C et le licenciement de ses salariés sont  déclarés illégaux par le tribunal administratif de Grenoble : » EN BREF – Le licenciement en 2016 de deux ex-salariés de la Régie 2C, son directeur et un administrateur, est illégal, a jugé le tribunal administratif de Grenoble. Comme est illégale la liquidation de la régie municipale. Retour en arrière ? Le vote actant en 2016 en conseil municipal comme en conseil d’administration de la R2C la dissolution de la régie reste entouré de zones d’ombre» https://www.placegrenet.fr/2018/07/17/le-tribunal-administratif-de-grenoble-annule-la-liquidation-de-la-regie-2c-jugee-illegale/201082

"CONSOLIDATION DES NOUVELLES ORIENTATIONS POLITIQUES..."

Pour parfaire cette mise au pas idéologique, Piolle et Bernard devaient s’assurer de la compatibilité idéologique des acteurs culturels. Ils seront donc actifs dans la refonte des équipes : « 2014-2016 : consolidation des nouvelles orientations de la politique culturelle/. accompagner le renouvellement des équipes : Nouveau Théâtre Sainte-Marie-d’En-Bas, CNAC-Le Magasin, CCN2, Centre de développement chorégraphique Le Pacifique, Cinémathèque de Grenoble… ». 

CNAC : VITRINE MILITANTE DE L'EXTRÊME GAUCHE

Piolle et Bernard ne ménageront pas leurs efforts dans l’«accompagnement» du renouvellement complet de l’équipe du CNAC-Le Magasin, la vitrine militante de leur politique culturelle (https://grenoble-le-changement.fr/2016/10/23/cnacmagasin-a-grenoble-les-figures-masculines-blanches-interdites/). 

F.BORDRY : "LA TOTALITÉ de L'ANCIENNE ÉQUIPE LICENCIÉE ..."

Dans sa lettre de démission du conseil d’administration du CNAC-Le Magasin, François Bordry, Président des biennales de Lyon, révèle qu’après le limogeage de son directeur historique «…la totalité de l’ancienne équipe a été soit licenciée soit poussée à la démission, sans préjudice évidemment de recours au Conseil des Prud’hommes pour harcèlement… ». 

L'INSPECTEUR DU TRAVAIL P.MERIAUX TOUJOURS SILENCIEUX

Il aurait été plus que souhaitable que compte-tenu de la gravité des faits évoqués le conseiller municipal Pierre Mériaux, Inspecteur du travail toujours prompt à intervenir médiatiquement, s’émeuve d’une telle situation. Il aura fermé les yeux sur toutes les affaires municipales.

DÉMANTÈLEMENT DU RÉSEAU CULTUREL

Après celles des Musiciens du Louvre et du Tricycle, les lettres ouvertes et les pétitions se sont multipliées pour dénoncer les dessous de la politique culturelle de Piolle et le démantèlement du réseau culturel qui s’est poursuivi avec le Pôle Musical d’Innovation et son festival Rocktambule, la Chaufferie, le CIEL, les bibliothèques Hauquelin, Prémol et Alliance que plusieurs milliers de pétitionnaires ont soutenu…

A.AGOBIAN : "VOLONTÉ DE MUNICIPALISER LES CULTURES"

Avant de quitter le camp socialiste pour rejoindre la liste Piolle, la conseillère municipale, alors d’opposition, Anouche Agobian, dénonçait, elle aussi, ce massacre de la culture et sa municipalisation idéologique : “Vous êtes en train de ruiner Grenoble et vous devrez l’assumer dans quatre ans »…« nous ne sommes pas dupes. Nous percevons votre volonté finale de municipaliser les cultures. » http://lessor.fr/conseil-municipal-de-grenoble-dissonances-culturelles-et-fermeture-du-ciel-14869.html

JP ANGOT : "E.PIOLLE PORTE ATTEINTE AU RÉSEAU CULTUREL"

Jean-Paul Angot, le directeur de la MC2 dit la même chose dans ses réponses aux questions de l’Essor : Jean-Paul Angot : « …Il y a un réseau culturel incroyable ici, c'est un trésor qu'il ne faut pas dilapider, et il ne faut pas lui porter atteinte. » L’Essor : « Certains ont pu lui porter atteinte ces dernières années ? « Jean-Paul Angot : « Oui, des gens comme Éric Piolle. ».https://www.lessor38.fr/jean-paul-angot-ce-lieu-doit-rester-un-lieu-d-experimentation-23276.html

DES ACCENTS POPULISTES ÉVOQUANT LE RN

Pendant six ans la politique culturelle de Grenoble a été marquée par une rhétorique aux forts accents populistes qui ne sont pas sans évoquer ceux d’un Front National devenu Rassemblement National.

