POLLUTION : A.CARIGNON DEMANDE LA VÉRITÉ

Les dernières mesures prises solitairement par Eric Piolle posent avec acuité la question de leurs conséquences sur la pollution.

A.CARIGNON : "INVENTER POUR DE VRAI"

"Si l’on ne peut pas encore tirer tous les enseignements de la crise que nous traversons, il en est un qui est incontestable, c’est un devoir de vérité.
Cette épreuve personnelle et collective nous impose d’inventer pour de vrai sur la base de cette vérité et non pas prétendre refonder avec nos certitudes d’hier"
écrit Alain Carignon dans la question orale qui doit être discutée lundi 18 à l'ouverture du Conseil Municipal.

"GRENOBLE à COEUR" LANCE LE DÉBAT

Celui qui siège dans l'assemblée municipale pour représenter l'opposition s'appuie sur le rapport d' un collectif important d’Unions de Quartiers, d’union commerciales. « Grenoble à Cœur » a publié une lettre ouverte qui lance le débat sur le monde d’après la crise au sujet des nuisances et de la pollution.

PIOLLE DANS LA CONTINUITÉ DU MONDE D'AVANT


"Alors que la municipalité prend des mesures, en urgence, dans la totale continuité du monde d’avant" Alain Carignon demande que "le Conseil Municipal et les Grenoblois se prononcent sur la base d’un diagnostic commun."

LE POLLUANT LE PLUS NOCIF N'A PAS BAISSÉ ...

Il rappelle que "les objectifs fixés par le plan de circulation de fermeture de Grenoble à la voiture avaient pour but principal de réduire les nuisances et la pollution."
Or "selon le collectif, la situation ne se serait pas améliorée pour le polluant le plus nocif, les particules fines. Les reports de circulation et les embouteillages accrus auraient poussé les émissions à la hausse sur de nombreux axes du cœur de ville et de la périphérie.

... PENDANT LES DEUX MOIS DE CONFINEMENT

Ajoutant : "Ces citoyens grenoblois tirent de la période de confinement des conclusions opposées à celles que vous diffusez dans les médias, sur le site de la ville. Pour ces associations leurs analyses sont confirmées par les deux mois qui viennent de s’écouler.

LES PARTICULES FINES PORTENT LE PLUS ATTEINTE à la SANTÉ

" Ils rappellent que parmi les polluants de l’air qui fragilisent les voies respiratoires (PM, NO2, pollen, etc) les particules fines portent le plus atteinte à la santé favorisant le cancer, les problèmes cardiovasculaires, les accidents vasculaires cérébraux, le NO2 étant irritant pour les voies respiratoires.

PARTICULES à 70 % PAR LE SECTEUR RESIDENTIEL

"Or selon eux, à partir des observations d’Atmo, l’arrêt du trafic avec le confinement a eu peu ou pas d’effet sur la pollution la plus nocive pour la santé, les PM. Car elles sont émises à 70% en Rhône-Alpes par le secteur résidentiel, avec pour source quasi exclusive le chauffage au bois. Le diesel par exemple ne représentant à lui seul que 7% de ces émissions."

LES NIVEAUX FORTS PENDANT LA SAISON DE CHAUFFAGE

Selon le collectif "Grenoble à Coeur" "localement à Grenoble, la station de fond d’Atmo à la Villeneuve montre très clairement que les forts niveaux de PM2,5 correspondent à la saison de chauffage. Les niveaux sont bien plus faibles hors cette période, alors qu’ils résultent du cumul des émissions de l’agriculture, de l’industrie, du tertiaire et des transports.

FEU de CHEMINÉE : LA POLLUTION DE 18 000 AUTOMOBILES

"Le collectif précise qu’un feu de cheminée émet pendant 9h autant de particules que le parcours sur 1 km de 18 000 automobiles (2 700 pour un poêle certifié EPA). Il pose des questions sur les effets sur la pollution des choix de combustibles (bois, charbon) par la compagnie de chauffage.

DE LA 10 ème à la 4 ÈME PLACE POUR LES BOUCHONS

Pour Alain Carignon "les mesures que vous avez prises dans l’urgence, même avec une réduction du trafic automobile, vont évidemment aggraver le temps perdu dans les bouchons : nous sommes déjà passés, sous votre mandat, de la 10ème à la 4ème ville pour les embouteillages. Il serait bon d’en établir les conséquences sur la pollution, la santé, l’économie, l’emploi et l’attractivité de notre territoire."

ÉCONOMIE AFFAIBLIE CAUSE de DÉCÈS PRÉMATURÉS

Le Conseiller Municipal souligne ses conséquences : "on le sait, une dégradation de la situation économique engendre elle aussi des décès prématurés et les modèles existent qui permettent de le mesurer. Or dans les termes du débat actuel on ne les connaît pas.
La question se pose de savoir si ces nouvelles mesures permettent de réduire significativement les particules fines les plus nocives pour la santé.
"

ENGAGER UN DÉBAT SUR DES BASES SCIENTIFIQUES

Et de conclure : "par cette question et avec la lettre ouverte adressée par le collectif, je souhaite que le Conseil Municipal engage un débat serein, sur des bases scientifiques établies afin que les politiques mises en œuvre atteignent l’objectif que nous partageons tous, la protection de la santé de nos concitoyens.

LIVRER AU CONSEIL MUNICIPAL TOUTES LES INFORMATIONS

"Selon les données établies par ce collectif, les mesures prises par votre municipalité n’ont pas amélioré cette protection.
Pouvez-vous livrer au Conseil Municipal toutes les informations qui permettent aux Grenoblois d’en juger en connaissance de cause et d’effets ?"

POURQUOI LA POLLUTION NE BAISSE PAS à GRENOBLE ?

A côté du rouleau compresseur dogmatique de la municipalité existe un bouillonnement grenoblois qui exige de comprendre. Pourquoi après 6 ans de mesures coercitives contre la voiture, la pollution ne baisse-t-elle pas significativement ?

La conditions qui permettent de protéger la santé publique sont multiples. Une économie dégradée, des pertes d'emplois notamment induisent aussi des accidents de santé.

DE COMBIEN DE DÉCÈS PRÉMATURÉS EST-IL RESPONSABLE ?

La très sérieuse revue scientifique anglaise The Lancet a chiffré à 500 000 morts prématurés le coût de la crise financière de 2008 qui était peu par rapport à celle que nous traversons.

A Grenoble si Eric Piolle n'a pas fait baisser la pollution, s'il l'a reportée dans certains secteurs de la ville, s'il a fortement abîmé l'économie de la ville et fait perdre des centaines d'emplois, de combien de décès prématurés sa politique est-elle responsable ?

La demande d'ouverture d'un débat par Alain Carignon sur la base de la lettre ouverte de "Grenoble à Coeur" est légitime. Les grenoblois sont prêts à des efforts. Mais veulent être certains qu'ils vont dans la bonne direction et produisent des résultats. Jusque là ce n'est pas le cas.

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