Le populisme n’est pas l’apanage de ce dernier. Attitude politique, il clive la société en deux blocs. D’un côté les élites et les experts qui sont dévoyés, et de l’autre « le peuple » avec lequel le premier est en opposition.

L'EXTRÊME GAUCHE A REMPLACÉ LA CLASSE OUVRIÈRE

Les responsables politiques qui en nourrissent leur discours se présentent comme les porte-voix du peuple contre les élites et entendent lui redonner la parole pour établir une démocratie culturelle de proximité. Le populisme du RN est assis sur la vision identitaire de la société alors que celui de cette gauche réactive une lutte des classes entre des élites complices d’un capitalisme pollueur et une classe ouvrière qu’elle a remplacée par une multitude de groupuscules militants contre les discriminations dont ils seraient victimes.

C.BERNARD A MAL PORTÉ UN POPULISME SANS AMBIGUITÉ

La politique culturelle de Piolle et de Bernard est portée par un populisme sans ambiguïté :

-Sur le dévoiement des élites : « Corinne Bernard : Dans l’ancienne municipalité, les subventions étaient distribuées par l’adjointe à la culture, Eliane Baracetti, et son directeur des affaires culturelles qui décidaient « qui et combien », couverts par le code général des collectivités territoriales confiant l’attribution des subventions à la discrétion du maire et de son représentant. ». http://www.rue89lyon.fr/2015/01/16/gros-clash-nouveau-festival-ou-va-culture-grenoble/

"UNE CULTURE DU GUICHET"

(FN/RN : Guillaume Luczka… « dénonçant le «copinage des élus avec les artistes»  qui se solderait par le don inconsidéré de subventions… Les milieux artistiques ont une culture du guichet, construite grâce à une proximité avec le pouvoir», affirme Sébastien Chenu, monsieur Culture du parti» https://www.20minutes.fr/culture/1747631-20151211-regionales-veut-front-national-culture)

J.POMMERAT : "POUR E.PIOLLE TOUT LE MONDE EST ARTISTE"

-Sur « l’élitisme » des acteurs culturels opposés aux citoyens et aux amateurs, le metteur en scène Joël Pommerat dresse un réquisitoire accablant dans les colonnes de "Libération" : « …ce qui motive en partie ces décisions, qui affectent directement des établissements culturels à Grenoble, ce sont leurs actions jugées trop élitistes, c’est-à-dire «trop entre soi», ou trop «théâtreuses», pas assez populaires. Le maire a, en effet, un petit souci avec «le logiciel de pensée Malraux-Lang» (comme il dit) des gens de la culture en général et du monde des arts vivants en particulier, synonyme de politique dispendieuse et élitiste. Il ne cesse de répéter qu’on en a fini avec cette ère idéologique d’opulence voire de nantis…populiste (la culture pour tous, pas une culture mais des cultures, la culture, ça s’affiche, les artistes professionnels sont des nantis, tout le monde est artiste, opposant dans les faits les artistes professionnels aux amateurs),… »

Si tout le monde est artiste, personne ne l'est.

UNE DÉRIVE POLITIQUE AU NOM DU POPULAIRE

Les accusations portées contre cette politique culturelle populiste anti «élitaire »pleuvent :

  • Le Syndicat national des arts vivants (Synavi). « Ce qui arrive au Tricycle est significatif dune dérive politique au nom du populaire.
  • « Enfin, dernier point, commun à bien des élus de tout bord et, on le constate, les écolos grenoblois ny échappent pas : on brandit le spectre de l’élitisme. »https://blogs.mediapart.fr/jean-pierre-thibaudat/blog/091215/la-mairie-ecolo-de-grenoble-veut-municipaliser-le-tricycle-tolle-des-artistes
  • (collectif de 22 compagnies grenobloises) «…vous semblez opposer les citoyens et les acteurs culturelsNous ne comprenons pas la suspicion que vous faites peser sur nous…public que vous semblez mieux connaître que nous, puisque que vous avez lair davoir défini ce quil est capable de trouver beau ou pas, ce qui est bon pour lui ou nonmouvement profondément bien pensant mais terriblement dangereux : celui de la censure par le « populaire ».… dérive populiste… ».http://forumdeslucioles.wix.com/lucioles
  • «Par quelques interventions maladroites, elle (Corinne Bernard) a même pu faire croire qu’elle mettait en opposition artistes et citoyens… » http://go-citoyennete.fr/?p=3078
  • « …Le projet de Tricycle étant jugé élitiste, comme un certain nombre de disciplines artistiques, la municipalité déclare préférer la voie dune culture « populaire » (sic) s’appuyant davantage sur les pratiques amateures…Présenter dès lors les artistes comme des privilégiés, les opposer aux amateurs est une posture démagogique … ».http://www.letryciclegrenoblegrenoble.com/wp/cat/a-venir/

LE RN a UNE LECTURE POPULISTE DE LA CULTURE

( FN/RN : « le parti préfère toujours …la culture populaire à celle des spécialistes…Plus largement, la tête de liste FN en Paca a deux cibles :…et une culture « d’élite, inaccessible au peuple ».) https://www.lemonde.fr/idees/article/2015/11/06/le-fn-et-la-culture-sale-temps-pour-l-elitisme_4804734_3232.html - Gilles Ivaldi (spécialiste de l’extrême droite) : « Le FN a une grille de lecture populiste, qui oppose volontiers la culture des ‘élites branchées’ à une culture plus populaire. ». https://www.actualitte.com/article/reportages/la-culture-dans-le-programme-du-front-national/57859 )

LE " S" DE CULTURE EST CELUI DES PRATIQUES AMATEURS

- Sur la démocratie culturelle participative : Corinne Bernard « L’idée est que les Grenoblois choisissenton va les remettre au centre des débats. Le 21 juillet, j’ai fait passer une délibération pour créer deux comités. Un premier de suivi des établissements où l’on va laisser la place à des abonnés des structures culturelles et à des Grenoblois tirés au sort pour partager les bilans et les projets. Et un second d’avis pour les demandes de subventions… » http://www.petit-bulletin.fr/grenoble/infos-article-49152-Corinne+Bernard+++++Oui++on+aime+la+culture+!++.html - Corinne Bernard « …Le « s » des cultures, c’est aussi celui des pratiques amateures du public… » http://www.rue89lyon.fr/2015/01/16/gros-clash-nouveau-festival-ou-va-culture-grenoble/ - Eric Piolle ; « Oui, ce sera une bibliothèque différente, …que nous sommes en train de construire avec les habitants et les acteurs du quartier… » http://unevillepourtous.fr/?p=7517 - « Les Grenoblois sont quant à eux sollicités pour les projets de proximité. Ainsi, la transformation de la bibliothèque Alliance s’élabore sur un mode participatif… » http://www.gre-mag.fr/dossiers/les-cultures-partout-et-pour-tous/

DES "COMITES DE CITOYENS" IDÉOLOGIQUEMENT COMPATIBLES

Cette démocratie culturelle participative a fait l’objet de vives critiques, soit parce que ces comités de citoyens tirés au sort et supposés représentatifs n’étaient en réalité composés que de militants inféodés à une vision idéologiquement compatible soit parce qu’elle relevait d’une démarche purement démagogique :

A.AGOBIAN : "LES COMITÉS D'AVIS NE SONT QUE DES FACADES"

Anouche Agobian, quand elle était dans l’opposition à Piolle, qu’elle a depuis rejoint « …les comités d’avis ne sont que des façades pour faire croire qu’il y a des critères objectifs pour décider des subventions culturelles…. »

"TOUT ETAIT BOUCLÉ..."

.« L’étrangeté de ce Chantier, c’est que tout était bouclé pour ne donner la parole qu’aux élus…c’est inacceptable d’oser organiser une réunion de ce type quand on se réclame d’être les chantres de la participation des citoyens… »  http://go-citoyennete.fr/?p=2309

SYNAVI: " CONTRAIRE A UN MINIMUM D'ÉQUITÉ"

. « Le Synavi représenté par deux de ses membres a participé le mardi 3 mars 2015 au premier Comité d’avis… Le Synavi ne peut être en accord avec les choix faits par la majorité municipale ni cautionner les orientations prises lors de ce premier Comité d’avis car contraires à un minimum d’équité qu’on peut attendre… » (dans https://www.lepostillon.org/Une- grosse-tuile-et-les-deceptions.html

LE POSTILLON: " DE LA FARCE PARTICIPATIVE"

. « Bref, ces comités d’avis ont l’air de relever autant de la farce participative que les chantiers de la culture. « https://www.lepostillon.org/Une-grosse-tuile-et-les-deceptions.html 

(FN/RN : « 1 - Redonner la parole au public : nous favoriserons la création d’associations du public et nous leur donnerons une place dans les conseils d’administration des institutions culturelles… Les pratiques amateurs devront être mieux prises en compte. » Décryptage du programme culturel du Front National rtf-FSU… - Dans ses 144 engagements pour la présidentielle de 2017 le FN/RN avance l'idée d'un engagement citoyen, avec « …l’entrée «du peuple» dans les organismes de contrôle de l'audiovisuel public. » https://www.lefigaro.fr/culture/2017/02/23/03004-20170223ARTFIG00016-culture-que-propose-le-programme-de-marine-le-pen.php)

MUSICIENS DU LOUVRE SYMBOLE de la CULTURE ÉLITAIRE

Sur l’enracinement local de la culture contre la dimension nationale et internationale : Les Musiciens du Louvre, symbole honni d’une culture “élitaire” et “bourgeoise”, sont mis au pilori dès 2013 par Olivier Bertrand alors conseiller départemental eelv et soutien indéfectible de Vallini.http://www.ledauphine.com/isere-sud/2013/03/13/puisqu-il-faut-faire-des-choix-supprimons-les-musiciens-du-louvre   

Olivier BERTRAND ( Verts/Ades) VOULAIT LES SUPPRIMER

Olivier Bertrand voulait les supprimer, Eric Piolle les prive de leur subvention non sans avoir décrédité leur apport à Grenoble  : “conserver un orchestre national dont l’objet est le rayonnement de notre ville ne nous concerne plus. ».http://www.liberation.fr/france/2014/12/12/sans-le-sou-grenoble-joue-le-choc-des-cultures_1162623

C.BERNARD (Verts/Ades) "ASSUME" L'ASSASSINAT DES MUSICIENS

. Corinne Bernard : « Notre situation financière nous oblige à faire des choix » (arrêt subvention Musiciens du Louvre), explique Corinne Bernard, l'adjointe aux cultures. "Cette décision, totalement assumée, va dans le sens de notre politique qui consiste à encourager la multiplication des petites structures locales", poursuit l'élue.« http://www.lexpress.fr/region/rhone-alpes/comment-eric-piolle-imprime-sa-marque-sur-la-culture-a-grenoble_1842742.html

E.PIOLLE: PAS DE CULTURE DE RAYONNEMENT

Eric Piolle (campagne municipales 2014) : « La politique municipale (celle de l’équipe socialiste en place) envisage par ailleurs la culture comme un moyen de rayonnement et de prestige. Nous ne nous accommodons pas de cette situation. ». http://lessor.fr/grenoble-terre-de-culture-8813.html

" C'EST UN ORCHESTRE INTERNATIONAL "

Corinne Bernard : »Les MDLG (Les Musiciens du Louvre Grenoble) ce n’est pas un orchestre municipal, c’est un orchestre international. …il y a des gens qui se sont sentis mis de côté pendant au moins deux mandats. Dans le spectacle vivant par exemple, des artistes et des compagnies se sont fait marcher dessus – ce sont leurs termes. On va être là pour réajuster tout ça, même si ça ne veut pas dire que les cultures institutionnelles vont disparaître…» http://www.petit-bulletin.fr/grenoble/infos-article-49152-Corinne+Bernard+++%C2%AB+Oui,+on+aime+la+culture+!+%C2%BB.html -

" LE RAYONNEMENT N'EST PAS UNE POLITIQUE"

« C’est bien d’accueillir des artistes internationaux dans les salles grenobloises, mais la scène locale existe, alternative ou pas d’ailleurs, il faut qu’on la fasse vivre un peu mieux…Le rayonnement n’est pas une politique. C’est un dommage collatéral positif. » http://www.rue89lyon.fr/2015/01/16/gros-clash-nouveau-festival-ou-va-culture-grenoble/

LE RÉTRÉCISSEMENT IMPOSE de la PROGRAMMATION du THÉATRE

Corinne Bernard :  « Nous leur avons donc demandé de travailler avec les compagnies locales et agents du théâtre municipal sur un nouveau projet d’établissement qui listera les objectifs. Contactée, la direction du Théâtre municipal de Grenoble na pour sa part pas souhaité sexprimer et nous a renvoyés vers… Corinne Bernard. »

Le rétrécissement imposé de la programmation du Théâtre Municipal sur les productions locales  en opposition aux tournées « parisiennes «  provoque la colère de beaucoup dont Martin Lamotte :

Martin LAMOTTE : " UNE IMMENSE BÊTISE"

« Je suis en colére parce que la décision qui est prise, c’est une immense bêtise, le genre de bêtises dont nos élus francais sont des spécialistes. C’est tout ce que je déteste. Quelle stupidité? ! Vraiment, quelle mécon­naissance de ce qu’est le spectacle vivant ! Fermer les portes du Théâtre de Grenoble au théâtre popu­laire parce qu’il vient de Pa­ris, car c’est bien de cela qu’il s’agit, c’est pénaliser le public ».https://www.ledauphine.com/isere-sud/2014/11/27/le-comedien-martin-lamotte-quelle-stupidite-quelle-meconnaissance

F.BORDRY et le CNAC: " LA DISPARTITION D'UN CENTRE d'ART "

Dans sa lettre de démission du conseil d’administration du CNAC-Le Magasin, François Bordry, Président des biennales de Lyon, dresse quant à lui le bilan d‘une institution désormais amputée de son rayonnement international : «…avoir assisté depuis longtemps, impuissant, à la disparition d’un centre d’art du paysage artistique français, centre d’art qui, pendant plus d’une génération, avait fait profiter la Ville de Grenoble mais aussi la scène artistique d’un rayonnement international…»

LE FN/RN RÉCLAME UNE PRIORITÉ AUX LOCAUX

(FN/RN : En PACA, …le FN réclame une «priorité aux artistes de PACA dans l’action du Fonds régional d'art contemporain (FRAC)», … Les subventions seront accordées à «la création culturelle enracinée» -Guillaume Luczka : Il réclame aussi que «la région cesse la coopération avec les pays étrangers » en matière de culture, …affirme que «les petits artistes ont toute leur place». «On est auprès des petits qui ont de grands talents».https://www.20minutes.fr/culture/1747631-20151211-regionales-veut-front-national-culture)

A.AGOBIAN : "CETTE ÉQUIPE A MIS à MAL LA CUTURE POUR TOUS"

Le bilan de six années de la culture à Grenoble sous le mandat de Eric Piolle et de Corinne Bernard, son adjointe aux cultures, est accablant et qui mieux que Anouche Agobian, élue d’opposition finalement ralliée à Piolle pour les municipales, peut l’établir en parlant de « tsunami » :  « Sans politique clairement affirmée ni cohérence mais souvent copinage, patiemment, cette équipe a mis à mal la culture pour tous et détricoté le foyer grenoblois riche et foisonnant de structures qui se distinguaient localement mais aussi par leur rayonnement national et international. ».

LA MÊME RÉTHORIQUE QUE L'EXTRÊME DROITE

Comment peut-elle s’allier aux représentants d’un gauchisme sectaire et autoritaire qui s’est verdit pour mieux s’emparer du pouvoir et comment les milieux culturels grenoblois et leurs publics pourraient-ils accepter un second mandat de ceux qui empruntent la même réthorique de la vision populiste de l’extrême droite et qui ont été leurs pires fossoyeurs ?

E.PIOLLE CONFIRME SON MÉPRIS POUR LES ACTEURS CULTURELS

En renvoyant Corinne Bernard au front en ce mois de juin, Eric Piolle confirme le mépris dans lequel il tient les acteurs culturels grenoblois et ce qui les attend s'il était réélu. Prétendant faire un "inventaire" des besoins jusqu'au premier tour, il résoudrait les problèmes après le second tour!

Inutile d'être devin pour imaginer ce qui attend la culture grenobloise: l'idéologie, le copinage et la brutalité pourraient s'exercer sans freins.

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